Ultimes préparatifs à Windsor avant les adieux au prince Philip

Les fleurs laissées en hommage sont photographiées à l'extérieur de la chapelle St George, au château de Windsor, le 16 avril 2021. (Photo, AFP)
Les fleurs laissées en hommage sont photographiées à l'extérieur de la chapelle St George, au château de Windsor, le 16 avril 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 17 avril 2021

Ultimes préparatifs à Windsor avant les adieux au prince Philip

  • Les Trois Armes seront présentes dans le parc de Windsor pour accueillir le cercueil transporté à bord d'un Land Rover, que Philip lui-même a contribué à concevoir
  • Les funérailles reflèteront le passé militaire que portait fièrement le duc d'Edimbourg après avoir combattu dans la Royal Navy pendant la Seconde Guerre mondiale

WINDSOR: Les ultimes répétitions et réglages s'achèvent à Windsor: Elizabeth II et la famille royale britannique se préparent à dire adieu au prince Philip lors d'une cérémonie minutieusement préparée, en petit comité et aux connotations militaires.

Huit jours après son décès, à 99 ans, au château de Windsor, les obsèques de l'époux de la reine seront célébrées samedi dans l'enceinte de ce domaine royal situé à l'ouest de Londres.

Lors d'une cérémonie retransmise à la télévision, la famille royale rendra un dernier hommage à celui qui, né prince de Grèce et du Danemark, a montré un soutien sans faille à la monarchie britannique depuis son mariage, il y a 73 ans, avec Elizabeth II.

Les funérailles, qui se feront dans une relative simplicité, reflèteront le passé militaire que portait fièrement le duc d'Edimbourg après avoir combattu dans la Royal Navy pendant la Seconde Guerre mondiale.

La cérémonie sera d'une «précision militaire et constituera surtout la célébration d'une vie bien vécue», a indiqué le général Nick Carter, chef des forces armées, sur la BBC. «Elle montrera également à quel point les forces armées l'aimaient et le respectaient».

La Royal Navy, la Royal Air Force et l'armée de terre seront présentes dans le parc de Windsor pour accueillir son cercueil, qui sera transporté à bord d'un 4X4 Land Rover que Philip, prince consort à la longévité record dans l'histoire britannique, a lui-même contribué à concevoir.

La fanfare des Grenadier Guards, dont Philip a été le colonel pendant 42 ans, mènera la procession jusqu'à la chapelle St George, où aura lieu la cérémonie religieuse à partir de 15H00 locales (14H00 GMT).

«Courage et dignité» 

Elle sera menée par l'archevêque de Canterbury Justin Welby, chef spirituel des anglicans. Ce dernier a invité vendredi les Britanniques de toutes confessions à soutenir la reine lors de cette difficile épreuve, les priant de ne pas se fier à son comportement «extérieur» -qui reflétera probablement «l'extraordinaire courage et dignité dont elle a toujours fait preuve»- pour juger de sa peine, lors de ce «moment d'angoisse». 

Outre le personnel religieux, 30 personnes seulement - et toutes masquées- seront autorisées à assister à cet office de 50 minutes, en vertu des règles contre le coronavirus. 

Le Premier ministre Boris Johnson, qui a laissé sa place aux membres de la famille, regardera la cérémonie depuis sa résidence de Chequers (ouest de Londres). 

De retour pour la première fois au Royaume-Uni depuis plus d'un an après sa mise en retrait de la monarchie, le prince Harry, 36 ans, apparaîtra en public aux côtés de son frère aîné William et de son père Charles.

Enceinte, son épouse Meghan Markle, dont les accusations de racisme au sein de la famille royale à la télévision américaine ont créé une onde de choc considérable, est restée aux Etats-Unis sur les conseils de son médecin.

Les retrouvailles de Harry et William, dont les relations sont distendues, ont alimenté chez les commentateurs royaux l'espoir d'un réchauffement de leurs relations. Le déroulement dévoilé jeudi par Buckingham apparaît néanmoins lourd de sens.

Unis en 1997 derrière le cercueil de leur mère Diana, les deux fils du prince Charles marcheront sur la même ligne pour suivre le cercueil du duc d'Edimbourg. Mais leur cousin Peter Phillips prendra place entre eux.

Cette séparation des deux frères a fait couler beaucoup d'encre dans la presse britannique, le Times y voyant «soit une bizarrerie du dispositif, soit une tentative délibérée de les séparer».

Pas d'uniforme

Pour autant, la famille royale britannique va tenter d'offrir au monde un front uni, du moins sur le plan vestimentaire.  

En dépit de la connotation militaire de la cérémonie, la reine a en effet décidé que tous les membres de la famille seraient en tenue civile. Cette décision évite de trancher la délicate question du droit à porter l'uniforme pour les princes Andrew et Harry, tous deux attachés à l'armée.

Malgré deux missions en Afghanistan, Harry, ex-capitaine, n'a désormais le droit de porter ses médailles de service que sur un costume civil, après avoir perdu ses titres militaires honorifiques en décidant de ne plus être un membre actif de la famille royale. 

Même s'il appartient toujours à la Navy, l'apparition en uniforme du prince Andrew, second fils de la reine et ex-pilote d'hélicoptère, aurait pu susciter un «sérieux mécontentement» en son sein, affirme le Sun, en raison de son amitié avec le défunt financier Jeffrey Epstein, poursuivi pour trafic de mineures. 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.