Il est temps de porter de meilleurs masques, plaident les experts

Même une fois la crise du coronavirus passée, les masques pourraient bien rester partiellement (Photo, AFP).
Même une fois la crise du coronavirus passée, les masques pourraient bien rester partiellement (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 09 février 2021

Il est temps de porter de meilleurs masques, plaident les experts

  • Les meilleurs matériaux pour bloquer les très fines particules incluent le polypropylène non tissé, utilisé dans beaucoup de masques chirurgicaux ou les masques plus filtrants comme les KN95
  • Ajouter une couche améliore aussi la filtration -- si une couche retient 50% des particules, en ajouter une seconde permettra d'atteindre 75%

WASHINGTON: Au moment où de nouveaux variants plus contagieux du coronavirus se répandent, il devient nécessaire de porter des masques de meilleure qualité, respectant des normes plus strictes, ou à défaut, un masque chirurgical superposé à un masque en tissu, selon de nombreux experts .

Les scientifiques conviennent aujourd'hui que le virus est principalement diffusé dans l'air, plutôt que via des surfaces contaminées. Et il existe de plus en plus de preuves que de très fines gouttelettes, pouvant être projetées jusqu'à plusieurs mètres lorsque quelqu'un parle ou respire - un peu comme de la fumée de cigarette - peuvent suffire à transmettre la maladie.

Pour ne rien arranger, certains variants, comme le britannique, se transmettent aujourd'hui plus facilement que le virus qui circulait jusqu'ici, de l'avis de nombre d'experts.

Au début de la pandémie, lorsque les autorités ont recommandé le port de masques, ceux-ci présentent pas de produits en assez grande quantité, et les protections "faites maison" à partir de tissus, parfois récupérés d'anciens T-shirts, étaient encouragées.

Mais ces solutions sont loin d'être idéales. Alors comment faire mieux?

Masque filtrant et... ajusté 

"L'efficacité d'un masque dépend de deux choses: la filtration, et son ajustement", a expliqué Linsey Marr, professeure à l'université Virginia Tech qui a étudié les maladies se transmettant par voie aérienne.

"Une bonne filtration empêche autant de particules que possible de passer, et un bon ajustement veut dire qu'il n'y a aucunes fuites sur les bords de votre masque, par lesquelles l'air, et donc le virus, peuvent passer", ajoute-t-elle. Même un petit espace peut conduire à une efficacité réduite de 50%, selon elle. 

Les meilleurs matériaux pour bloquer les très fines particules contenues le polypropylène non tissé, utilisé dans beaucoup de masques chirurgicaux ou les masques plus filtrants comme les KN95.

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Les meilleurs matériaux pour bloquer les très fines particules contenues le polypropylène non tissé, utilisé dans beaucoup de masques chirurgicaux ou les masques plus filtrants comme les KN95 (Photo, AFP).

Pour ce qui est des tissus, le coton très serré est ce qui marche le mieux, selon Linsey Marr. 

"Vous devriez sentir votre masque être aspiré vers l'intérieur lorsque vous inspirez, et si vous placez vos mains sur les côtés, vous ne devriez pas sentir d'air sortir lorsque vous expirez", explique la scientifique.

Les masques comportant une tige en métal permettent de mieux épouser la forme du nez, et ils sont mieux ajustés lorsque les élastiques font le tour de la tête, et non seulement des oreilles.

Deux masques valent mieux qu'un 

"Si vous portez un masque en tissu, choisissez en un qui a de multiples canapés, idéalement avec une petite poche qui permette de glisser un bon filtre à l'intérieur", recommande la chercheuse. "Ou bien vous pouvez le doubler, en portant un masque chirurgical sous un masque en tissu."

Les masques chirurgicaux sont faits d'un matériau qui filtre bien, mais ils ont tendance à être assez lâches. Ajouter un masque en tissu peut donc permettre de maintenir ses bords contre le visage, réduisant ainsi les fuites. 

Ajouter une couche améliore aussi la filtration -- si une couche retient 50% des particules, en ajouter une seconde permettra d'atteindre 75%. 

Mais "nous ne recommandons pas de porter plus de deux masques" l'un sur l'autre, ajoute-t-elle. "Cela peut compromettre la capacité à bien respirer. Ou cela doit rester facile de respirer, sinon, l'air aura plus de chance de s'échapper par les pantalons sur les côtés du masque."

Masques de qualité médicale

Autre option: les masques KN95, ou FFP2 selon les pays, souvent jusqu'ici réservés aux soignants. Ce sont les masques les plus filtrants.

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Les masques P2FF selon les pays, souvent jusqu'ici réservés aux soignants. Ce sont les masques les plus filtrants (Photo, AFP).

«Ils procurent tous un niveau similaire de filtration, pour les particules qui entrent comme pour celles qui sortent», explique Ranu Dhillon, médecin au Brigham and Women's Hospital et à la Harvard Medical School.

Il milite en faveur de meilleurs masques depuis le printemps, et regrette le peu d'informations données au public sur leurs bénéfices.

"Il n'y a pas eu d'effort concerté pour vraiment les produire et les distribuer en masse", déplore-t-il. 

Masques pour toujours?

Même une fois la crise du coronavirus passée, les masques pourraient bien rester partiellement.

Avant la pandémie, Donald Milton, professeur à l'université du Maryland, ainsi que d'autres scientifiques, ont étudié la grippe et conclu qu'elle pouvait aussi se transmettre via les fines particules rejetées en parlant en respirant. Le rôle des éternuements, de la toux et des transmissions par surfaces est moins élevé qu'initialement estimé, selon eux.

A l'époque, leurs recherches avaient suscité la controverse, mais elles ont été relancées par la Covid-19. Le port du masque pourrait donc bien rester encouragé, à l'avenir, pendant la saison de la grippe.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.