Un diadème de la Maison de Savoie vendu près de $1,3 million à Genève

Le diadème a été offert à Maria Vittoria dal Pozzo en 1867, à l'occasion de son mariage avec Amédée Ier de Savoie, Duc d'Aoste et roi d'Espagne (1870-1873), ce bijou est attribué à Musy Padre e Figli, joaillier à la cour d'Italie basé à Turin et l'un des plus anciens orfèvres d'Europe. (Photo, AFP)
Le diadème a été offert à Maria Vittoria dal Pozzo en 1867, à l'occasion de son mariage avec Amédée Ier de Savoie, Duc d'Aoste et roi d'Espagne (1870-1873), ce bijou est attribué à Musy Padre e Figli, joaillier à la cour d'Italie basé à Turin et l'un des plus anciens orfèvres d'Europe. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 12 mai 2021

Un diadème de la Maison de Savoie vendu près de $1,3 million à Genève

  • Le diadème royal, conservé pendant plus de 150 ans, est composé de onze perles naturelles et de diamants
  • Véritable chef-d'oeuvre d'ingéniosité, il peut être séparé en deux parties, ce qui permet de le porter en collier

GENEVE : Un diadème de la Maison de Savoie a été vendu mardi par Sotheby's près de 1,4 million d'euros, tandis qu'une broche sertie de deux saphirs du Cachemire, dont le plus gros jamais mis aux enchères, est partie à 3,2 millions d'euros.

Le diadème royal, conservé pendant plus de 150 ans au sein de la Maison de Savoie, est composé de onze perles naturelles et de diamants, et a été acheté par un collectionneur asiatique, a indiqué à l'AFP la maison d'enchères.

C'est la première fois que ce joyau, datant de la seconde moitié du XIXe siècle, apparaissait sur le marché.

Estimé entre 1 et 1,5 million de dollars, il a trouvé preneur à 1,3 millions USD (prix au marteau), soit 1,6 million USD commission comprise (près de 1,4 million EUR).

Ce diadème jouit d'une provenance exceptionnelle, ayant appartenu à deux collections royales européennes, celles d'Italie et d'Espagne.

Offert à Maria Vittoria dal Pozzo en 1867, à l'occasion de son mariage avec Amédée Ier de Savoie, Duc d'Aoste et roi d'Espagne (1870-1873), ce bijou est attribué à Musy Padre e Figli, joaillier à la cour d'Italie basé à Turin et l'un des plus anciens orfèvres d'Europe.

Véritable chef-d'oeuvre d'ingéniosité, il peut être séparé en deux parties, ce qui permet de le porter en collier.

Ce diadème royal apparaît sur le marché dans le contexte d'une « demande mondiale inédite » pour ce type de bijoux, en particulier d'origine royale, selon la maison d'enchères, qui indique que depuis 2011 ces pièces historiques ont atteint des prix records aux enchères et attirent un nombre croissant de collectionneurs, en particulier en Asie.

La maison britannique a également fait sensation en proposant une broche ornée de deux saphirs du Cachemire, dont le plus gros jamais mis aux enchères de 55,19 carats.

La pierre de forme ovale a été montée en broche dans les années 1930 au côté d'un autre saphir du Cachemire de 25,97 carats. Le bijou provient de la collection de Maureen Constance Guinness (1907-1998), figure phare de la haute société britannique et héritière de la famille de brasseurs irlandais.

Estimé entre 2 et 3 millions USD, il a été adjugé pour la somme de 3,2 millions de dollars (prix au marteau), soit 3,9 millions USD commission comprise (3,2 millions d'euros).

« La broche avec le saphir du Cachemire a été achetée par le diamantaire et bijoutier Graff », qui a aussi acquis deux splendides colliers avec chacun un saphir de Ceylan (Sri Lanka) de plus de 100 carats, a indiqué Sotheby's. L'un de ces colliers avec un saphir de 111.73 carats a atteint 4,7 millions de dollars (3,9 millions d'euros), soit près du double de l'estimation haute.

A la suite de leur découverte au début des années 1880, l'exploitation des saphirs du Cachemire n'a duré que cinq ans, entre 1882 et 1887, et ces pierres précieuses sont parmi les plus convoitées sur le marché, selon la maison d'enchères.

Une autre pièce maîtresse de cette vente a été un pendentif serti de diamants et d'une émeraude poire de 104,40 carats, un poids exceptionnel pour une émeraude.

Monté par le célèbre joaillier américain Harry Winston dans les années 1970, le bijou a été acquis 2 millions de dollars (1,65 million d'euros).


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".