Covid: Londres et l'UE se préparent à fournir une «assistance» à l'Inde

Le personnel médical près d'un camion de transport d'oxygène à Chennai, le 25 avril 2021. (AFP)
Le personnel médical près d'un camion de transport d'oxygène à Chennai, le 25 avril 2021. (AFP)
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Publié le Dimanche 25 avril 2021

Covid: Londres et l'UE se préparent à fournir une «assistance» à l'Inde

  • Le gouvernement britannique a annoncé dans un communiqué envoyer plus de 600 pièces d'équipements médicaux d'urgence vers l'Inde
  • La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé que son gouvernement se préparait à fournir une aide d'urgence à l'Inde, sans donner de détails sur son contenu

BRUXELLES/ PARIS : L'UE va fournir une « assistance » à l'Inde, confrontée à un nombre record de nouveaux cas de contamination par la Covid-19, en activant son Mécanisme européen de protection civile, a annoncé dimanche sur Twitter la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Institué en 2001, ce mécanisme permet aux Etats membres de l'UE participants de coordonner leur aide et de déployer des moyens dans le monde entier en cas de situation d'urgence de grande ampleur à laquelle ne peut pas faire face seule la protection civile d'un pays.

« L'UE met en commun ses ressources pour répondre rapidement à la demande d'assistance de l'Inde via le Mécanisme de protection civile de l'UE », écrit Mme von der Leyen, qui se dit « alarmée par la situation épidémiologique" dans ce pays.

Le commissaire européen à l'Aide humanitaire, Janez Lenarcic, a précisé sur le même réseau social que le Centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC), qui figure au coeur de ce mécanisme, coordonnait « déjà les États membres de l'UE prêts à fournir d'urgence de l'oxygène et des médicaments ».

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé dimanche que son gouvernement se préparait à fournir une aide d'urgence à l'Inde, sans donner de détails sur son contenu.

LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS ENVOIENT DE L'AIDE À L'INDE

La France va « apporter dans les prochains jours un soutien significatif en capacités d'oxygène » à l'Inde qui affronte une flambée des cas de coronavirus, a annoncé dimanche la présidence française. 

Cette aide devrait se traduire par l'envoi de respirateurs à oxygène dont l'Inde manque cruellement, a expliqué une source proche de l'exécutif, sans plus de précisions. 

Les Etats-Unis vont envoyer « immédiatement » des composants pour la production de vaccins ainsi que des équipements médicaux à l'Inde en proie à une flambée des cas de coronavirus, a déclaré dimanche le conseiller de Joe Biden pour la sécurité nationale.  

« Les Etats-Unis ont identifié les origines d'ingrédients spécifiques nécessaires à la production en Inde de vaccins anti-Covid qui vont être immédiatement fournis à l'Inde », a précisé Jake Sullivan, sans évoquer cependant l'envoi de vaccins vers ce pays, qui a enregistré dimanche un record mondial de nouvelles contaminations au coronavirus. 

Londres va envoyer des équipements médicaux d'urgence 

Le gouvernement britannique a annoncé dimanche dans un communiqué envoyer plus de 600 pièces d'équipements médicaux d'urgence vers l'Inde, où les contaminations et les décès dus à l'épidémie de coronavirus atteignent des sommets. 

« Des équipements médicaux vitaux, dont des centaines de concentrateurs d'oxygène et des respirateurs, sont maintenant en route du Royaume-Uni vers l'Inde », a déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson, afin de « soutenir les efforts visant à prévenir de tragiques pertes de vies humaines à cause de ce terrible virus ». 

À la suite de discussions avec le gouvernement indien, « le premier envoi de matériel quittera le Royaume-Uni dimanche et devrait arriver à New Delhi aux premières heures mardi matin », a indiqué le communiqué.  

« Cette première livraison d'équipements permettant de sauver des vies apportera une aide indispensable » face aux « scènes déchirantes en Inde », a estimé le ministre de la Santé Matt Hancock, appelant les gouvernements des différents pays à « s'unir et vaincre ensemble cette terrible maladie ». 

D'autres livraisons devraient suivre dans le courant de la semaine, est-il précisé dans le communiqué. Au total, neuf cargaisons aériennes contenant 495 concentrateurs d'oxygène et 140 ventilateurs seront envoyées.  

Boris Johnson devait initialement se rendre dans le pays dimanche. Mais cette visite de trois jours a été reportée en raison de l'aggravation de la situation sanitaire. 

L'Inde, qui compte 1,3 milliard d'habitants, est en proie à une nouvelle flambée de contaminations par la Covid-19. Dimanche, elle a recensé sur 24 heures près de 350 000 cas et 2 767 décès supplémentaires.

Son système de santé craque sous le flot des malades, qui font face à un manque de lits d'hôpitaux, de réserves d'oxygène et de médicaments vitaux.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.