Le Conseil des affaires économiques et du développement de l’Arabie saoudite fait la lumière sur les réalisations de la Vision 2030

Le prince héritier Mohammed ben Salmane répond aux questions lors d'une conférence de presse à Riyad, le 25  avril 2016 (Archive/AFP)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane répond aux questions lors d'une conférence de presse à Riyad, le 25  avril 2016 (Archive/AFP)
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Publié le Lundi 26 avril 2021

Le Conseil des affaires économiques et du développement de l’Arabie saoudite fait la lumière sur les réalisations de la Vision 2030

  • Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a confirmé que les programmes Vision 2030 avaient constitué de grandes avancées
  • Mohammed ben Salmane a fait savoir qu’il restait encore beaucoup à faire sur différents fronts pour atteindre tous les objectifs de cet ambitieux plan de développement

RIYAD: Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, vice-Premier ministre et président du Conseil des affaires économiques et du développement, a confirmé que les programmes Vision 2030 avaient constitué de grandes avancées et qu’ils avaient relevé les défis structurels des cinq dernières années. 

Le prince héritier a également exprimé sa gratitude pour les efforts déployés par toutes les autorités gouvernementales afin de surmonter de nombreux défis au cours des derniers mois, louant les expériences inestimables qui ont été acquises et qui ont renforcé la confiance dans la réalisation des objectifs de la Vision 2030. 

Mohammed ben Salmane a fait savoir qu’il restait encore beaucoup à faire sur différents fronts pour atteindre tous les objectifs de cet ambitieux plan de développement. 

Le Conseil des affaires économiques et du développement a passé en revue les réalisations de la Vision du Royaume cinq ans après la création de la Vision 2030. Cette dernière a, jusque-là, porté l’accent sur l'établissement d'une infrastructure habilitante, la construction de structures institutionnelles et législatives, l'établissement de politiques générales et le soutien des initiatives. La prochaine phase de la Vision se concentrera sur la poursuite de la mise en œuvre, garantissant une plus grande participation des citoyens et du secteur privé. 

L’examen a couvert les trois grands thèmes de la Vision, que voici: 

1) Une société dynamique 

Le Conseil a passé en revue les réalisations qui visaient à améliorer la qualité de vie dans le cadre d'un environnement attractif et distinctif afin de faire du Royaume une destination mondiale de premier plan. Cela comprend la facilitation de l'accès aux services de santé d'urgence dans les quatre heures, aujourd’hui d’un taux de plus de 87%, contre 36% avant l'inauguration de la Vision; la réduction du pourcentage de décès par accident de la route chaque année – 13,5 décès pour 100 000, alors que ce chiffre s’élevait auparavant à 28,8; et l’augmentation du pourcentage de personnes qui participent à des activités sportives au moins une fois par semaine. Elles sont passées de 13% avant le lancement de la Vision à 19% en 2020. 

Le Conseil a également examiné les réalisations les plus importantes dans le secteur du logement. Le pourcentage d'accession à la propriété est passé de 47%, il y a cinq ans, à 60%. En outre, l'obtention d'une aide au logement est désormais immédiate, alors qu’elle prenait jusqu'à quinze ans avant le lancement de la Vision. 

Le Conseil a pris note des indicateurs liés à l'intérêt croissant pour les sites archéologiques et patrimoniaux, qui ont eu une répercussion directe sur l'inscription de nouveaux sites saoudiens à la liste du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Le nombre de sites patrimoniaux qui peuvent être visités dans le Royaume en 2020 est passé à 354, contre 241 en 2017. Le Conseil a également évalué les efforts qui visaient à renforcer l'identité nationale saoudienne et à renforcer sa présence à l'échelle mondiale, comme en témoigne l'augmentation des éléments du patrimoine culturel immatériel inscrits à l'Unesco à huit, contre trois éléments auparavant. Le nombre de sites patrimoniaux urbains inscrits au patrimoine culturel national s’élève à mille en 2020, contre quatre cents en 2016. 

