Palmiers et vocalises, l'opéra s'écoute en plein air à Palm Beach

Avec la pandémie qui fait plonger les opéras dans l'obscurité, le Palm Beach Opera embrasse son climat doux et organise un festival en plein air, la première représentation d'opéra grand public aux États-Unis depuis le début de la pandémie de Covid-19 (Photo, AFP).
Avec la pandémie qui fait plonger les opéras dans l'obscurité, le Palm Beach Opera embrasse son climat doux et organise un festival en plein air, la première représentation d'opéra grand public aux États-Unis depuis le début de la pandémie de Covid-19 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 21 février 2021

Palmiers et vocalises, l'opéra s'écoute en plein air à Palm Beach

  • Environ un millier de spectateurs sont attendus par représentation pour l'événement qui a débuté vendredi avec «La Bohème» et comptera en tout six spectacles étalés sur neuf jours
  • Le plus vaste festival d'opéra devant un public depuis l'apparition du Covid-19 aux Etats-Unis

PALM BEACH: Si la grande majorité des opéras sont fermés, pandémie oblige, le Palm Beach Opera, en Floride, a décidé de profiter du climat tropical pour organiser un grand festival en plein air.

Environ un millier de spectateurs sont attendus par représentation pour l'événement qui a débuté vendredi avec "La Bohème" et comptera en tout six spectacles étalés sur neuf jours. Cela en fait le plus vaste festival d'opéra devant un public depuis l'apparition du Covid-19 aux Etats-Unis. 

L'amphithéâtre extérieur du Palm Beach Opera possède une capacité d'accueil de 6 000 sièges, rendant la distanciation physique possible. Masques et vérifications de température sont obligatoires pour y accéder. 

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L'amphithéâtre extérieur du Palm Beach Opera possède une capacité d'accueil de 6 000 sièges, rendant la distanciation physique possibe (Photo, AFP).

Malgré sa grande taille, "l'espace est en réalité très convivial", assure le chef d'orchestre David Stern, qui dirige "La Bohème" et "La Flûte enchantée" dans le cadre du festival. 

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Chef d'orchestre de l'Opéra de Palm Beach David Stern dirige l'orchestre pendant "La Bohème", la première représentation d'opéra grand public aux États-Unis depuis le début de la pandémie de Covid-19 (Photo, AFP).

Selon lui, les voix des chanteurs sont assez puissantes pour porter à travers l'amphithéâtre, où se jouera aussi l'opéra italien "Pagliacci". 

L'orchestre aura tout de même un effectif réduit, avec 2,5 mètres de distance entre les musiciens d'instruments à cordes et 3,5 mètres entre ceux d'instruments à vent, explique M. Stern. 

"Nous voulions avoir des chanteurs expérimentés qui ont déjà fait ce type de concert, qui connaissent les rôles, et qui peuvent aller au-delà du chant de base pour créer quelque chose de très spécial", précise le chef d'orchestre au sujet du répertoire très classique du festival. 

"Nous avions besoin d'envoyer un signal, alors qu'il y a si peu ou pas de spectacles aux Etats-Unis, pour dire: Nous ne faisons pas juste quelque chose - nous le faisons en grand", insiste-t-il. 

Un lien fort

Depuis que le virus a poussé les opéras à annuler ou du moins à réduire considérablement leurs saisons, les institutions doivent faire preuve d'inventivité pour tenter de survivre.

En octobre, l'Atlanta Opera a tenu une série de concerts sous un chapiteau. Les paroles intégraient des références au coronavirus, certains chanteurs portaient des masques, d'autres s'époumonaient dernière une vitre de plexiglas. 

Bien qu'inhabituelles, ces représentations sont considérées comme vitales pour de nombreux artistes pour rester pertinents, perfectionner leur talent et surtout ne pas sombrer dans la déprime. 

"Quand j'ai été privé de ma première série de spectacles, à l'été 2020, j'ai été frappé par une dépression très très rapide, soudaine et inquiétante", confie le baryton-basse Ryan Speedo Green, qui interprète Colline dans "La Bohème". 

"Je ne savais pas quand mon talent, ma voix et ma musique - quand je pourrais de nouveau me produire devant un public", ajoute-t-il.  

Une anxiété partagée par d'autres artistes lyriques, comme Isabel Leonard, qui joue Musetta dans la même oeuvre. 

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(Photo, AFP).

"Beaucoup d'entre nous ont rapidement épuisé leurs économies", raconte-t-elle. "A presque 40 ans, beaucoup se retrouvent à devoir presque repartir de zéro". 

Mais tout n'est pas noir. Selon David Stern, l'attention portée à l'expérience des spectateurs dans cet environnement épidémique est un élément positif qui pourra aider à rendre l'opéra plus accessible, sans en sacrifier la qualité. 

Créer un festival encore plus grand, afin de donner aux spectateurs une "expérience plus ouverte", ou mettre en place un rendez-vous saisonnier récurrent pourraient être envisagés, d'après M. Stern.  

"La distanciation sociale a donné un rôle encore plus important à la musique", poursuit-il. "La musique est le lien le plus fort que nous ayons pour nous connecter les uns aux autres".  


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".