L'Égypte dévoile des «trésors» trois fois millénaires dans la nécropole de Saqqara

L'archéologue égyptien Zahi Hawass se tient sur le site de fouilles du temple funéraire de la reine Nearit le dimanche 17 janvier 2021 à Saqqarah, au sud du Caire, en Égypte. (AP)
L'archéologue égyptien Zahi Hawass se tient sur le site de fouilles du temple funéraire de la reine Nearit le dimanche 17 janvier 2021 à Saqqarah, au sud du Caire, en Égypte. (AP)
Le site de fouilles du temple funéraire de la reine Nearit est photographié le dimanche 17 janvier 2021 à Saqqarah, au sud du Caire, en Égypte. (AP)
Le site de fouilles du temple funéraire de la reine Nearit est photographié le dimanche 17 janvier 2021 à Saqqarah, au sud du Caire, en Égypte. (AP)
Le site de fouilles du temple funéraire de la reine Nearit est photographié le dimanche 17 janvier 2021 à Saqqarah, au sud du Caire, en Égypte. (AP)
Le site de fouilles du temple funéraire de la reine Nearit est photographié le dimanche 17 janvier 2021 à Saqqarah, au sud du Caire, en Égypte. (AP)
Des archéologues travaillent sur le site de fouilles du temple funéraire de la reine Nearit à Saqqarah, au sud du Caire, en Égypte, le dimanche 17 janvier 2021 (AP)
Des archéologues travaillent sur le site de fouilles du temple funéraire de la reine Nearit à Saqqarah, au sud du Caire, en Égypte, le dimanche 17 janvier 2021 (AP)
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Publié le Mardi 19 janvier 2021

L'Égypte dévoile des «trésors» trois fois millénaires dans la nécropole de Saqqara

  • Ces nouvelles mises au jour dans la nécropole située au sud du Caire ont été effectuées près de la pyramide du roi Téti, premier pharaon de la VIe dynastie de l'Ancien Empire, par une équipe menée par le célèbre égyptologue égyptien Zahi Hawass
  • «Cette découverte réécrit l'histoire de Saqqara et plus particulièrement l'histoire du Nouvel Empire, né il y a 3 000 ans», a assuré dimanche à l'AFP M. Hawass, avant d'ajouter que «70% (de cette nouvelle découverte) restent à explorer»

SAQQARA : Les autorités égyptiennes ont dévoilé dimanche au public de nouveaux «trésors» archéologiques dans la nécropole de Saqqara, dont une cinquantaine de sarcophages du Nouvel Empire vieux de plus de 3 000 ans, une découverte qui «réécrit l'histoire» de cette période.

Ces nouvelles mises au jour dans la nécropole située au sud du Caire ont été effectuées près de la pyramide du roi Téti, premier pharaon de la VIe dynastie de l'Ancien Empire, par une équipe menée par le célèbre égyptologue égyptien Zahi Hawass.

«Cette découverte réécrit l'histoire de Saqqara et plus particulièrement l'histoire du Nouvel Empire, né il y a 3 000 ans», a assuré dimanche à l'AFP M. Hawass, avant d'ajouter que «70% (de cette nouvelle découverte) restent à explorer».

Les sarcophages en bois, datant du Nouvel Empire (XVIe-XIe siècle avant J.-C.), ont été retrouvés dans un puits funéraire, selon M. Hawass, qui précise qu'un sarcophage en pierre a également été retrouvé dans un autre puits.

«Nous avons découvert un total de 22 puits funéraires», a-t-il dit à l'AFP. Parmi les découvertes dans ces puits figure celle d'un «soldat à côté duquel reposait sa hache de guerre», a-t-il précisé.

En outre, l'égyptologue a ajouté que son équipe avait retrouvé «un papyrus d'environ 5 mètres de long contenant le chapitre 17 du livre des morts (...) des masques, des embarcations en bois, des jeux auxquels jouaient les anciens Egyptiens».

Les deux jeux retrouvés étaient placés dans les tombes pour permettre aux défunts de jouer dans l'au-delà, selon l'archéologue.

M. Hawass estime qu'il s'agit d'une «découverte rare car la plupart des pièces retrouvées date du Nouvel Empire. A Saqqarah, c'est habituellement plutôt 500 avant J.-C.».

Découvertes «majeures»

Plusieurs de ces objets, ainsi que des cranes et des ossements humains, ont été présentés dimanche à la presse, alors que les fouilles se poursuivaient sur le site.

Le ministère des Antiquités et du Tourisme avait révélé dès samedi soir dans un communiqué la teneur de ces découvertes, qu'il avait qualifiées de «majeures».

Dans ce même communiqué, le ministère indiquait que «la mission a découvert le temple funéraire de la reine Nearit, épouse du roi Téti, déjà partiellement découvert ces dernières années».

Le site de Saqqara, qui se trouve à un peu plus de quinze kilomètres au sud des célèbres pyramides du plateau de Guizeh, abrite la nécropole de Memphis, la capitale de l'Egypte ancienne.

Il est classé au patrimoine mondial de l'Unesco et est connu pour la célèbre pyramide à degrés du pharaon Djéser, la première de l'ère pharaonique.

Ce monument, construit vers 2 700 avant J.-C. par l'architecte Imhotep, est considéré comme l'un des plus anciens à la surface du globe.

Les autorités espèrent inaugurer en 2021 le «Grand musée égyptien» près du plateau de Gizeh.

L'Egypte espère que toutes ces découvertes et son nouveau musée redynamiseront le tourisme mis à mal par l'instabilité politique et les attentats après la révolution de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir, et par la pandémie de Covid-19.

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".