Le Conseil a constaté un autre succès de la Vision avec l’augmentation de la capacité du Royaume à recevoir et à accueillir les pèlerins vers les lieux saints en élargissant le système de services dans les deux saintes mosquées et les Lieux saints. En outre le processus d'obtention d'un visa Omra a été automatisé et il peut désormais être établi en cinq minutes seulement, contre quatorze jours auparavant. À cela s’ajoute la délivrance du «Visa de touriste électronique», qui peut être obtenu électroniquement en quelques minutes. Ces mesures ont grandement facilité la visite des destinations touristiques et des monuments du Royaume et elles ont contribué à revitaliser le secteur du tourisme et à augmenter sa contribution au produit intérieur brut (PIB), tout en développant diverses destinations touristiques et en créant des opportunités d'emploi pour les hommes et les femmes. Le secteur du tourisme du Royaume est devenu le secteur à la croissance la plus rapide au monde avec 14%. 

Le Conseil a également pris note de la contribution, au cours des cinq dernières années, des programmes de Vision relatifs à l’amélioration de la qualité de vie dans le Royaume. L’Arabie saoudite est devenue un pôle d’attraction, organisant notamment des manifestations sportives de renommée mondiale. En outre, il a également mis en avant les événements sportifs, culturels et bénévoles qui ont attiré plus de 46 millions de visiteurs jusqu'en 2020. Le nombre d'entreprises qui opèrent dans le secteur du divertissement a doublé: elles sont désormais plus de 1 000 et ont généré plus de 101 000 emplois. 

Le Conseil a, en outre, étudié les réalisations liées à la préservation, à la durabilité et à la protection de l'environnement, notamment la création, en 2018 et en 2019, de sept réserves naturelles royales destinées à préserver diverses espèces végétales et animales, constituant un réservoir généalogique contemporain. Le Royaume a non seulement franchi une étape planétaire dans la production d'eau dessalée, mais il a dépassé la production mondiale de dessalement d'eau saline avec la capacité de production la plus élevée atteinte par la Saline Water Conversion Corporation (SWCC), 5,9 millions de m3 par jour en 2020. Le remplacement des technologies thermiques et l'expansion de l'utilisation de technologies respectueuses de l'environnement ont contribué à une réduction des émissions de dioxyde de carbone de 28 millions de tonnes par an. En plus d'annoncer des mégaprojets pour préserver l'environnement au cours de la même période, la Saudi Green Initiative – récemment annoncée – et l'initiative Middle East Green viseront à augmenter le couvert végétal, à réduire les émissions de carbone, à lutter contre la pollution et la dégradation des terres et à préserver la vie marine. 

2) Une économie prospère 

Le Conseil a également inspecté les initiatives destinées à créer un environnement qui soutienne le potentiel commercial et élargisse la base économique. Il a observé que les actifs du Fonds d'investissement public avaient doublé, atteignant environ 1 500 milliards de riyals saoudiens (SR) en 2020, soit 331 milliards d’euros, alors qu’ils ne dépassaient pas 570 milliards de SR, soit 125 milliards d’euros, en 2015. Il convient de noter que le taux des flux d'investissements étrangers internationaux a diminué de 58% depuis 2015. Les entrées d'investissements directs étrangers en Arabie saoudite ont augmenté, parvenant à 17,625 milliards de SR (3,89 milliards d’euros), soit une augmentation de 331% puisqu'elles étaient de 5,321 milliards de SR (1,18 milliards d’euros) avant le lancement de la Vision 2030. Parmi ces initiatives figuraient également le lancement de grands projets qui contribuent au bien-être de la société, créent des emplois et attirent les investissements internationaux. Les plus importants d’entre eux sont, entre autres, Neom, Qiddiya et les projets de la mer Rouge. 

Le Conseil a également examiné les réalisations liées au développement du secteur financier: la Bourse saoudienne (Tadawul) a rejoint les indices des marchés émergents MSCI et S&P Dow Jones, ce qui a facilité l'investissement des investisseurs étrangers dans le royaume d'Arabie saoudite, alors que la valeur de leurs avoirs sur le marché a augmenté de 195,9% pour atteindre 208,3 milliards de SR (soit 46 milliards d’euros) à la fin de l’année 2020, avec un taux de propriété de 12,8% de la valeur totale des actions. 

En outre, le Fintech Saudi Center a été créé dans le but d'ouvrir les services financiers à de nouveaux types d'entités dans le domaine de la technologie financière et de développer des fonds, des accélérateurs et des incubateurs axés sur la technologie financière pour fournir du capital-risque et du financement par actions et favoriser l’environnement entrepreneurial. Ces réalisations ont contribué à faire de la Bourse saoudienne, Tadawul, l'un des dix plus grands marchés financiers du monde. 

