La plus étroite maison de Londres est à vendre, pour plus d'un million d'Euros

Des passants devant «la maison la plus étroite de Londres » (peinte en bleu), le 5 février 2021. Large de 1,6m en son point le plus étroit, cette maison. Elle est actuellement sur le marché pour 950 000 £ (1 300 000 $, 1 100 000 euros). (Tolga Akmen / AFP)
Des passants devant «la maison la plus étroite de Londres » (peinte en bleu), le 5 février 2021. Large de 1,6m en son point le plus étroit, cette maison. Elle est actuellement sur le marché pour 950 000 £ (1 300 000 $, 1 100 000 euros). (Tolga Akmen / AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 07 février 2021

La plus étroite maison de Londres est à vendre, pour plus d'un million d'Euros

  • Cette curieuse demeure qui s'élève sur cinq étages, située dans le quartier de Shepherd's Bush, était à l'origine un magasin victorien de chapeaux, avec des entrepôts pour stocker la marchandise et des logements aux étages supérieurs
  • L'étrange propriété, dont la façade constitue une petite bande bleu foncé très discrète dans la rue, vient d'être mise en vente, estimée à 950.000 livres (1,1 million d'euros)

LONDRES, Royaume-Uni : Coincée entre un salon de coiffure et un médecin généraliste, on pourrait presque la rater tellement elle est riquiqui: la plus étroite maison de Londres - seulement 1,7 mètre de large - est à vendre, pour plus d'un million d'euros.

Cette curieuse demeure qui s'élève sur cinq étages, située dans le quartier de Shepherd's Bush, était à l'origine un magasin victorien de chapeaux, avec des entrepôts pour stocker la marchandise et des logements aux étages supérieurs. Clin d’œil à son passé, la maison a conservé sa petite vitrine, ornée d'une lampe en forme de chapeau melon.

L'étrange propriété, dont la façade constitue une petite bande bleu foncé très discrète dans la rue, vient d'être mise en vente, estimée à 950.000 livres (1,1 million d'euros).

Pour David Myers, directeur des ventes dans l'agence en charge de la propriété, ce prix s'explique par le fait que la demeure, construite à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, constitue "une part unique de l'histoire de Londres". "C'est un peu de magie de Londres", a-t-il déclaré.

- "Bohème et arty" -

D'un coin à l'autre de la maison, les dimensions des pièces diffèrent grandement. Si la cuisine, située à l'entresol, en est l'endroit le plus étroit, elle s'ouvre sur un coin repas presque deux fois plus grand. Derrière, des portes-fenêtres donnent sur un jardin de 2,5m de large.

Le rez-de-chaussée, où l'ancien magasin a été transformé en entrée, et le premier étage sont de tailles similaires. Au premier, outre une chambre et un bureau, se trouve une terrasse avec une vue imprenable sur les toits et cheminées de l'ouest londonien.

 

Au deuxième étage, une salle de bain et une salle de douche, au troisième la chambre principale, à laquelle on accède par une trappe dans le sol pour gagner de la place.

Pour David Myers, cette maison est destinée à "un jeune couple ou une personne seule" qui saura "voir sa beauté pour ce qu'elle est, et s'en saisira". Grâce à ses caractéristiques "uniques" de l'époque et les innovations éclectiques de l'intérieur, la maison pourrait selon lui plaire aux acheteurs "arty" ou "bohèmes".

"Il n'y a aucune autre maison à Londres qui fasse 1,7m de large. Il y a d'autres maisons sur cinq étages, mais aucune ne présente un espace aussi unique, une telle individualité", explique M. Myers, ajoutant que "les anciens propriétaires y avaient laissé leur propre empreinte".

Le prix de la demeure est exorbitant par rapport aux 256.000 livres (292.000 euros) que coûte en moyenne une maison au Royaume-Uni, mais cependant typique du marché londonien.

"C'est plus cher parce qu'il y a tout ce qu'il faut. Depuis un endroit comme Shepherd's Bush, vous pouvez être au cœur même de (Londres) en 10 à 15 minutes", explique l'agent immobilier.

- "Unique et particulière" -

Si elle trouve preneur au prix affiché, la maison aura doublé de valeur depuis 2006, où elle avait été vendue pour 488.500 livres (557.000 euros). Mais David Myers pense qu'elle vaut plus encore, en raison de sa disposition inhabituelle.

"(Dans) de nombreuses parties de Londres, les gens utilisent le prix au mètre carré comme référence pour déterminer la valeur des propriétés", a-t-il expliqué, mais "cela ne fonctionne pas toujours comme ça. Quand vous avez quelque chose d'aussi particulier que ça, le prix doit le refléter".

Selon le directeur, la pandémie de coronavirus a poussé de nombreuses personnes, et en particulier les familles, à quitter Londres afin de s'offrir une propriété plus grande, ce qui pourrait freiner la vente de ce bien particulier.

"Dans une situation comme celle du Covid, où la mer s'est considérablement vidée de son vivier de poissons, il n'y a pas tant d'acheteurs que ça", a-t-il déploré, et encore "moins d'acheteurs pour une propriété unique et particulière comme celle-ci".

Ce n'est pas pour autant que l'agent londonien se décourage: "C'est chic, c'est beau, et c'est pour ça que cette maison va se vendre !"

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".