Un suspect arrêté aux Pays-Bas pour le vol d'un Van Gogh et d'un Hals

Ce n'est pas la première fois que les œuvres de Van Gogh sont la cible d'un vol aux Pays-Bas. (Photo, AFP)
Ce n'est pas la première fois que les œuvres de Van Gogh sont la cible d'un vol aux Pays-Bas. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 07 avril 2021

Un suspect arrêté aux Pays-Bas pour le vol d'un Van Gogh et d'un Hals

  • La valeur du tableau du maître néerlandais post-impressionniste Van Gogh est estimée entre un et six millions d'euros
  • Le tableau du maître de l'âge d'or de la peinture néerlandaise Frans Hals avait lui été dérobé, pour la troisième fois, cinq mois après le Van Gogh

LA HAYE: La police néerlandaise a arrêté mardi un homme de 58 ans soupçonné d'avoir volé l'année dernière deux tableaux des peintres néerlandais Vincent van Gogh et Frans Hals, dérobés dans des musées des Pays-Bas.

Les œuvres, respectivement intitulées «Le Jardin du presbytère de Nuenen au printemps» et «Deux jeunes garçons riants», n'ont quant à elles pas encore été retrouvées, a déclaré la police dans un communiqué.

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«Deux jeunes garçons riants» avait déjà été volée dans ce même musée en 2011 et 1988 avant d'être retrouvée respectivement six mois et trois ans plus tard. (Photo, AFP)

Le suspect, originaire de Baarn, dans le centre des Pays-Bas, a été arrêté mardi matin à son domicile, a ajouté la police, qui évoque une «étape importante» dans l'enquête.

«Pendant des mois, des enquêtes intensives sur le vol des deux tableaux ont été menées sous la direction du ministère public», conduisant finalement à l'arrestation du suspect, a-t-elle expliqué.

«Le Jardin du presbytère de Nuenen au printemps» de Van Gogh, datant de 1884, avait été volé dans la nuit du 30 mars 2020 au musée Singer Laren, situé à une trentaine de kilomètres d'Amsterdam, qui était fermé en raison de la pandémie de Covid-19.

Le vol s'était produit, jour pour jour, 167 ans après la naissance du maître néerlandais post-impressionniste, le 30 mars 1853.

La valeur du tableau est estimée entre un et six millions d'euros, selon Arthur Brand, un expert d'art néerlandais.

Ce dernier avait reçu deux mois après le vol deux photos du tableau, accompagnées d'une Une datée du journal New York Times, prouvant d'après lui que l’œuvre dérobée existe toujours.

Le tableau du maître de l'âge d'or de la peinture néerlandaise Frans Hals avait lui été dérobé, pour la troisième fois, cinq mois après le Van Gogh, dans le musée Hofje van Mevrouw van Aerden de Leerdam.

La peinture, qui représente deux jeunes garçons riant avec une bouteille de bière, avait déjà été volée dans ce même musée en 2011 et 1988 avant d'être retrouvée respectivement six mois et trois ans plus tard.

«Enorme succès»

«Les deux tableaux n'ont pas encore refait surface avec cette arrestation. Les recherches se poursuivent sans relâche», a souligné la police.

Arthur Brand, surnommé l'«Indiana Jones du monde de l'art» pour ses exploits d'enquêteur, a salué la nouvelle.

«Un autre énorme succès pour la police néerlandaise», a-t-il réagi sur Twitter.

Le musée Singer Laren a indiqué qu'il espérait que cette arrestation mènerait à la récupération de cette belle œuvre». 

«J'espère sincèrement que cette arrestation permettra à la police de récupérer l’œuvre sans tarder», a déclaré dans un communiqué Evert van Os, directeur du musée. 

Le musée Hofje van Mevrouw van Aerden a pour sa part indiqué sur son compte Facebook qu'il y avait désormais «un espoir» de récupérer la toile de Frans Hals.

Ce n'est pas la première fois que les œuvres de Van Gogh sont la cible d'un vol aux Pays-Bas.

Deux chefs-d’œuvre du peintre avaient été dérobés en 2002 au musée Van Gogh d'Amsterdam. «Vue de la mer de Scheveningen» (1882) et «Sortie de l'église réformée de Nuenen» (1884-1885), dont la valeur s'élève à plusieurs millions d'euros, avaient finalement été retrouvés en Italie en 2016. Ils sont de nouveau exposés au musée d'Amsterdam depuis juin 2019.

En 1990, trois tableaux du peintre néerlandais avaient été volés au musée Noordbrabants, avant d'être retrouvés et restitués.

Frans Hals était lui contemporain de Rembrandt et Vermeer, grands maîtres du siècle d'or néerlandais, période marquée au XVIIe siècle par l'apogée du pays dans les domaines du commerce, de l'art et de l'expansion coloniale.

Il est connu pour ses nombreux portraits, notamment «Le Cavalier riant», qui se trouve à la Wallace Collection à Londres ou «La Bohémienne», qui appartient au Louvre à Paris.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".