Retour sur Terre du vaisseau SpaceX avec les astronautes de l'ISS

Cette image fournie avec l'aimable autorisation de la NASA et rendue disponible le 2 mai 2021, montre l'astronaute de la NASA Mike Hopkins (C) réagissant alors qu'il est aidé à sortir du vaisseau spatial SpaceX Crew Dragon Resilience. (NASA / Bill Ingalls)/AFP)
Cette image fournie avec l'aimable autorisation de la NASA et rendue disponible le 2 mai 2021, montre l'astronaute de la NASA Mike Hopkins (C) réagissant alors qu'il est aidé à sortir du vaisseau spatial SpaceX Crew Dragon Resilience. (NASA / Bill Ingalls)/AFP)
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Publié le Dimanche 02 mai 2021

Retour sur Terre du vaisseau SpaceX avec les astronautes de l'ISS

  • LA capsule a amerri en pleine nuit à 02H56 (06H56 GMT), dans le golfe du Mexique, au large de la ville de Panama City, en Floride, dans le Sud-Est des Etats-Unis, après un vol de six heures et demie depuis l'ISS
  • Les Américains Michael Hopkins, Victor Glover, Shannon Walker et le Japonais Soichi Noguchi ont été en novembre les premiers astronautes d'une mission "opérationnelle" à être transportés jusqu'à l'ISS par la société spatiale d'Elon Musk

WASHINGTON: Un vaisseau de la société SpaceX a ramené dimanche sur Terre quatre astronautes de la Station spatiale internationale (ISS), après une mission de 160 jours dans l'espace.

Leur capsule a amerri en pleine nuit à 02H56 (06H56 GMT), dans le golfe du Mexique, au large de la ville de Panama City, en Floride, dans le Sud-Est des Etats-Unis, après un vol de six heures et demie depuis l'ISS, selon les images infrarouge diffusées par un appareil de recherche de haute altitude de la Nasa.

Des embarcations ont été déployées afin de récupérer la capsule et les astronautes. L'équipage, composé de trois Américains et un Japonais, a dit être en bonne santé, selon l'Agence spatiale américaine.

"Nous nous sommes entraînés pour récupérer les équipages de jour comme de nuit", avait expliqué Steve Stich, responsable du programme des vols commerciaux de la Nasa, interrogé peu avant le départ de la capsule.

"Les bateaux ont beaucoup d'éclairage" et nous aurons "la lumière de la Lune", a-t-il dit, en décrivant des conditions météorologiques excellentes, avec une mer calme.

Les Américains Michael Hopkins, Victor Glover, Shannon Walker et le Japonais Soichi Noguchi ont été en novembre les premiers astronautes d'une mission "opérationnelle" à être transportés jusqu'à l'ISS par la société spatiale d'Elon Musk, qui s'est imposée comme un partenaire incontournable de la Nasa.

Sept astronautes sont encore à bord de l'ISS.

"Merci pour votre hospitalité, (...) on se reverra sur Terre", avait lancé Michael Hopkins, à l'adresse des sept astronautes encore à bord de la Station au moment des adieux.

Deux autres Américains ont déjà fait le voyage aller-retour à bord de Dragon en 2020, lors d'une mission d'essai de deux mois à bord de la Station. Il s'agissait alors du premier vol vers l'ISS lancé des Etats-Unis depuis la fin des navettes spatiales en 2011, et du premier assuré par une entreprise privée avec des astronautes à bord.

C'est cette fois la première mission régulière a être ramenée sur Terre par SpaceX.

Pour le "plouf" final, les astronautes sont à bord du même vaisseau Dragon, baptisé "Resilience", qui les avait emmenés jusqu'en orbite, et que SpaceX prévoit ensuite de réutiliser pour d'autres missions, après reconditionnement.

Dragon emporte aussi à son bord "des congélateurs scientifiques remplis d'échantillons de recherches" réalisées en apesanteur, a précisé la Nasa.

Le départ de cet équipage, Crew-1, fait suite à l'arrivée à bord de l'ISS la semaine dernière d'une deuxième mission régulière transportée par l'entreprise américaine (Crew-2), dont fait partie l'astronaute français Thomas Pesquet, et à qui le relais a été passé ces derniers jours.

"C'est passé vite"

Mardi, Shannon Walker a transmis le commandement de l'ISS à un astronaute de Crew-2 lors d'une cérémonie symbolique. "Je chérirai ces moments pour toujours", avait-elle déclaré à cette occasion.

Au total, Crew-1 aura passé 168 jours dans l'espace. "Le temps a filé, c'est vraiment passé vite", avait jugé Victor Glover.

"Nous sommes tous, comme vous pouvez l'imaginer, très enthousiastes à l'idée de cet amerrissage, pour ce que cela permettra, à savoir le retour vers nos familles", avait pour sa part dit Michael Hopkins. "Nous sommes très heureux de cette mission. Je pense que nous avons aussi tous hâte de rentrer chez nous".

Leur départ de l'ISS était initialement prévu pour mercredi, puis vendredi, mais avait dû chaque fois être reporté à cause des mauvaises conditions météo prévues dans la zone d'amerrissage.

La Nasa et SpaceX "collaborent étroitement avec les garde-côtes américains pour établir une zone de sécurité de 10 milles nautiques autour de l'endroit prévu pour l'amerrissage, afin d'assurer la sécurité du public" et des personnes chargées d'aller récupérer les astronautes, a expliqué l'Agence spatiale américaine dans un communiqué.

Lors du retour des deux astronautes de la mission d'essai en août 2020, des bateaux de plaisance s'étaient approchés trop près du lieu d'arrivée de la capsule, et avaient dû être écartés.

En plus des quatre astronautes de Crew-2, restent également dans l'ISS un autre astronaute américain et deux Russes, arrivés eux à bord d'une fusée Soyouz. Avant le départ de Crew-1, la Station spatiale était ainsi peuplée de pas moins de 11 personnes.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.