Une étude alerte sur les "apports nutritionnels dégradés" en restauration rapide

Le chef français Olivier Nasti, deux fois étoilé, distribue gratuitement les déjeuners à emporter qu'il a préparés pour les étudiants du Cafe Rapp de Colmar, dans l'Est de la France, le 24 février 2021, dans le cadre de l'opération "100 menus par jour offerts aux étudiants", en pleine pandémie de Covid-19. (SEBASTIEN BOZON / AFP)
Le chef français Olivier Nasti, deux fois étoilé, distribue gratuitement les déjeuners à emporter qu'il a préparés pour les étudiants du Cafe Rapp de Colmar, dans l'Est de la France, le 24 février 2021, dans le cadre de l'opération "100 menus par jour offerts aux étudiants", en pleine pandémie de Covid-19. (SEBASTIEN BOZON / AFP)
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Publié le Jeudi 25 février 2021

Une étude alerte sur les "apports nutritionnels dégradés" en restauration rapide

  • Les auteurs ont aussi constaté que les portions de glace servies étaient plus importantes qu'en restauration traditionnelle ou à domicile
  • Selon les recommandations de l'agence sanitaire, révisées en 2019, les Français sont notamment encouragés à réduire leur consommation de boissons sucrées

PARIS : Sucre, sel, taille des portions: les consommateurs qui fréquentent souvent les fast foods courent le risque d'avoir des "apports nutritionnels dégradés", avertit une étude de l'Anses, qui estime qu'améliorer l'offre de ces restaurants devrait constituer une "priorité".

En moyenne, la restauration rapide ne représente que 5% des apports alimentaires des adultes, mais "sa fréquentation au moins une fois par semaine a doublé entre 2006 et 2014", souligne l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation. Et l'évolution récente de leur part de marché, dopée par la crise sanitaire liée au Covid-19, laisse "présager une contribution plus importante à l'avenir". 

Chez les consommateurs assidus de ces établissements, les familles d'aliments du type sandwichs, pizzas et tartes, ainsi que les boissons sucrées (sodas, jus...) "contribuent beaucoup à leurs apports en nutriments", observe Carine Dubuisson, l'une des coordinatrices de l'étude parue jeudi.

"Ce n'est pas tellement la quantité des nutriments qui va être différente, mais leur nature", ajoute-t-elle. Ainsi, les apports en sucres seront "davantage liés aux boissons sucrées" qu'aux fruits, les lipides viendront plus de produits transformés comme les quiches et pizzas, etc.

Les auteurs ont aussi constaté que les portions de glace servies étaient plus importantes qu'en restauration traditionnelle ou à domicile.

Selon les recommandations de l'agence sanitaire, révisées en 2019, les Français sont notamment encouragés à réduire leur consommation de boissons sucrées, de viande, d'aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés.

A l'inverse, ils devraient augmenter les apports provenant des fruits, des légumes et des légumes secs.

Le rapport de l'Anses, qui se base sur des données de consommation réelle recueillies en 2014-2015, dresse "un état des lieux des consommations alimentaires et apports nutritionnels" des repas pris hors du foyer (restauration rapide, traditionnelle et collective).

Il se concentre sur les enfants scolarisés (de 3 à 17 ans), les étudiants et les adultes qui travaillent, "principales populations utilisatrices de la restauration hors foyer".

Si 80% de l'alimentation reste prise au domicile, "chaque semaine, huit personnes sur dix prennent un ou plusieurs repas hors du foyer, c'est donc quand même un sujet important dans l'alimentation des Français", souligne Carine Dubuisson.

Un satisfecit pour les cantines 

"L'objectif du rapport n'est pas de stigmatiser la restauration rapide, mais de faire le constat de ce qui est consommé" et suggérer des pistes d'amélioration :  "élargir l'offre", en proposant par exemple des salades de fruits parmi les desserts, "travailler sur les tailles de portion" et sur les recettes, notamment.

L'étude adresse en revanche un satisfecit aux cantines scolaires et d'entreprise, fréquentées au moins une fois par semaine par 40% des adultes actifs et 75% des enfants et adolescents. Elles représentent respectivement 10% et entre 15% et 20% de leurs apports nutritionnels.

"Les consommations y sont plus en conformité avec les recommandations alimentaires actuelles": "plus de fruits et légumes, de produits laitiers et de fibres", moins de sodas, de pizzas et de sel.

Ce secteur est déjà davantage encadré, avec des recommandations pour les restaurants d'entreprise et des réglementations pour les cantines scolaires sur la composition des repas, la taille des portions, etc.

De ce fait, l'Anses recommande "de faciliter l'accès à la restauration collective au plus grand nombre", notamment les non-cadres et les enfants issus des milieux sociaux les moins favorisés, qui les fréquentent moins actuellement.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".