L’IMA et l’Unesco, pour la sauvegarde du patrimoine historique et culturel de Beyrouth

Ce sont les vieux quartiers de Beyrouth qui ont été le plus endommagés par l’explosion meurtrière du 4 août dernier. (Photo AFP).
Ce sont les vieux quartiers de Beyrouth qui ont été le plus endommagés par l’explosion meurtrière du 4 août dernier. (Photo AFP).
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Publié le Mercredi 19 août 2020

L’IMA et l’Unesco, pour la sauvegarde du patrimoine historique et culturel de Beyrouth

  • « Nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour contribuer à la réhabilitation complète du patrimoine de Beyrouth endommagé par l’explosion »
  • Le président de l’Institut du monde arabe a indiqué qu’un grand évènement, intitulé 24 heures pour le Liban, sera organisé au sein de l’IMA très prochainement

PARIS : Jack Lang, le président de l’Institut du monde arabe (IMA), appuie l’appel de soutien au Liban et à la sauvegarde du patrimoine de Beyrouth, lancé par l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (Aliph) dont il est cofondateur.

« En tant que membres de la communauté culturelle et praticiens de la protection du patrimoine, nous travaillons depuis des décennies aux côtés du peuple libanais pour sauvegarder et préserver le patrimoine culturel unique de cette nation. Nous sommes à ses côtés pour poursuivre notre travail collectif en ces temps difficiles », lit-on dans le communiqué.

Les partenaires de cette initiative rappellent que « les bibliothèques, les musées et les bâtiments historiques endommagés nécessiteront des interventions de premiers secours aussi bien que des opérations de réhabilitation de plus long terme ».

L’Aliph comprend plusieurs organismes de renom parmi lesquels The Arab Regional Center for World Heritage (Bahreïn), la Cité de l’architecture et du patrimoine, l’École de Chaillot (France), Department of Culture and Tourism (Abu Dhabi), l’Institut français du Proche-Orient, l’Institut national du patrimoine (France) et le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem, France).

Sauvegarder le patrimoine de Beyrouth

Ensemble, ils comptent fédérer des actions concrètes sur le terrain afin de protéger et de sauvegarder le patrimoine artistique et culturel de la ville sinistrée. « Nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour contribuer à la réhabilitation complète du patrimoine de Beyrouth endommagé par l’explosion », mentionne le communiqué.

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Selon le communiqué publié par l’Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), le 13 août dernier, les explosions ont eu « un impact sur les grands musées tels que le Musée national de Beyrouth, le musée de Sursock et le Musée archéologique de l’université américaine de Beyrouth, ainsi que sur les espaces culturels, les galeries et les sites religieux ».

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L’Organisation onusienne, qui compte mener une mobilisation internationale pour la rénovation des sites détruits, précise : « Plus de 640 bâtiments historiques ont été touchés par l’explosion qui a dévasté Beyrouth et 60 risquent de s’effondrer ».

« Au moins 8 000 bâtiments ont été endommagés, la plupart dans les vieux quartiers de Gemayzé et Mar-Mikhaël », confirme, de son côté, Sarkis Khoury, directeur général des antiquités du ministère de la Culture du Liban.

Hommage à Beyrouth, la ville meurtrie

Dans une interview accordée à nos confrères de France Info, le 7 août courant, le président de l’Institut du monde arabe a indiqué qu’un grand événement, 24 heures pour le Liban, sera organisé au sein de l’IMA très prochainement.

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« Claude Lemand, un grand galeriste, qui a donné toutes ses œuvres à l'Institut du monde arabe, prévoit, sous le nom de Lumières du Liban, de solliciter les plus grands artistes à composer des œuvres sur la tragédie de Beyrouth comme ils l'avaient fait après la tragédie de Notre-Dame », précise Jack Lang sur les ondes de France Info.

« Une quinzaine d’artistes du monde entier proposeront d’ici deux mois leur travail autour d’une ville à laquelle ils sont liés d’une manière ou d’une autre », confirme, de son côté, le galeriste.

Ces œuvres, qui seront exposées de la mi-octobre à la mi-décembre prochain à l’Institut du monde arabe, seront proposées à la vente aux enchères chez Christie’s à la fin de l’année.

Enfin, le président de l’IMA a annoncé la programmation, du 20 au 22 août, de la pièce de théâtre Yalla Bye, de Raymond Hosni et Cléa Pétrolosi. La pièce, mise en scène par Jean Christophe Dollé, relate le regard croisé de deux personnages sur le Liban. Lui, un exilé en France, et elle, qui fait le choix de vivre au Liban. L’œuvre, qui résonne comme une déclaration d’amour au Liban, sera présentée sur le parvis de l’IMA.

« Le Liban, ce sont d'innombrables cinéastes, écrivains, penseurs, peintres, jeunes qui ne demandent qu'une seule chose : vivre, vivre librement, vivre dignement et je suis fier et heureux que mon pays la France, que notre président de la République, se soit le premier rendu sur place pour faire entendre cette amitié française », souligne Jack Lang.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".