Le Conseil a vérifié les performances du Centre national de gestion de la dette. Il apparaît que ce dernier a réussi depuis sa création, au cours des cinq dernières années, à soutenir le budget général du Royaume d'environ 897 milliards de SR, soit 198 milliards d’euros. 

En outre, le Conseil a débattu des réalisations accomplies dans les domaines de la création d'emplois pour l'avenir et du soutien à l'innovation, en considérant l’aide apportée aux petites et moyennes entreprises comme l'un des moteurs les plus importants de la croissance économique. Il s’est félicité du fait que le Royaume était passé au douzième rang dans l'indice de disponibilité du capital-risque dans le Global Competitiveness Report 2020 et au troisième rang mondial dans l'indice de protection des investisseurs minoritaires. De plus, le Royaume s'est hissé au vingt-quatrième rang mondial dans le Global Competitiveness Report 2020, après avoir été classé trente-neuvième en 2018. Parallèlement, en plus d'adopter des lois qui protègent et renforcent leurs droits aux niveaux personnel et professionnel, la participation des femmes saoudiennes au marché du travail a considérablement augmenté, atteignant 33,2% en 2020, contre 19,4% en 2017. 

Le Conseil a également évoqué l'accélération de la croissance du ratio du PIB non pétrolier, qui s’élevait à 59% en 2020, contre 55% en 2016. Les revenus non pétroliers ont également augmenté, passant de 166 milliards de SR (36 milliards d’euros) en 2015 à 369 milliards SR (81 milliards d’euros) en 2020, soit une augmentation de 222%, tandis que le nombre d'usines a augmenté de 38%: 9 984 usines contre 7 206 usines avant le lancement de la Vision. Cela a coïncidé avec le lancement d'initiatives pionnières, comme le lancement du programme Made in Saudi, le programme Shareek pour renforcer le partenariat avec le secteur privé et accélérer le rythme de croissance du PIB, la création d'une banque export-import et le lancement d'un système d'investissement minier. 

Dans le domaine de l'économie numérique, le Conseil examiné les initiatives qui ont propulsé le Royaume à la première place de la compétitivité numérique au niveau du G20, atteignant la première place mondiale en vitesse Internet 5G et couvrant plus de 60% des grandes villes et 45% des autres villes en déployant plus de 12 000 tours qui prennent en charge la technologie 5G.  

Le Royaume s'est également classé sixième parmi les États du G20 dans l'indice mondial de cybersécurité de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et dans l'expansion de la couverture de la fibre optique, puisque 3,5 millions de foyers dans les zones urbaines étaient couverts par des réseaux de fibre optique en 2020; ils n'étaient qu’1,2 million en 2017. En outre, le Royaume a attiré les plus gros investissements technologiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avec des transactions dépassant 6 milliards de SR (1,33 milliards d’euros) dans le secteur du cloud computing. 

Dans le domaine de l'énergie, le Conseil a analysé les accomplissements les plus importants depuis le lancement de la Vision 2030, dont certains sont remarquables aux niveaux national et international. Le Royaume, qui a fondé le groupement de nations Opep+, a réalisé un exploit historique en 2020, parvenant à la plus forte réduction de production que le marché pétrolier ait jamais connue. Cela a contribué à restaurer la stabilité et l'équilibre des marchés mondiaux et à lutter contre les effets de la pandémie de Covid-19 sur l'économie mondiale. Le Royaume a également encouragé le concept d’économie circulaire du carbone adopté par le G20, démontrant sa volonté de protéger l’environnement et de lutter contre le changement climatique dans le cadre de l’accord de Paris et des conventions internationales pertinentes. 

Par ailleurs, le premier des projets prévus par le Gardien des deux Saintes Mosquées pour les énergies renouvelables a également été inauguré, avec l'usine de Sakaka destinée à produire de l'électricité. D'autres projets de production d'électricité à partir d'énergie solaire ont été annoncés dans différentes régions du Royaume, et certains de ces projets ont atteint de nouveaux records en enregistrant le coût d'achat d'électricité produite à partir de l'énergie solaire le plus bas au monde. 

