Décès à 59 ans d'Alber Elbaz, légendaire directeur artistique de Lanvin

Alber Elbaz, le créateur de mode dont les dessins audacieux ont contribué à la renaissance de la célèbre maison française Lanvin avant son éviction en 2015, est décédé à 59 ans, a déclaré le groupe de luxe Richemont le 25 avril 2021. (Pierre Verdy/AFP)
Alber Elbaz, le créateur de mode dont les dessins audacieux ont contribué à la renaissance de la célèbre maison française Lanvin avant son éviction en 2015, est décédé à 59 ans, a déclaré le groupe de luxe Richemont le 25 avril 2021. (Pierre Verdy/AFP)
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Publié le Dimanche 25 avril 2021

Décès à 59 ans d'Alber Elbaz, légendaire directeur artistique de Lanvin

  • Alber Elbaz, qui fut pendant 14 ans à la tête de la maison Lanvin avant d'en être évincé en 2015, est décédé à l'âge de 59 ans
  • Reconnaissable à sa silhouette ronde, ses lunettes et son éternel nœud papillon, Alber Elbaz a marqué le monde de la mode par ses petites robes de cocktail

PARIS : Adulé des stars et respecté par ses pairs: Alber Elbaz, le créateur de mode à l'éternel noeud papillon qui avait réveillé la maison Lanvin, est décédé à l'âge de 59 ans, emporté par la Covid-19, laissant derrière lui une industrie de la mode en deuil.

"C'est sous le choc et avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le décès soudain d'Alber (...) C'était un homme d'une chaleur exceptionnelle et très talentueux, et sa vision si singulière, son sens de la beauté et de l'empathie laisseront une marque indélébile", a salué Johann Rupert, à la tête du groupe de luxe suisse Richemont dans un communiqué, sans préciser les causes de son décès.

Reconnaissable à sa silhouette ronde, ses lunettes et... son noeud papillon, Alber Elbaz a marqué le monde de la mode par ses petites robes, souvent noires, prisées d'actrices hollywoodiennes comme Natalie Portman, Cate Blanchett ou Sienna Miller.

"Je suis terriblement triste d'apprendre le décès d'Alber Elbaz, un ami de longue date. N'importe qui de suffisamment chanceux pour avoir travaillé avec cet homme incroyable sait qu'il a été l'un des hommes les plus créatifs et drôles de l'industrie, un vrai pionnier", a réagi sur Instagram Edward Enninful, rédacteur en chef du Vogue UK, saluant la mémoire d'un homme "extrêmement talentueux et humble".

"Priorité aux femmes"

Né au Maroc, Alber Elbaz (né Albert) a commencé sa carrière avec le créateur américain Geoffrey Beene à New York avant d'être engagé par Guy Laroche.

Il avait ensuite pris la difficile succession de Yves Saint Laurent pour la ligne prêt-à-porter du couturier français en 1998 avant de rejoindre Lanvin en 2001.

A sa tête pendant 14 ans, il a réussi le tour de force de replacer la plus ancienne maison de couture française, fondée par Jeanne Lanvin en 1889, au firmament de la planète mode, lui redonnant succès et notoriété.

Chez Lanvin, il affirme son style et sa vision de la mode pour les femmes. Une mode fonctionnelle qui doit accompagner leurs corps et les mettre en valeur.

"Les femmes sont plus indépendantes, elles osent davantage. Elles ne dépendent pas de leur mari qui leur donne un chèque pour s'acheter une robe. Elles ne dépendent pas non plus d'un styliste (...)  Un vêtement doit les accompagner. Elles ont envie de bouger avec, de vivre avec. Le mouvement est essentiel pour moi, c'est la vie",  déclarait-il lors d'une interview au magazine L'Express en 2008.

Il avait également signé une collection capsule en 2010 pour le géant du prêt-à-porter suédois H&M.

Départ traumatisant

En 2015, il est évincé de la maison Lanvin. Un départ brutal et traumatisant pour le créateur, qui aura du mal à s'en remettre. Les années suivantes, il se fait discret, produisant quelques collaborations de ci, de là. Il en a notamment signé une pour Tod’s portant sur des sacs et des chaussures et une autre avec les baskets Converse.

Fin 2019, il s'associe au suisse Richemont dans le but de créer sa propre griffe "AZ Factory", qu'il veut "fonctionnelle et qui convient à tout le monde".

"C’est un nouveau départ. Une marque de luxe digitale basée sur l’innovation et la technologie, mais avant tout, un lieu où faire des expériences et essayer de nouvelles idées", avait-il déclaré lors du lancement de sa marque.

Un nouveau départ qui tourne court et qui laisse un monde en deuil, quelques mois après le décès de Kenzo, mort du Covid-19.

"Alber Elbaz le couturier fin, sage et capricieux qui a donné la priorité aux femmes, nous a quittés après trois semaines de lutte contre le Covid", a affirmé sur Instagram, la papesse de la mode, l'Américaine Suzy Menkes.

"Disparition tragique d'Alber Elbaz, grand créateur de mode et grand artiste, intensément attaché au savoir-faire, voulant l'innovation dont il comprenait toute la portée et la nécessité. Il avait tant de talent et aussi du génie. Immense tristesse", a réagi sur Twitter le président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode en France, Pascal Morand.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".