"Noir et Blanc: une esthétique de la photographie", l'exposition du Grand-Palais en virtuel

Vue d'une galerie supérieure sous la nef du Grand Palais à Paris, le 11 février 2021 un mois avant la fermeture du bâtiment pour quatre ans de travaux de rénovation. En 2024, la Nef du Grand Palais accueillera les Jeux Olympiques et Paralympiques, tandis que l'ensemble du monument devrait rouvrir au public au printemps 2025. (Christophe Archambault/AFP)
Vue d'une galerie supérieure sous la nef du Grand Palais à Paris, le 11 février 2021 un mois avant la fermeture du bâtiment pour quatre ans de travaux de rénovation. En 2024, la Nef du Grand Palais accueillera les Jeux Olympiques et Paralympiques, tandis que l'ensemble du monument devrait rouvrir au public au printemps 2025. (Christophe Archambault/AFP)
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Publié le Samedi 20 février 2021

"Noir et Blanc: une esthétique de la photographie", l'exposition du Grand-Palais en virtuel

  • Une visite virtuelle, dans le Grand Palais fermé à cause des restrictions sanitaires, explore une discipline artistique à part entière, tendant vers l'abstraction : la photographie en noir et blanc
  • De Man Ray à Brassaï, en passant par Helmut Newton et Robert Frank, cette exposition va des œuvres expérimentales des débuts à des photos, proches de toiles abstraites contemporaines, d'Ellen Carey ou Marina Gadonneix

PARIS : Découvrir la palette de nuances et d'effets de la photographie en noir et blanc: une visite virtuelle, dans le Grand Palais fermé à cause des restrictions sanitaires, explore une discipline artistique à part entière, tendant vers l'abstraction.

Reportée à deux reprises, l'exposition "Noir et Blanc: une esthétique de la photographie" présente une vaste sélection des collections photographiques de la Bibliothèque nationale de France (BnF). 

Elle a dû être définitivement annulée, un nouveau report étant rendu impossible par la fermeture, le 12 mars, du Grand Palais pour travaux jusqu'en 2024.

Mais l'exposition reste en virtuel jusqu'au 18 juin. Sur le site grandpalais.fr, il suffit d'acheter un lien pour un créneau: le visiteur a ensuite le choix entre un parcours avec audioguide, à son rythme, profitant des contenus numériques explicatifs qui jalonnent les salles, ou une visite guidée d'une heure commentée par un conférencier, à qui il pourra poser des questions à la fin.

Plus de 300 tirages de 200 photographes ont été exposés, de 1852 à 2020. Il ne s'agit "pas d'une exposition nostalgique, d'une exposition sur le sépia qui existait avant la photo en couleur", souligne en préambule la commissaire Sylvie Aubenas.

Le noir et blanc "crée, dit-elle, une distance, offre un décalage radical. Il répond à une esthétique choisie, cultivée, exacerbée, qui permet d'explorer la nuit, le mystère, la mort, le glamour, les rêves, la poésie lyrique des paysages, dramatisant les portraits et exaltant les formes et les lumières". 

De Man Ray à Brassaï, en passant par Helmut Newton et Robert Frank, cette exposition va des oeuvres expérimentales des débuts à des photos, proches de toiles abstraites contemporaines, d'Ellen Carey ou Marina Gadonneix.

En zoomant sur six tirages d'un portrait qu'Émile Zola a pris de ses enfants Denise et Jacques, le visiteur virtuel observe les fines variations (bleu, différents gris, sépia) à partir d'un même négatif.  

Avec un autre zoom, deux arbres incandescents surgissent d'une nuit opaque: ce négatif magique de 1852 du Britannique Benjamin Brecknell Turner inverse en fait les valeurs des noirs et des blancs, selon le procédé de son compatriote Fox Talbot.

Une partie particulièrement fascinante de l'exposition montre un nuancier de matières: "entre les blancs purs et les noirs saturés, s'égrène toute une gamme d'ombres vibrantes, tantôt veloutées, laquées ou mates, mordorées ou bleutées, de lumières moelleuses, opalescentes ou brillantes", décrit une autre commissaire, Dominique Versavel. 

 

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Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".