La capacité totale de ces projets a été estimée à plus de 3600 mégawatts. Ces projets fourniront de l'énergie à plus de 600 000 logements. À cela s’ajoutent plusieurs projets d'énergie propre visant à produire de l'hydrogène et de l'ammoniac. Les projets d'énergie renouvelable contribueront à diversifier le mélange énergétique utilisé dans la production d'électricité, de sorte que la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables et de gaz sera de 50% chacun d'ici à 2030, entraînant le déplacement d'environ un million de barils d'équivalent pétrole de carburant liquide. 

Le secteur de l'électricité a été témoin de mesures claires et délibérées pour améliorer son efficience, son efficacité et sa durabilité, telles que la restructuration du secteur, la mise en place du nouveau système électrique et la réorganisation de l'Autorité de régulation de l'eau et de l'électricité. De plus, plus de dix millions de compteurs électroniques intelligents ont été installés: c’est une étape importante vers la numérisation du secteur. 

L'industrie pétrolière saoudienne a également vu l'approbation du développement du champ gazier de Jafurah, la découverte de cinq nouveaux champs pétrolifères et gaziers et l'intégration continue des secteurs pétrolier et pétrochimique. 

Le Conseil a étudié les contributions des programmes de la Vision à la création d'un environnement propice au développement des compétences et à la poursuite des investissements dans l'éducation et la formation. Le nombre d'universités et de collèges est de 63, et la recherche scientifique atteignait 33 588 publications contre 15 056 les années précédentes, soit une augmentation de 223%. Le taux de scolarisation dans les jardins d'enfants a également augmenté à 23%, contre 13% auparavant. 

Le Conseil a également vérifié les réalisations dans le domaine de la localisation des industries militaires, car les programmes Vision 2030 du Royaume sont parvenus à augmenter le taux de localisation dans le secteur pour atteindre 8% à la fin de 2020, contre 2% en 2016. En outre, pour la première fois dans l'histoire du Royaume, un programme de licences permettant de s'engager dans des activités de l’industrie militaire a été lancé. C’est dans ce cadre que 91 entreprises locales et internationales ont obtenu une licence, avec 142 licences de fondation. 

3) Une nation ambitieuse 

Dans le cadre de l'amélioration de la réglementation et des services et de l'expansion des canaux de communication entre les agences gouvernementales, les citoyens et le secteur privé, le Conseil a contrôlé la réalisation des initiatives qui ont apporté des transformations majeures dans l'efficacité du travail gouvernemental, comme la publication de plus de 197 législations dans divers domaines, y compris les lois, les règlements, les statuts et les arrangements organisationnels. 

Le taux de maturité des services gouvernementaux numériques est passé à 81,3% contre 60% en 2017, ce qui a contribué de manière significative à l'amélioration des services fournis aux citoyens et aux résidents du Royaume. 

Le Conseil a en outre étudié tout ce qui a été mis en œuvre en matière de lutte contre la corruption et de renforcement de l'intégrité, car la culture de la responsabilité est solidement enracinée au niveau de l'appareil gouvernemental et parmi les citoyens. En effet, le montant total récupéré par le Trésor public à la suite des accords anti-corruption a atteint 247 milliards de riyals, soit 54 milliards d’euros, au cours des trois dernières années, c’est-à-dire 20% du total des revenus non pétroliers, en plus des dizaines de milliards d'actifs non monétaires transférés au ministère des Finances. 

Le conseil a observé les sauts qualitatifs des réalisations accomplies dans le système judiciaire. Le taux de réussite des tribunaux d'exécution est passé à 82%, celui de réalisation des tribunaux du statut personnel a augmenté, atteignant 59%, comme le renforcement du système judiciaire spécialisé, l'activation des poursuites à deux degrés et l'activation du contentieux électronique. Le nombre de sessions judiciaires tenues entre 2015 et 2020 a atteint plus de 10 millions de sessions, contre 2,7 millions de sessions judiciaires de 2009 à 2014; le nombre de procuration est passé à 11 millions de notaires de 2015 à 2020, contre 2,2 millions entre 2009 et 2014. 

De nombreux accords de localisation ont été signés et sont entrés en vigueur avec diverses autorités de tutelle dans le but d'augmenter les taux de localisation dans divers secteurs, contribuant à l'emploi de plus de 422 000 citoyens et citoyennes depuis le début de l’année 2019. 

