Marianne Faithfull: «je ne sais pas si je pourrai rechanter»

La chanteuse britannique Marianne Faithfull (Photo, AFP).
La chanteuse britannique Marianne Faithfull (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 27 avril 2021

Marianne Faithfull: «je ne sais pas si je pourrai rechanter»

  • Marianne Faithfull se remet difficilement de la Covid-19 qu’elle a contracté il y a un an
  • Que ses fans se rassurent, l'Anglaise n'est pas abattue et a pu boucler un projet initié avant la maladie : mettre en musique des poètes romantiques du 19e siècle, qu’elle récite

PARIS: « Lady Marianne » rechantera-t-elle un jour ? Marianne Faithfull, qui se remet difficilement de la Covid-19, l'ignore mais elle a pu mener à bien un album où elle lit de la poésie mise en musique.

L'artiste de 74 ans, affectée par le coronavirus et hospitalisée il y un an, répond au téléphone depuis son domicile du sud-ouest londonien mais paraît bien lointaine, sa voix appesantie par la fatigue. 

Quand on prend de ses nouvelles, l'interprète de « Broken english », album référence de 1979, est directe : « Cette pandémie m'a salement touchée, j'ai failli mourir, et maintenant j'ai ce qu'on appelle une Covid longue, je souffre des poumons et je ne peux pas parler très longtemps ».

Et rechanter ? « Darling (chéri, en français) nous ne savons pas, j'espère, je m'exerce une fois par semaine avec un ami qui vient chez moi, mais je ne sais vraiment pas ; ne plus pouvoir chanter un jour est une pensée affreuse, mais si ça arrive je ne peux rien y changer ». 

Que ses fans se rassurent, l'Anglaise n'est pas abattue et a pu boucler un projet initié avant la maladie : mettre en musique des poètes romantiques du 19e siècle (Byron, Shelley, Keats, etc) qu'elle récite. 

L'album « She walks in beauty », titre suggéré par Nick Cave --qui joue sur ce disque-- et tiré d'un poème de Byron, sort ce vendredi (chez BMG). 

« Très chanceuse »

C'est une sorte de « rêve devenu réalité », disque qu'elle voulait faire « depuis si longtemps ». Mais ce dessein ne fut « souvent pas compris, il fallait que je trouve les bonnes personnes ». 

Elles se nomment François Ravard, son manager français (qui partagea un temps sa vie, comme il le raconte dans son autobiographie « Rappels » chez Harper Collins) et l'Australien Warren Ellis, compositeur, multi-instrumentiste de génie, vieux complice de la chanteuse et fidèle lieutenant de Nick Cave. Le disque est d'ailleurs co-signé Faithfull et Ellis. 

Outre Cave, partant pour l'aventure (au piano) dès qu'Ellis lui fit écouter les premières ébauches, on trouve aussi des contributions d'une autre légende vivante, Brian Eno (synthés, arrangements de cordes, clarinette, etc). Le violoncelliste français Vincent Segal (entendu chez Cesaria Evora, Sting ou Elvis Costello) complète aussi ce casting de rêve.

« Je suis très chanceuse, ce sont tous des amis », se réjouit Marianne Faithfull. « De vieux compagnons », c'est un terme qui colle aussi aux poètes qu'elle honore. Elle les découvrit jeune élève au couvent en Angleterre sous l'influence « d'une professeure merveilleuse, Mme Simpson, qui n'était pas catholique d'ailleurs ». 

Des études de littérature semblaient une voie toute tracée, mais la suite de l'histoire est connue. Au cours d'une soirée, elle fut repérée par le manager des Stones et emportée par le « Swinging London », vent de folie pop qui souffla depuis la capitale anglaise dans les années 1960. 

Un changement de vie pour le meilleur --une porte d'entrée dans le show-biz-- et pour le pire --de l'étiquette encombrante de muse des Rolling Stones (elle fut la compagne de Mick Jagger) jusqu'aux paradis artificiels au goût d'enfer. 

Survivante

Mais c'est une survivante. Y compris face à une crise sanitaire qui bouscula aussi la façon de réaliser l'album. « Avec la pandémie, nous ne pouvions pas le faire comme avant en studio, tous ensemble. J'ai enregistré dans mon appartement (avec Head, producteur fréquenté par PJ Harvey, ndlr) et tout cela a été envoyé en France à Warren (qui vit en région parisienne, ndlr) ». 

« Ces conditions n'ont pas été aussi difficiles que je l'imaginais ; le plus dur était de ne pas avoir l'avis de tout le monde tout de suite, comme quand on le fait en studio : rien qu'avec le langage corporel des gens, on sait si ça leur plaît ou non ». 

Celle qui vécut longtemps à Paris, avant de rentrer à Londres pour se rapprocher de son fils et de ses petits-enfants, pourrait-elle donner une suite à cet album avec des poètes français ? « J'adore Baudelaire, Rimbaud, mais je ne parle pas assez bien français. Je ne sais pas, il faut que j'y songe ». 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".