Pour sa première édition, Arabic Games réunit les pionniers du jeu vidéo

Photo Shutterstock/Arab News
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Publié le Vendredi 07 août 2020

Pour sa première édition, Arabic Games réunit les pionniers du jeu vidéo

  • La conférence Arabic Games a réuni des acteurs importants de l’industrie des jeux vidéos dans la région MENA
  • « L'Arabie saoudite est un pays pivot sur le marché régional des jeux vidéo »

RIYAD: La première édition de la conférence d’Arabic Games s’est tenue les 17 et 18 juillet dernier, rassemblant des développeurs de jeux vidéos, des passionnés et des leaders de l’industrie. Ils ont pris part à une série de discussions sur les enjeux des jeux vidéos dans la région MENA et ont répondu à des enquêtes en ligne concernant l'industrie du jeu.

La conférence a été organisée à l’initiative de cinq chefs de file de l'industrie dans la région : Joseph Azzam, Carl Farra et Iyad El-Hout, organisateurs communautaires de LebGameDev ; Mohamed Bouabidi, du studio tunisien Black Dune et Hussem Ben Amor, trésorier de Global Game Jam Inc. et directeur du développement commercial du studio tunisien Nuked Cockroach.

Tariq Mukhtar, directeur du développement de jeux chez Manga Productions et organisateur d’un atelier pédagogique sur le moteur de jeu Unity, explique à Arab News l'importance de cette industrie, qui connaît un succès croissant dans la région. Il a également félicité les développeurs de jeux locaux pour leurs initiatives. « J’ai un grand respect pour mes collègues développeurs de jeux arabes qui continuent d'initier, de diriger, de développer et d'organiser des événements dans notre région. Ces derniers contribuent à créer un sentiment de solidarité et de communauté dans le monde arabe ». Il a également évoqué l’importance de l’Arabie saoudite dans ce marché du jeu dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.

« L'Arabie saoudite est un pays pivot sur le marché régional des jeux vidéo, et en tant que Saoudien, j'ai le devoir de soutenir et de contribuer à la conférence d’Arabic Games 2020. C'est aussi un honneur d’y représenter mon pays. L'Arabie saoudite possède une mine de talents qui ont hâte de contribuer au développement de la scène du jeu dans cette région », ajoute-t-il.

Mettre en évidence le potentiel inexploité de la région

Lynn Charafeddine, ancienne directrice de la rédaction arabe chez IGN Middle East, qui a animé les enquêtes lors du deuxième jour de la conférence, a confié son enthousiasme. « J'espère que ce rendez-vous aura lieu tous les ans et que plus d'Arabes contribueront à cette industrie que nous aimons tant ».

Des initiatives comme Arabic Games jouent un rôle essentiel pour mettre en évidence le potentiel inexploité de la région, au niveau des développeurs comme des utilisateurs. C’est qu’a souligné Malek Teffeha, chef des communications et de localisation chez Ubisoft Mena, et l’un des contributeurs au panel d’Arabic Games. « Le lancement d’Arabic Games est un premier pas pour l'ouverture du marché régional et il est gratifiant de mesurer son impact sur tous les joueurs », souligne-t-il.

Parmi les autres intervenants à la conférence, on pouvait trouver Seifeddine ben Hamouda, PDG du studio tunisien Newgen ou encore Nourhan ElShereif, développeuse de jeux senior à l’Egyptian studio Instinct Games.

Dans une déclaration commune à Arab News, les organisateurs ont détaillé leurs motivations. « Tous les organisateurs d’Arabic Games gèrent leurs communautés locales de développeurs de jeux, c'est une passion que nous avons en commun. Après avoir développé les initiatives locales, nous étions impatients de collaborer avec les pays voisins, où les scènes des développeurs de jeux en sont encore à leurs balbutiements. Nous faisons d’ailleurs face en partie aux mêmes défis. »

Les créateurs ont précisé qu'ils veulent se concentrer sur le développement communautaire, le contenu technique arabe et la visibilité des jeux vidéos dans la région MENA. « Cette idée de conférence nous trottait dans la tête depuis un certain temps, et bien qu’un tel rendez-vous soit coûteux, l’actualité favorisant les événements en ligne nous a décidés à le faire maintenant. »

Connecter les communautés

La plupart des conférences de la région ont tendance à ne pas accorder d'importance aux discussions  plus techniques, en particulier en arabe, ont-ils ajouté. « Les affaires et le réseautage sont deux aspects importants, mais l'amélioration des compétences des développeurs l’est aussi. Il existe beaucoup de contenu technique en ligne, mais pour certains, la langue est un obstacle que nous souhaitons dépasser. Les discussions techniques sont en outre plus difficiles à suivre lorsque vous ne parlez pas couramment l'anglais. L’arabe est une langue qui unifie une vaste région. »

L’un des objectifs de cette rencontre est d’aider les développeurs de jeux à affronter un défi de taille : travailler dans une région où ce secteur est en pleine expansion, mais avec des développeurs autodidactes, souvent précaires. En les connectant et en créant des communautés, l'industrie se développera de manière organique.

« Il était également important pour nous d'impliquer les studios régionaux, et de promouvoir des jeux de particuliers afin que ces derniers puissent se retrouver. La clé du succès d'un jeu est le travail d’équipe et nous voulions aider les développeurs à comprendre ce que les studios recherchent et vers quelle direction ils doivent orienter leurs efforts », ont enfin souligné les organisateurs.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".