Le Conseil a débattu de ce qui avait été réalisé dans le secteur à but non lucratif et la responsabilité sociale. En effet, le nombre de volontaires en 2020 a atteint 409 123, hommes et femmes, à travers plus de 156 000 opportunités de volontariat, contre 23 000 en 2016. Le nombre de volontaires inscrits sur la plate-forme de volontariat a atteint 533 950. La valeur économique du volontariat individuel est passée de 0,6 SR (0,13 euro) par heure en 2016 à 21,27 SR (4,70 euros). 

En outre, le Conseil a vérifié que l’on fournissait bien des logements adéquats aux personnes couvertes par les services de sécurité sociale selon le régime de propriété ou de droit d'usufruit, grâce à l'intégration et au partenariat avec le secteur à but non lucratif et plus de 350 associations sociales qui fournissent plus de 46 000 logements partout dans les régions du Royaume. En outre, la plate-forme Joud pour le logement a été lancée dans le but d’impliquer la communauté et de l’aider à faire des dons de logement à des œuvres caritatives à travers une plate-forme fiable et en coopération avec 121 associations caritatives. Cette plate-forme a contribué à soutenir plus de 23 000 personnes dont les contributions de la société dépassent 400 millions de SR (88 millions d’euros), par le biais de deux volets: la fourniture de logements et l’aide aux citoyens en défaut de paiement pour la location d’un logement. 

Le Conseil a retenu plusieurs recommandations nécessaires pour passer à l’étape suivante du processus de réalisation de la Vision 2030 du Royaume, lancé au début de cette année 2021 et qui se poursuit jusqu'en 2025. Il s’agit de la phase d'avancement des réalisations et de maintien de l'élan requis pour poursuivre les réformes. 

Cela comprend la mise à jour du développement des programmes de réalisation de la Vision pour assurer sa cohérence avec les objectifs, augmenter l'efficacité des dépenses et répondre aux développements économiques à travers trois domaines fondamentaux: 

Premièrement, restructurer certains des programmes actuels et en créer d'autres qui soient conformes aux exigences de la phase suivante, comme l'établissement d'un programme de transformation du secteur de la santé visant à restructurer ce domaine pour en faire un système de santé complet, cela afin de répondre aux aspirations de la Vision. 

Deuxièmement, donner de la flexibilité aux calendriers de mise en œuvre de certains programmes, fixer des priorités pour la mise en œuvre des initiatives et permettre des changements dans les politiques législatives. 

Troisièmement, transférer les initiatives de «promotion du caractère national», des «entreprises nationales importantes» et des «partenariats stratégiques» aux entités concernées et dans le cadre de leurs programmes. Cette recommandation intervient alors que ces initiatives ont atteint la plupart de leurs objectifs au cours des cinq premières années de la Vision, sans qu'il soit nécessaire de préserver son indépendance dans la phase suivante. 

La prochaine phase de la Vision 2030 du Royaume devrait être marquée par le développement continu de secteurs prometteurs et nouveaux. L'accélération des réalisations dans la mise en œuvre des programmes de réalisation de la Vision contribuera à promouvoir la croissance économique et à soutenir le contenu local. Elle augmentera sa contribution au développement économique du Royaume et facilitera l'environnement des affaires. En outre, elle renforcera le rôle des citoyens et du secteur privé dans la réalisation de la Vision, s’appuyant sur une plus grande autonomisation qui permettra d’utiliser les capacités et à investir les potentiels afin de réaliser davantage de progrès et d’obtenir davantage de succès.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Middle East Energy 2026: la France mise sur des réseaux électriques plus intelligents et résilients dans le Golfe

 La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
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  • Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures
  • À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035

DUBAÏ : La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. À travers un pavillon dédié de Business France, 13 entreprises françaises présenteront leurs technologies et leur expertise dans des domaines allant de la protection des réseaux à l’intégration des énergies renouvelables.

Cette participation intervient alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accélèrent la transformation de leurs systèmes électriques. L’augmentation de la demande en électricité, le développement rapide des énergies renouvelables et la numérisation des économies régionales placent désormais les réseaux électriques au cœur des stratégies énergétiques.

Pour la France, cette évolution ouvre un espace important pour ses entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, l’automatisation, la cybersécurité des systèmes industriels, le stockage et l’alimentation électrique critique.

Des investissements massifs dans les infrastructures électriques

Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques et de ses réseaux intelligents.

