Des petits livres pour bébés, en arabe et en anglais, aux couleurs contrastées

L’illustratrice et graphiste libanaise Celia Jaber avec son fils. (Fourni)
L’illustratrice et graphiste libanaise Celia Jaber avec son fils. (Fourni)
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Publié le Jeudi 04 février 2021

Des petits livres pour bébés, en arabe et en anglais, aux couleurs contrastées

  • Goodnight Habibi («Mon amour» en arabe) est bilingue et très coloré – ce qui le rend suffisamment stimulant pour les nouveau-nés dont la perception de la couleur se développe au cours de leurs cinq premiers mois
  • Je voulais un livre qui réponde vraiment à mes critères de parentalité moderne et qui soit également beau

DUBAÏ: Inspirée par la naissance de son fils, l’illustratrice et graphiste libanaise Celia Jaber a publié un nouveau livre de chevet pour le coucher qui s’adresse aux parents qui ont du mal à trouver des ouvrages en arabe aux couleurs contrastées pour les nouveau-nés.

Goodnight Habibi («Mon amour» en arabe) est bilingue et très coloré – ce qui le rend suffisamment stimulant pour les nouveau-nés dont la perception de la couleur se développe au cours de leurs cinq premiers mois. Les images à contraste élevé sont plus faciles à interpréter pour les bébés, il est donc largement conseillé aux parents de choisir des livres simples et colorés pour les plus jeunes rats de bibliothèque de la maison. Étonnamment, de tels livres sont assez difficiles à trouver en anglais sur le marché du Golfe, mais dorénavant les parents ont accès à une nouvelle offre.

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«Goodnight Habibi» («Mon amour», en arabe) est bilingue et très coloré. (Fourni)

 

Le livre de Celia Jaber est écrit avec des mots simples de tous les jours en arabe et en anglais, accompagnés d’illustrations attachantes et modernes.

Il raconte l’histoire d’un gentil bébé qui souhaite une bonne nuit à tout ce qui l’entoure dans un village libanais – de la lune à la montagne et à sa famille. Le livre d’images est une offrande sentimentale d’une mère à son enfant.

«J’ai créé ce livre pour mon fils Rami, mais également pour toute sa génération», explique Celia Jaber à Arab News depuis San Francisco où elle vit. «Mon mari n’est pas arabe; les deux langues parlées à la maison sont l’arabe et l’anglais.

«J’adorerais que Rami grandisse aux États-Unis, mais j’aimerais aussi que la langue arabe l’intéresse. Je me soucie vraiment de la présentation. Je voulais un livre qui réponde vraiment à mes critères de parentalité moderne et qui soit également beau. C’est pour cela que j’ai créé ce livre, comme un cadeau pour lui et les autres.

 

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Le livre de Celia Jaber est écrit avec des mots simples de tous les jours en arabe et en anglais, accompagnés d’illustrations attachantes et modernes. (Fourni)

Élevée à Beyrouth, Celia Jaber a étudié à Milan. Elle fait partie de cette petite mais créative communauté de jeunes entrepreneurs et artistes, qui s'emploient à améliorer la qualité et le contenu – de désuet à attrayant – des livres arabes pour enfants.

«Le fossé est encore énorme et chacun d’entre nous, designer et éditeur, peut apporter beaucoup dans le cadre de sa propre expérience», explique-t-elle.

 

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Les mots choisis sont simples, courts et doux – écrits en arabe et traduits en anglais pour les non-arabophones. (Fourni)

 

«J’ai souhaité créer un livre qui aille à la rencontre de mon bébé au moment de sa naissance. Les nouveau-nés ne peuvent pas voir les couleurs, tout ce qui les entoure est très flou: ils ne distinguent que les contrastes. Le livre que j’ai voulu devait attirer leur attention et leur permettre de se connecter au monde», souligne Celia Jaber.

Les mots choisis sont simples, courts et doux – écrits en arabe et traduits en anglais pour les non-arabophones.

«C’est un livre principalement destiné aux Arabes, aux lecteurs bilingues anglais, mais j’aimerais qu’il dépasse les frontières pour partager un peu de sa culture», confie Celia Jaber.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".