Les passionnés au rendez-vous de la première séance de cinéma à New York depuis un an

L'AMC Empire 25 au large de Times Square est ouvert alors que les cinémas de New York rouvrent pour la première fois en un an après l'arrêt du coronavirus, le 5 mars 2021. (Photo, AFP)
L'AMC Empire 25 au large de Times Square est ouvert alors que les cinémas de New York rouvrent pour la première fois en un an après l'arrêt du coronavirus, le 5 mars 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 06 mars 2021

Les passionnés au rendez-vous de la première séance de cinéma à New York depuis un an

  • « Netflix, c'est cool, mais rien ne vaut l'atmosphère d'un cinéma », affirme un cinéphile
  • Le gouverneur de l'Etat de New York a donné le feu vert pour un redémarrage vendredi avec une jauge maximum à 25% ou 50 personnes

NEW YORK : Ils étaient quelques centaines de passionnés à braver le froid ce vendredi matin pour retrouver les salles obscures à New York, autorisées à rouvrir après un an de pause, mais plusieurs cinémas sont restés fermés, échaudés par les limitations et l'absence de blockbuster.

« Netflix, c'est cool, mais rien ne vaut l'atmosphère d'un cinéma », s'est enthousiasmé Thomas Levesque, venu voir « Raya et le dragon » à la première séance, à 11H00, au multiplex AMC Empire, dans le quartier de Times Square. En plus, « ma télé n'est pas vraiment un énorme truc à écran plat. »

Le gouverneur de l'Etat de New York, où les cinémas avaient déjà été autorisés à rouvrir hors de la Grosse Pomme, a donné le feu vert pour un redémarrage vendredi avec une jauge maximum à 25% ou 50 personnes. Les salles de la capitale culturelle américaine étaient fermées depuis le 17 mars 2020 à la suite d'un décret du maire, Bill de Blasio. 

« Pour l'instant, 25%, ça me paraît bien », dit Thomas Levesque, âgé de 28 ans. « Mais j'imagine qu'ils vont augmenter la jauge d'ici l'été. »

« Je suis tellement content », piaffe Roy Evans, qui attendait de pouvoir voir « Judas and the Black Messiah » sur grand écran. « J'étais devenu une larve devant ma télé depuis un an. (...) C'est pas mal de se lever un peu de son fauteuil. »

L'acteur britannique Liam Neeson était annoncé dans un cinéma de l'Upper West Side pour accueillir et remercier personnellement les premiers spectateurs new-yorkais de son nouveau film « Le vétéran ». « C'est un jour à marquer d'une pierre blanche », a-t-il dit au magazine The Hollywood Reporter.

Pas de blockbuster

Le géant AMC, qui a rouvert ses 13 cinémas à New York vendredi, a appliqué un protocole sanitaire strict avec nettoyage des salles entre chaque séance et ventilation améliorée.

« J'ai deux masques, des lingettes, du gel hydroalcoolique. J'ai tout ! », lance Cindy, sexagénaire venue voir « Raya », qui dit ne pas craindre de transmission du coronavirus dans les cinémas. « Je pensais qu'il y aurait une longue queue, mais j'imagine que les gens sont au travail. »

A l'Angelika, dans Greenwich Village, seule une poignée de spectateurs se sont présentés pour la première projection de « Minari » ou « Nomadland », peu après 10H00, selon Joel, un employé qui n'a pas voulu donner son nom de famille. Mais neuf séances affichaient déjà complet plus tard dans la journée.

La réouverture du marché new-yorkais et la perspective d'une levée partielle des restrictions à Los Angeles d'ici quelques semaines « signifient que les studios vont pouvoir maintenir leurs films au calendrier et ne pas les proposer directement en streaming », a expliqué sur CNBC, Joseph Masher, président de l'antenne new-yorkaise de l'Association américaine des propriétaires de cinéma (NATO).

Mais à quelques rares exceptions près, comme « Godzilla vs Kong » fin mars, aucune grosse production n'est attendue avant mai, avec « Black Widow », « Cruella » et « Sans un bruit 2 ». 

« Il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent », constate Andrew Elgart, qui a décidé de ne rouvrir qu'un seul de ses trois cinémas indépendants dans deux semaines, le week-end seulement. Les deux autres attendront la fin du mois.

Plusieurs cinémas sont ainsi restés fermés vendredi, notamment l'Alamo Drafthouse, dont la maison mère a déposé le bilan mercredi, ou ceux de la chaîne Regal, dont les plus de 500 succursales ont portes closes depuis quatre mois dans tout le pays.

Andrew Elgart dit ne pas avoir fait de calculs pour déterminer si la réouverture avait un sens économiquement. « Les chiffres ne veulent rien dire avant que les gens ne viennent », dit-il. « On essaye de remettre les choses en branle en ouvrant. On va voir. »


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".