«Game of Thrones», un univers en pleine expansion

George R. R. Martin, l’auteur de la saga « A song of Ice and Fire » à l’origine de la série « Game of Thrones » (Photo, AFP).
George R. R. Martin, l’auteur de la saga « A song of Ice and Fire » à l’origine de la série « Game of Thrones » (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 10 avril 2021

«Game of Thrones», un univers en pleine expansion

  • Dix ans après le lancement de «Game of Thrones» et deux ans après sa fin, les millions de fans de la série n'en ont pas fini avec cet univers
  • Deux tomes de la saga littéraire, des projets dérivés à la télévision et une adaptation théâtrale sont prévus

PARIS: Dix ans après le lancement de « Game of Thrones » et deux ans après sa fin, les millions de fans de la série n'en ont pas fini avec cet univers : saga littéraire à l'origine de la série mais pas encore achevée, projets dérivés sur le petit écran ou encore sur scène.

Une œuvre littéraire inachevée

C'est la question qui taraude les fans du « Trône de fer » (en anglais, « A song of ice and fire »), la saga fantastique de George R.R. Martin à l'origine de la série : ce cycle de romans connaîtra-t-il sa conclusion ? Le premier tome est pourtant paru en 1996, la série télé a été diffusée de 2011 à 2019, mais l'écrivain n'a publié que cinq tomes sur un total de sept prévu officiellement.

Or, l'auteur met de plus en plus de temps à rédiger chaque volume : le dernier en date est sorti six ans après le précédent et est paru il y a presque dix ans.

Autant dire que les lecteurs se morfondent... Certains craignent même que George R.R. Martin, âgé de 72 ans, impliqué dans plusieurs autres projets, n'ait pas la force ou le temps d'achever son opus magnum. Pour les rassurer, l'auteur avait assuré l'an dernier qu'il travaillait tous les jours sur le 6e tome, qui doit s'intituler « The Winds of Winter » (les vents de l'hiver), et disait même espérer l'avoir achevé en 2021.

Des projets dérivés

George Martin travaille sur « House of the Dragon », une série dérivée de « Game of Thrones » (GoT) qui se déroule 300 ans plus tôt. Son tournage devait démarrer en avril pour une diffusion envisagée en 2022. C'est le seul projet officiellement confirmé pour l'instant (on sait que plusieurs autres ont été mis à l'étude et pour certains abandonnés).

Mais l'auteur a signé fin mars un accord d'une durée de 5 ans avec la maison mère de HBO pour développer de « nouveaux contenus », relançant les spéculations des fans et des médias hollywoodiens sur d'autres séries dérivées de « Game of Thrones » : il s'agirait de « 10 000 Ships » sur l'histoire de la princesse Nymeria (fondatrice du royaume de Dorne), « 9 Voyages », elle-même dérivée de « House of the dragon », une adaptation du recueil de nouvelles « The Tales of Dunk and Egg », et enfin une série sur les bas-fonds de Port-Réal. 

Martin va aussi collaborer sur d'autres séries fantastiques de HBO et est impliqué dans l'adaptation pour Netflix d'une de ses premières nouvelles, « Les Rois des sables » (« Sandkings »).

Enfin, une pièce est en préparation pour 2023 à Broadway, avec la collaboration de George Martin. Elle prendra place durant le tournoi d'Harrenhal, période charnière dans le roman, dont les événements se déroulent avant la série télé. On devrait y retrouver des personnages marquants de GoT.

Des inspirations européennes à (re)visiter

George Martin a puisé son inspiration dans le patrimoine européen. L'auteur est un amoureux des châteaux et d'architecture médiévale. Il veut même faire construire un château fort dans le jardin de sa maison à Santa Fe, en Californie, mais n'a pas obtenu d'autorisation pour le moment.

C'est donc tout naturellement que Game of Thrones a été tourné dans certains des plus beaux sites historiques du Vieux continent, comme Dubrovnik sur la côte croate, (utilisé pour des scènes se déroulant à Port-Réal), le Palais de l'Alcazar à Séville (Dorne), et des endroits moins connus comme le château de Doune en Ecosse (Winterfell).

Si la Covid-19 a mis en sommeil la plupart de ces sites, ces lieux ont vu fleurir avant la crise sanitaire les visites guidées, boutiques et autres projets touristiques dédiés aux amateurs de la série.

On peut aussi, en attendant la fin du « Trône de fer », se replonger dans « Les Rois Maudits », roman en 7 volumes de l'écrivain français Maurice Druon. Cette saga historique raconte le destin tragique de la dynastie des Capétiens au XIVe siècle. George R. R. Martin s'en est inspiré ainsi que des événements intervenus durant la « Guerre des Deux-roses », cette guerre civile qui déchira l'Angleterre du XVe siècle.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".