Les modes saoudiennes «racontent l’histoire du royaume au monde»

Ceux qui ont regardé la couverture de la course de chevaux de la Coupe d'Arabie Saoudite auront remarqué que de nombreux participants, en particulier des étrangers vivant dans le Royaume, portaient des pièces de vêtements attrayants venant de différentes régions du Royaume (Photo fournie).
Ceux qui ont regardé la couverture de la course de chevaux de la Coupe d'Arabie Saoudite auront remarqué que de nombreux participants, en particulier des étrangers vivant dans le Royaume, portaient des pièces de vêtements attrayants venant de différentes régions du Royaume (Photo fournie).
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Publié le Dimanche 28 février 2021

Les modes saoudiennes «racontent l’histoire du royaume au monde»

  • Avec les traditions culturelles diverses et vivantes de l'Arabie saoudite, la mode sert de moyen de rencontre entre étrangers et citoyens
  • Des pièces traditionnelles attrayantes que les femmes portent à des occasions importantes mettent en valeur l'héritage diversifié du Royaume

LA MECQUE: Avec les traditions culturelles diverses et vivantes de l'Arabie saoudite, la mode sert de moyen de rencontre entre étrangers et citoyens.

La mode a toujours joué un rôle important dans la façon dont les gens se définissent eux-mêmes et avec les autres, et les vêtements traditionnels de l’Arabie saoudite ne font certainement pas l’exception.

Ceux qui ont regardé la couverture de la course de chevaux de la Coupe d'Arabie Saoudite auraient remarqué que de nombreux participants, en particulier des étrangers vivant dans le Royaume, portaient des pièces de vêtement attrayants de différentes régions du Royaume, tandis que d'autres se sont assurés d’exhiber des articles de mode traditionnels.

Depuis près de 12 ans, Brandi Janow a élu domicile en Arabie saoudite. Janow, qui se qualifie de « saoudienne américaine », a attiré l'attention des photographes lors de la Coupe d'Arabie Saoudite avec ses cheveux roux frappants et son casque en or qui détonnait avec son farwa (pardessus épais) doté d’une pièce de Sadu, broderie traditionnelle de la région, sur les revers de son manteau.

Janow a déclaré à Arab News qu'elle se sentait la bienvenue et à l'aise depuis son arrivée dans le Royaume et qu’elle s'habillait selon les traditions du pays.

« La scène de la mode était remarquable à la Coupe d'Arabie Saoudite. Je vais la surnommer le « Met Gala » de l’Arabie saoudite à l’avenir. L'Arabie saoudite a un héritage tellement ancien, donc c'était merveilleux de pouvoir faire un voyage à travers l'histoire et de raconter cette histoire au monde entier », a-t-elle avoué.

« L'Arabie saoudite a énormément changé depuis 2009, et c'est quelque chose que j'ai bien apprécié de voir »

Brandi Janow

« En tant qu'amatrice d'histoire, c'est probablement l'un des meilleurs endroits que je puisse trouver pour voir autant de sites remarquables de mes propres yeux », a-t-elle ajouté.

Mode et tradition s'entremêment lors de l'évènement (Photo, AFP).

Célébrant l'héritage de l'Arabie saoudite, des invités tendance sont apparus portant des morceaux de vêtements mettant en valeur l'héritage diversifié du Royaume, notamment des daglahs finement brodées pour les hommes et le zaboon fortement décoré porté par les femmes du Hijaz.

Janow se sent chez elle en Arabie saoudite et affirme qu’elle est « heureuse que mon voyage m'ait amené ici ».

Elle est également directrice du programme pour l'art, la culture, les médias et le divertissement à la Chambre de commerce américaine du Royaume et gère Smuug, une petite entreprise où elle conçoit et vend des produits en s’appuyant sur ses illustrations.

« Avant de venir en Arabie Saoudite, je n'avais jamais voyagé en dehors de l'Amérique du Nord, donc j'étais très excitée de voir un nouvel endroit. Je ne peux pas dire que j'ai déjà vécu un choc culturel, mais j'étais impressionné par la différence entre le Royaume et l’Amérique. C'est vraiment beau à quel point le monde est grand et à quel point nous sommes tous différents et identiques au même temps », a-t-elle dévoilé.

« L'Arabie saoudite a énormément changé depuis 2009, et c'est quelque chose que j'ai apprécié d'être témoin. Je pense vraiment que l'humanité ne peut pas prospérer sans changement, sans croissance et sans évolution ».

« Cela est absolument le mode de vie naturel. En tant que personne travaillant dans l'industrie créative, ce fut un tel plaisir de voir l'épanouissement des talents », a souligné Janow.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".