À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035. L’objectif est de recourir davantage aux technologies numériques, à l’automatisation et à l’analyse des données afin d'améliorer la fiabilité et l’efficacité du réseau et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Le mouvement dépasse les frontières des Émirats. Dans l’ensemble du CCG, les interconnexions électriques et la flexibilité des réseaux deviennent des priorités à mesure que les capacités de production évoluent.

Parmi les projets structurants figure notamment l’interconnexion directe entre Oman et le réseau électrique du CCG, portée par la GCC Interconnection Authority. Le projet prévoit environ 530 kilomètres de lignes de transport à 400 kV, afin de renforcer les échanges d’électricité entre Oman et le réseau régional et d’accroître la résilience du système électrique.

Le réseau, nouveau pilier de la transition énergétique

La transformation du secteur énergétique du Golfe ne se limite plus à la construction de nouvelles capacités de production. Elle concerne désormais l’ensemble de l’infrastructure permettant de transporter, distribuer, contrôler et sécuriser l’électricité.

Cette évolution est particulièrement importante avec l’essor du solaire et d’autres sources renouvelables, dont la production peut être variable. Les réseaux doivent ainsi devenir plus flexibles et capables de gérer des flux d’électricité plus complexes.

À l’échelle mondiale, les besoins d’investissement sont considérables. Selon le rapport Electricity 2026 de l’Agence internationale de l’énergie, les investissements annuels dans les réseaux électriques devront augmenter d’environ 50 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau actuel d’environ 400 milliards de dollars, pour suivre la croissance de la demande mondiale.

La résilience des infrastructures, leur capacité à intégrer les énergies renouvelables et leur numérisation deviennent ainsi des enjeux stratégiques, aussi bien pour les économies développées que pour les marchés du Golfe.

Un partenariat franco-émirati qui s’élargit

La présence française à Middle East Energy s'inscrit également dans le renforcement des relations économiques entre Paris et Abou Dhabi.

Les Émirats arabes unis constituent le premier client de la France dans le Golfe. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 10,8 milliards d’euros en 2025, contre 8,5 milliards en 2024 et 7,4 milliards en 2023.

La coopération bilatérale s’étend désormais à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique, les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

En février 2025, Masdar, TotalEnergies et 2PointZero ont notamment signé un accord-cadre visant à favoriser le développement de l’accès aux énergies propres dans les marchés émergents, dans le cadre du UAE-France High-Level Business Council.

Cette coopération s’appuie également sur le Partenariat stratégique global dans le domaine de l’énergie, établi entre la France et les Émirats en 2022.

Treize entreprises françaises au rendez-vous

Le pavillon français réunira 13 entreprises couvrant plusieurs segments de la chaîne de valeur électrique.

Dans le domaine de la protection et de la résilience des réseaux, CITEL-2CP, France Paratonnerres, INDELEC, OBSTA et SERGI Transformer Protector présenteront notamment des solutions de protection contre les surtensions et la foudre, de prévention des explosions et incendies de transformateurs, ainsi que des technologies destinées aux infrastructures critiques.

Sur le volet de la mesure, de la supervision et de l’automatisation, Chauvin Arnoux Middle East / Chauvin Arnoux Energy, AOIP et Straton Automation proposeront des solutions de surveillance des réseaux électriques, de test et mesure, d’étalonnage et d’automatisation industrielle.

Michaud Export, Transalpes Composite et SOC EXPL General Produits Industriels mettront pour leur part en avant leur expertise dans les réseaux de distribution basse tension, les supports de réseaux et les solutions industrielles isolantes.

Enfin, EnerSys, Infosec UPS System et Terracotta présenteront des solutions liées à l’alimentation électrique critique, notamment les batteries, les chargeurs, les systèmes d’alimentation sans interruption et les équipements électriques.

Au-delà de la diversité des technologies présentées, cette présence française illustre une volonté de se positionner sur l’ensemble de la transformation des réseaux électriques du Golfe.

Alors que les pays de la région cherchent à concilier croissance de la demande, déploiement des renouvelables et sécurité énergétique, la prochaine étape de leur transition pourrait bien se jouer moins dans la seule capacité de produire davantage d’électricité que dans celle de disposer de réseaux capables de la transporter, de la gérer et de la sécuriser plus intelligemment.


