Le festival Noor Riyadh illumine la capitale saoudienne

Le festival Noor Riyadh illumine la capitale saoudienne pour 17 jours avec des œuvres d’art internationales. (Photo fournie)
Le festival Noor Riyadh illumine la capitale saoudienne pour 17 jours avec des œuvres d’art internationales. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 19 mars 2021

Le festival Noor Riyadh illumine la capitale saoudienne

  • L'Ambassadeur de France en Arabie Saoudite Ludovic Pouille a assisté à l’ouverture de «Lumière sur lumière» au centre de conférences du quartier financier Roi-Abdallah
  • Ce festival, qui a lieu pour la première fois et sera célébré annuellement, a attiré des artistes locaux et internationaux venus exposer leur créativité dans la ville

RIYAD: Le festival Noor Riyadh a illuminé la capitale saoudienne jeudi, une occasion pour l'Ambassadeur de France en Arabie Saoudite Ludovic Pouille d’apprécier l’œuvre de son compatriote Daniel Buren, exposée dans la ville qui brillait de mille feux avec d’éblouissants jeux de lumière interactifs.

Ce festival, qui a lieu pour la première fois et sera célébré annuellement, a attiré des artistes locaux et internationaux venus exposer leur créativité dans la ville, a indiqué Khalid Al-Zamil, directeur du Riyadh Art Projet.

Le festival Noor Riyadh illumine la capitale saoudienne pour 17 jours avec des œuvres d’art internationales. (Photo fournie)

 

« Riyad deviendra une destination où les artistes internationaux pourront exposer leurs dernières créations », a-t-il déclaré avant d’ajouter que cette exposition vise tous les segments de la société et que des mesures de précaution anti-Covid ont été mises en place.

« Le festival Noor Riyadh se poursuit pendant 17 jours, et les œuvres d’art de l’exposition Noor ala Noor (lumière sur lumière) seront affichées pour une durée de trois mois afin de s’assurer que les gens puissent les voir et apprécier les œuvres d’art internationales », a ajouté M. Al-Zamil.

Susan Davidson, commissaire de l’exposition « Lumière sur lumière : l’art de la lumière depuis les années 1960 » du festival, explique que Noor Riyadh est à la fois un festival à l’échelle de la ville avec plus de 33 installations, mais aussi une exposition qui réunit 30 artistes internationaux et saoudiens.

L'Ambassadeur de France en Arabie Saoudite Ludovic Pouille devant une œuvre exposée dans la ville qui brillait de mille feux avec d’éblouissants jeux de lumière interactifs.
L'Ambassadeur de France en Arabie Saoudite Ludovic Pouille devant une œuvre exposée dans la ville qui brillait de mille feux avec d’éblouissants jeux de lumière interactifs.

Elle mentionne que cet événement se produisait en Arabie saoudite pour la toute première fois, et qu’il s'agissait donc d’un «moment exceptionnel pour le Royaume».

Mme Davidson explique que l’exposition Lumière sur lumière présente l’art de la lumière depuis les années 1960 et est divisé en quatre sections, rassemblant des artistes des quatre coins du monde.

« Quelques jeunes artistes saoudiens ont été chargés de réaliser des pièces pour l’exposition, et leurs œuvres seront aux côtés de celles réalisées par des artistes internationaux", dit-elle.

« Je suis vraiment satisfaite de la manière dont l’exposition se déroule... vous avez un moment pour passer d’une œuvre à l’autre et pour commencer à comprendre les relations entre les différents artistes, ainsi que les différences dans la façon dont ils traitent la lumière ».

Le festival Noor Riyadh illumine la capitale saoudienne pour 17 jours avec des œuvres d’art internationales. (Photo fournie)

 

Par ailleurs, l’œuvre Star in Motion (Une étoile en mouvement) réalisée par l’artiste belge Koert Vermeulen illumine le ciel de Riyad du haut de la Tour du Royaume, au cœur de la capitale, « tout en soulignant inconsciemment le thème du festival, Sous un même ciel », selon Riyadh Art.

M. Vermeulen révèle que son œuvre d’art était un objet de plus de cinq tonnes, suspendu à une hauteur de 265 mètres, et qui représente le lien entre l’Homme et le ciel de manière spécifique.

L’étoile est en mouvement pour une minute à chaque fois que l’horloge sonne l’heure, un symbole de la naissance et la mort de l’étoile, son cycle de vie, qui commence avec une grande explosion et qui subit ensuite de nombreux changements et transformations pour ensuite mourir.

M. Vermeulent confie que la mise en place de l’œuvre d’art a posé quelques problèmes techniques et d’ingénierie, mais qu’avec l’aide d’une grande équipe, ils ont réussi à la positionner au milieu de l’espace dans la tour.

Le festival Noor Riyadh illumine la capitale saoudienne pour 17 jours avec des œuvres d’art internationales. (Photo fournie)

 

« Cette œuvre d’art crée un lien puissant entre la ville, illuminée par les installations de lumière, le ciel nocturne au-dessus d’elles, et le monde entier, et s’impose comme une brillante lueur d’espoir et de célébration pour Noor Riyadh 2021 », a ajouté Riyadh Art.

M. Vermeulen, qui affirme avoir visité le Royaume à plusieurs reprises mais qui y participe pour la première fois à une exposition d’art, a salué l’efficacité, l’organisation et le haut niveau du festival qui a attiré de nombreux artistes internationaux.

La visite de Pouille

L'Ambassadeur de France en Arabie Saoudite Ludovic Pouille a assisté à l’ouverture de «Lumière sur lumière» au centre de conférences du quartier financier Roi-Abdallah. Le diplomate, qui s’est dit ravi de la visite, a fait part de sa fierté sur Twitter en voyant Riyad «entièrement transformé» par l’installation de son compatriote, l’artiste français Daniel Buren.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.