Un village lacustre au Bénin, nouvelle étape de la "chaîne humaine" de l'artiste Saype

Vue aérienne de l'une des œuvres de l'artiste Guillaume Legros, également connu sous le nom de Saype, de son projet global, Beyond Walls, à Ganvié, Bénin, le 2 mars 2021. Le projet "Beyond Walls" a démarré à Paris devant le Tour Eiffel et a parcouru pendant plusieurs années le monde entier, depuis Andorre, Berlin, Genève, Ouagadougou, Yamoussoukro, Turin, Istanbul et Le Cap avant de rejoindre le village flottant béninois de Ganvie. Yanick Folly / AFP
Vue aérienne de l'une des œuvres de l'artiste Guillaume Legros, également connu sous le nom de Saype, de son projet global, Beyond Walls, à Ganvié, Bénin, le 2 mars 2021. Le projet "Beyond Walls" a démarré à Paris devant le Tour Eiffel et a parcouru pendant plusieurs années le monde entier, depuis Andorre, Berlin, Genève, Ouagadougou, Yamoussoukro, Turin, Istanbul et Le Cap avant de rejoindre le village flottant béninois de Ganvie. Yanick Folly / AFP
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Publié le Jeudi 11 mars 2021

Un village lacustre au Bénin, nouvelle étape de la "chaîne humaine" de l'artiste Saype

  • Entre les pirogues qui naviguent autour des centaines de cabanes sur pilotis du lac de Nokoué, dans le sud-est du Bénin, une peinture géante prend forme sur un ilot de terre
  • Depuis plus de trois heures, et malgré les 41 degrés, Saype, "land-artiste" français de renommée mondiale, travaille au pistolet à peinture pour transformer une aire de jeux de la cité lacustre de Ganvié en oeuvre d'art

GANVIE, BENIN : Entre les pirogues qui naviguent autour des centaines de cabanes sur pilotis du lac de Nokoué, dans le sud-est du Bénin, une peinture géante prend forme sur un ilot de terre.

Depuis plus de trois heures, et malgré les 41 degrés, Saype, "land-artiste" français de renommée mondiale, travaille au pistolet à peinture pour transformer une aire de jeux de la cité lacustre de Ganvié en oeuvre d'art. 

Au fil de ses incessants mouvements vers des sceaux à peinture, le gazon sur lequel il projette de la peinture se transforme.

Du vert, il vire au gris, puis au noir, et des formes apparaissent. Autour, pêcheurs, vendeuses de poissons et gamins du lac juchés sur des pilotis observent la scène avec un certain étonnement. Dans le ciel, un drone vole pour prendre des vidéos. 

"Personne ne sait encore ce que fait le monsieur", dit Sonagnon Dagbédji, le regard plongé sur le travail de l'artiste. A 33 ans, cet habitant a déjà vu des artistes peindre sur des toiles à la galerie de Ganvié. "Mais une peinture au sol, c'est la première fois de ma vie". 

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L'artiste Guillaume Legros, également connu sous le nom de Saype, est en train de travailler sur l'une de ses créations dans son projet global, Beyond Walls, à Ganvié, au Bénin, le 2 mars 2021. Yanick Folly / AFP

La fresque n’est pas la seule attraction. L’artiste lui-même est objet de curiosité: "Voir un blanc venir dessiner des figures au sol à Ganvié est un évènement", dit Sokin Agodokpédji.

"On nous a dit que le meilleur était pour la fin, donc nous attendons", assure l’air enjoué un pêcheur âgé de 25 ans. 

Enfin, les habitants découvrent sur un petit écran les images prises par le drone: vues du ciel, les tâches de peintures prennent tout leur relief et dessinent en réalité deux mains entrelacées.

Cette œuvre fait partie d'un projet bien plus large, créer symboliquement "la plus grande chaine humaine au monde", explique l'artiste, de son vrai nom Guillaume Legros. 

Parties du Champs de Mars à Paris, ces mains entrelacées sont passées par Andorre, Berlin, Genève, Ouagadougou, Yamoussoukro, Turin, Istanbul et Cape Town avant le Bénin, dixième étape.

"C’est un symbole d’entraide et de bienveillance entre les peuples pour essayer de créer des ponts", soutient l'artiste.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".