Entre bakchich et yaourt, cinq choses à savoir sur la Bulgarie

Vue de la vieille ville de Plovdiv, au centre-sud de la Bulgarie (Photo, AFP).
Vue de la vieille ville de Plovdiv, au centre-sud de la Bulgarie (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 04 avril 2021

Entre bakchich et yaourt, cinq choses à savoir sur la Bulgarie

  • La corruption endémique est l'autre mal qui ronge la Bulgarie, lanterne rouge de l'UE dans ce domaine selon Transparency International
  • Autre fierté, la Bulgarie est, avec la Turquie et le Maroc, un des principaux producteurs de la variété de rose «Rosa damascena», dont l'essence est irremplaçable pour les grands parfumeurs mondiaux

SOFIA: La Bulgarie élit dimanche ses députés. De l'exode à la corruption, du yaourt à la rose, voici quelques éléments sur ce pays situé aux confins de l'Europe orientale:

Terre d'exil 

Les Bulgares émigrent massivement depuis la transition démocratique de 1989, un mouvement encore amplifié par l'adhésion à l'Union européenne (UE) en 2007. Alors que le pays frôlait les 9 millions d'habitants à la sortie du communisme, il n'en comptait plus que 6,95 millions en 2019, ce qui le classe parmi les champions du dépeuplement dans le monde. 

Pénalisée par la pénurie de main-d'oeuvre et la fuite des cerveaux, la Bulgarie reste à ce jour le membre le plus pauvre et le plus inégalitaire de l'UE mais espère rejoindre la zone euro d'ici à 2024. 

Le salaire moyen s'élève à 750 euros par mois, soit la moitié de la moyenne européenne.

Bakchich 

La corruption endémique est l'autre mal qui ronge la Bulgarie, lanterne rouge de l'UE dans ce domaine selon Transparency International. 

Médecine, éducation, justice, police: bakchich et argent sale empoisonnent la vie quotidienne des Bulgares, ulcérés par les privilèges d'une classe politique menant souvent grand train.

Appartements acquis à des prix dérisoires, villas construits sur fonds européens, passe-droits et pots-de-vin ont fait sortir dans la rue des milliers de protestataires l'été dernier.

Pays russophile à forte minorité musulmane 

Les Bulgares regardent souvent vers Moscou. Ils sont slaves et chrétiens orthodoxes comme les Russes et les deux pays utilisent l'alphabet cyrillique. Cette proximité culturelle est renforcée par des liens historiques, la Russie ayant libéré la Bulgarie de cinq siècles de domination ottomane en 1878. 

Une minorité musulmane (environ 13% de la population) demeure de cette époque, malgré les tentatives d'assimilation forcée sous le communisme.

Représentés par un parti politique, le MDL, les musulmans bulgares rassemblent les Turcs, les Pomaks (descendants des Bulgares convertis durant la période ottomane) et une partie des Roms. 

Sofia entretient des relations privilégiées tant avec Ankara qu'avec Moscou. La Russie est perçue positivement par 73% des habitants, ce qui fait de la Bulgarie la plus russophile des amis du Kremlin, selon l'institut de recherche Pew.

Cette proximité se traduit également par une dépendance énergétique héritée de l'Union soviétique, dont la Bulgarie fut un satellite. Malgré les objections américaines, Sofia a prolongé le gazoduc TurkStream transportant du gaz russe par son territoire. 

Le yaourt et la rose 

Ce pays largement montagneux se targue d'être la patrie du yaourt, dont la paternité est aussi revendiquée par la Turquie.

C'est un chercheur bulgare, Stamen Grigorov, qui découvrit en 1905 la bactérie lactobacillus bulgaricus, incontournable dans la fermentation du lait.

Autre fierté, la Bulgarie est, avec la Turquie et le Maroc, un des principaux producteurs de la variété de rose «Rosa damascena», dont l'essence est irremplaçable pour les grands parfumeurs mondiaux. Les Bulgares en font de la confiture et même une eau de vie.

C'est aussi le berceau de la civilisation thrace (du 4e millénaire avant J.C. au 3e siècle après J.C), qui s'est rendue célèbre pour la production d'objets exquis en or.

Rites païens 

Le calendrier orthodoxe a conservé de nombreuses traditions d'origine païenne héritées de l'ère pré-chrétienne de la Bulgarie, dont le nom apparaît pour la première fois dès l'an 681.

A la fin de l'hiver, des habitants déguisés en monstres - koukeri - chassent les mauvais esprits. 

Puis en juin, une danse purifiante - nestinarstvo - est effectuée pieds nus sur des braises ardentes à la fête des saints Constantin et Hélène.

Le blé bouilli et le vin rouge figurent au menu des funérailles et symbolisent la chair et le sang du Christ. Le miel fait l'objet d'une bénédiction deux fois par an.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".