Les traditions sociales contribuent à la multiplication de la Covid-19 en Arabie Saoudite (sociologue)

La majorité des gens sont disciplinés et respectent les consignes. (Fourni)
La majorité des gens sont disciplinés et respectent les consignes. (Fourni)
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Publié le Samedi 24 avril 2021

Les traditions sociales contribuent à la multiplication de la Covid-19 en Arabie Saoudite (sociologue)

  • La majorité des gens sont disciplinés et respectent les consignes, mais cette interminable pandémie a pu susciter chez quelques-uns un sentiment d'ennui et, par conséquent, une certaine insouciance à l'égard des mesures de précaution. Soaad Al-Aali
  • Le programme de vaccination contre la Covid-19 lancé dans le Royaume a pu induire chez certaines personnes un sentiment de sécurité illusoire par rapport à la propagation du virus

DJEDDAH : Saoudiens et expatriés ne doivent pas placer les habitudes mondaines avant les mesures sanitaires destinées à freiner la propagation du coronavirus (Covid-19), a averti une sociologue de renom.

Dans un contexte où le taux d'infection dans le pays dépasse les 1 000 nouveaux cas par jour, Soaad Al-Aali, basée à Djeddah, a expliqué dans un entretien avec Arab News que si les gens se laissent tenter par les réunions sociales, ils courront le risque de se faire tuer pour rien.

Le nombre de cas quotidiens de Covid-19 dans le Royaume avait chuté à près de 100 cas par jour en janvier. Cependant, même si la majorité des gens adhèrent aux mesures préventives, Mme Al-Aali affirme que les habitudes sociales amènent certains à faire fi des règlements.

« C'est la première véritable crise que vivent les Saoudiens. Guidés par l'amour de leur pays, la grande majorité des Saoudiens, pour ne pas dire tous les Saoudiens, ont considérablement respecté les instructions des autorités sanitaires compétentes, alors qu'ils étaient habitués aux réunions et aux rencontres sociales intimes », ajoute-t-elle.

Pour elle, il existe toujours un petit nombre de personnes qui ne tiennent pas compte des règles. « On les trouve dans pratiquement toutes les sociétés. La majorité des gens sont disciplinés et respectent les instructions. Cependant, cette interminable pandémie a pu susciter chez quelques-uns un sentiment d'ennui et, par conséquent, une certaine insouciance à l'égard des mesures de précaution ».

Mme Al-Aali a également indiqué que le programme de vaccination contre la Covid-19 lancé dans le Royaume a pu induire chez certaines personnes un sentiment de sécurité illusoire par rapport à la propagation du virus.

« La vaccination a sûrement fait naître chez les gens la conviction que la pandémie sera bientôt chose du passé », poursuit-elle. Selon elle, moins de vigilance engendrerait un plus grand nombre de décès dus à la Covid-19.

 

La majorité des gens sont disciplinés et respectent les instructions, mais cette interminable pandémie a pu susciter chez quelques-uns un sentiment d'ennui et, par conséquent, une certaine insouciance à l'égard des mesures de précaution.

Soaad Al-Aali

À Djeddah, les autorités ont mené des inspections à travers la ville pour s'assurer que les visiteurs des parcs publics, des sites en bord de mer et des magasins se plient aux règles de santé et de sécurité.

Sur son compte Twitter, la municipalité a précisé que ses équipes avaient effectué 4 049 contrôles, et confisqué 30 tonnes de légumes et de nourriture d'origine inconnue vendues par des marchands ambulants.

Par ailleurs, les agents de la municipalité ont constaté le week-end 38 violations des mesures de prévention auprès de pique-niqueurs au bord de la mer, après avoir effectué 337 tournées d'inspection dans la région. Dans un communiqué, la municipalité a annoncé poursuivre et intensifier ses efforts visant à imposer la distanciation sociale et le port de masques, et à empêcher la tenue de rassemblements publics.

« Ces efforts s'inscrivent dans le cadre des initiatives lancées par la municipalité et qui consistent à nettoyer régulièrement les parcs, à désinfecter les sièges, les conteneurs à déchets et les zones de jeu pour les enfants au moyen de ses appareils et équipements ».

Dans son communiqué, la municipalité de Djeddah a également invité toute personne qui souhaite signaler une violation des mesures sanitaires, à appeler le 940.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".