Covid-19: l'UE veut commander 1,8 milliard de doses de vaccins de 2e génération

Un centre de vaccination en Autriche. (AFP)
Un centre de vaccination en Autriche. (AFP)
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Publié le Vendredi 09 avril 2021

Covid-19: l'UE veut commander 1,8 milliard de doses de vaccins de 2e génération

  • L'objectif est d'anticiper l'émergence de variants du nouveau coronavirus, contre lesquels les vaccins actuellement administrés pourraient s'avérer impuissants --ce qui nécessiterait de déployer des vaccins de nouvelle génération modifiés en conséquence
  • L'exécutif européen, qui négocie au nom des Vingt-Sept, veut conclure un contrat pour l'achat ferme de 900 millions de doses, assorti d'une option pour 900 millions supplémentaires, précise cette source, confirmant des informations du journal Die Welt

BRUXELLES: L'UE va lancer une négociation pour commander 1,8 milliard de doses supplémentaires de vaccins anti-Covid dits de "2e génération", pour s'adapter aux futures mutations du coronavirus, avec des livraisons à partir de cette année, ont indiqué deux sources de la Commission vendredi à l'AFP.

Alors que les Européens ont fait face à d'importants retards de livraison des laboratoires, ce nouveau contrat --signé avec un fabricant unique-- prévoira une "obligation de livraison" avec un calendrier mensuel (et non plus trimestriel) pour les acheminements.

L'exécutif européen, qui négocie au nom des Vingt-Sept, veut conclure un contrat pour l'achat ferme de 900 millions de doses, assorti d'une option pour 900 millions supplémentaires, précise cette source, confirmant des informations du journal Die Welt.

Ces vaccins, dont les livraisons débuteraient dès cette année et se poursuivraient en 2022 et 2023, s'ajouteront aux 2,6 milliards de doses déjà commandées par l'UE et qui doivent être livrées aux Vingt-Sept cette année et l'an prochain.

L'objectif est d'anticiper l'émergence de variants du nouveau coronavirus, contre lesquels les vaccins actuellement administrés pourraient s'avérer impuissants --ce qui nécessiterait de déployer des vaccins de nouvelle génération modifiés en conséquence.

"Face aux variants qui vont arriver, il faut qu'on se prépare à donner aux gens de nouvelles doses de vaccins, probablement dès cette année, et probablement ensuite dans les deux années qui viennent", indique la source européenne.

De même, la commande vise à anticiper la vaccination de masse des enfants et des adolescents à travers l'UE.

Dans le nouveau contrat, "il faudra que ce qui est livré puisse couvrir tous les nouveaux variants qui pourraient arriver: plutôt que de constituer des stocks du même vaccin, il faudra que la production puisse s'adapter au fur et à mesure", souligne-t-on à la Commission.

Sur le conseil des scientifiques consultés, l'UE veut commander des vaccins basés sur la technologie de l'ARN messager, plus rapide et plus facile à adapter.

S'y ajoute l'exigence de chaînes de production localisées en Europe et capacités suffisantes pour livrer ce 1,8 milliard de doses avec un rythme mensuel contraignant.

"Nous avons l'intention de lancer une +procédure négociée+ avec le fabricant que la Commission juge capable de remplir toutes ces conditions", explique à l'AFP une seconde source européenne.

Les critères favorisent explicitement BioNTech-Pfizer: le seul vaccin à ARN messager autorisé pour le moment dans l'UE, avec celui de l'américain Moderna, mais dont les capacités de production sont nettement moindres. 

Le site de production de BioNTech-Pfizer à Marbourg (Allemagne) doit produire 250 millions de doses supplémentaires au premier semestre 2021, pour atteindre à terme un milliard de doses par an.

La nouvelle négociation "se base sur l'expérience des huit derniers mois, sur la manière d'écrire un contrat solide et de s'assurer qu'on a la bonne capacité de production --car on sait que c'est là que le bât blesse", souligne-t-on à la Commission.

Ce nouveau "contrat d'achat" prévoira "une production de base en Europe avec priorité pour l'Europe", afin de "maîtriser la chaîne de production sans être dépendant de l'étranger" pour les ingrédients, indique cette source.

En revanche, à l'inverse des premiers contrats passés en 2020, il n'impliquera cette fois aucun investissement en amont pour financer la recherche.

Les vaccins à ARN messager, basés sur des séquences génétiques pouvant être très vite synthétisées en laboratoire, conduisent les cellules à fabriquer des protéines présentes dans le coronavirus afin d'y habituer le système immunitaire.

Par contraste, les vaccins AstraZeneca et Johnson&Johnson utilisent la technique traditionnelle du "vecteur viral", un procédé beaucoup plus long à développer.

Or, face au variant dit sud-africain, le vaccin d'AstraZeneca apparaît nettement moins efficace --à telle enseigne que les autorités sanitaires françaises ont demandé vendredi ne plus l'utiliser en Moselle, en Guyane, à Mayotte et à La Réunion, où ce variant circule beaucoup.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.