La carte Visa marque le retour de la Syrie dans le système financier mondial: Al-Sharaa utilise sa carte pour acheter un café

« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
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  • Les États-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme après 47 ans
  • « Prêts à reconstruire la nation », déclare Ahmad Al-Sharaa

RIYAD: « En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? »

D’un simple geste sur un terminal de paiement à Damas, le président Ahmad Al-Sharaa a marqué le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme et le retour de ce pays arabe au sein du système financier mondial.

Dans une vidéo diffusée tôt jeudi matin, Al-Sharaa a utilisé une carte Visa pour payer un café alors qu’il était assis aux côtés de Safwat Raslan, le gouverneur de la banque centrale de la République arabe syrienne.

Raslan a publié la vidéo sur X, en déclarant : « Assister à ce moment aux côtés de Son Excellence le président Ahmad Al-Sharaa, et voir le premier paiement par carte Visa s'effectuer au cœur de Damas le lendemain du retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, est pour moi un sentiment difficile à exprimer avec des mots. »


Lundi, les États-Unis ont franchi une étape historique en retirant la Syrie de cette liste après 47 ans, libérant ainsi ce pays arabe des graves conséquences économiques liées à cette désignation.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « La mesure prise aujourd’hui contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique. »

Les rebelles menés par Al-Sharaa ont renversé Bachar al-Assad, qui dirigeait la Syrie depuis longtemps, en décembre 2024, au terme d’une guerre civile dévastatrice qui a duré 13 ans.

Al-Sharaa a salué cette décision en déclarant : « La Syrie se débarrasse d’une tache sombre et tourne la page sur un chapitre douloureux de son passé pour s’engager sur la voie du développement, de la reconstruction et du renouveau. »


Le ministre saoudien de l’Investissement : «Notre économie offre d’importantes opportunités aux entreprises françaises»

 Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
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  • M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.
  • Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne

PARIS: Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, a déclaré lundi que les investissements directs étrangers (IDE) français en Arabie saoudite avaient atteint 16,3 milliards d’euros, soulignant que la France était la quatrième source d’IDE du Royaume.

Il a ajouté que la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite s’étendait désormais à plus de 18 secteurs.

S’exprimant lors de l’ouverture de la Table ronde franco-saoudienne sur l’investissement organisée à Paris, à laquelle participait également Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.

Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en France du prince héritier et Premier ministre Mohammed ben Salmane. Organisée par le ministère de l’Investissement, elle rassemble des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des dirigeants de grandes sociétés des deux pays.

Les discussions portent sur les opportunités d’élargir les partenariats dans des secteurs tels que l’industrie, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, entre autres. La signature de nouveaux accords et protocoles d’accord est également prévue.

L’énergie, domaine phare de la coopération

Le ministre de l’Investissement a souligné que le secteur du pétrole et du gaz figurait parmi les industries les plus susceptibles de bénéficier du renforcement des relations saoudo-françaises, compte tenu de la présence de longue date des entreprises françaises dans le secteur énergétique du Royaume.

La coopération s’étend également à l’ensemble du paysage énergétique, notamment aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et aux infrastructures de réseau, tandis que les entreprises françaises continuent de renforcer leur présence dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des transports, de la construction, de l’eau et des services.

L’énergie reste l’un des domaines phares de l’engagement français en Arabie saoudite, parallèlement aux opportunités croissantes dans de nouveaux secteurs étroitement liés à la dynamique de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

De l’énergie et de l’industrie à l’intelligence artificielle

Le partenariat d’investissement entre les deux pays s’étend de plus en plus au-delà des secteurs traditionnels pour s’orienter vers la nouvelle économie, en particulier l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, la culture, les industries créatives et l’exploitation minière.

L’intégration de ces secteurs à l’ordre du jour de la table ronde reflète les efforts des deux parties pour transformer des liens économiques bien établis en partenariats d’investissement dans certains des secteurs connaissant la croissance la plus rapide, en tirant parti de la demande croissante sur le marché saoudien et des capacités technologiques et industrielles des entreprises françaises.

Les entreprises françaises sont déjà présentes dans des secteurs tels que les transports et la logistique, les services liés à l’eau et à l’environnement, l’hôtellerie et la santé. À mesure que l’économie saoudienne poursuit son expansion, de nouvelles opportunités apparaissent dans les domaines des technologies de pointe et de l’industrie manufacturière.