Le bilan des frappes israéliennes franchit le seuil des 100 morts à Gaza

Depuis le début lundi de ce nouveau cycle de violences, 103 Palestiniens, dont 27 enfants, ont été tués dans la bande de Gaza, et 580 blessés, selon un dernier bilan du ministère local de la Santé. (Photo, AFP)
Depuis le début lundi de ce nouveau cycle de violences, 103 Palestiniens, dont 27 enfants, ont été tués dans la bande de Gaza, et 580 blessés, selon un dernier bilan du ministère local de la Santé. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

Le bilan des frappes israéliennes franchit le seuil des 100 morts à Gaza

  • Cacophonie ou guerre psychologique ? l'armée israélienne annonce son entrée dans Gaza puis fait marche arrière
  • Escalade entre Arabes et Juifs dans plusieurs villes mixtes d'Israël, à un niveau de violence jamais atteint depuis des décennies

JERUSALEM : Guerre psychologique ou simple erreur? Après avoir annoncé la présence de ses soldats dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a fait marche arrière vendredi, évoquant un « problème de communication en interne », à l'heure où le bilan de ses frappes dans ce territoire palestinien cette semaine franchit le seuil des 100 morts.

Dans la nuit, l'aviation israélienne a poursuivi ses bombardements de sites du Hamas, alors que des centaines d'habitants palestiniens ont dû quitter leurs maisons précipitamment pour fuir les frappes, selon des témoins et des journalistes de l'AFP sur place.

Depuis le début lundi de ce nouveau cycle de violences, 115 Palestiniens, dont au moins 27 enfants, ont été tués dans la bande de Gaza, et 600 blessés, selon un dernier bilan du ministère local de la Santé.

En Israël, sept personnes, dont un enfant de 6 ans et un soldat, ont péri.

De plus, trois roquettes ont été tirées jeudi soir du Liban vers Israël mais sont tombées en Méditerranée, selon l'armée. D'après une source militaire libanaise, les projectiles ont été tirés d'un secteur proche d'un camp de réfugiés palestiniens.

D'après l'armée israélienne, environ 90% des plus de 1 750 roquettes lancées depuis lundi à partir de la bande de Gaza ont été interceptées par le bouclier antimissile « Dôme de Fer ».

Appelant les compagnies aériennes à suspendre leurs vols vers Israël, le Hamas a annoncé avoir tiré une roquette d'une portée de 250 km en direction du deuxième aéroport d'Israël, dans le Sud, vers lequel les autorités aéroportuaires ont détourné les vols à destination de Tel-Aviv en raison des tirs.

Plusieurs compagnies ont d'ailleurs suspendu leurs vols vers l'aéroport international Ben Gourion de Tel-Aviv.

Les autorités américaines ont d'ailleurs appelé jeudi leurs ressortissants à « éviter de se rendre en Israël » en raison de la flambée de violence.

Entre temps, c'est la cacophonie au sein de la communication de l'armée israélienne . « L'aviation israélienne et des troupes au sol mènent actuellement une attaque dans Gaza », a d'abord écrit l'armée dans un bref message. Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'armée, Jonathan Conricus, a confirmé que des soldats étaient entrés « dans » la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas, sans préciser leur nombre, ni la durée, ni l'étendue de l'opération.

Puis, deux heures plus tard, le porte-parole de l'armée israélienne a émis une « clarification » pour dire « qu'il n'y avait actuellement pas de troupes dans la bande de Gaza ».

Interrogé à nouveau, le porte-parole de l'armée a expliqué cet imbroglio apparent par un « problème de communication en interne » et que des troupes bombardaient Gaza mais de l'extérieur du territoire.

Peu après minuit, des groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza ont tiré un nouveau barrage de roquettes vers le sud d'Israël, limitrophe de l'enclave palestinienne.

L’armée israélienne avait massé jeudi chars et véhicules blindés le long du territoire palestinien d'où les troupes israéliennes s'étaient retirées unilatéralement en 2005. Et le ministère de la Défense a donné le feu vert à l'armée pour mobiliser au besoin des milliers de réservistes.

La dernière opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, territoire de deux millions d'habitants soumis à un blocus israélien depuis plus de 10 ans, remonte à 2014.

 

Lynchage d'un homme arabe en direct à la télévision

Israël était sous le choc tard mercredi soir après la diffusion à la télévision, en direct et à une heure de grande écoute, du lynchage d'un homme, considéré arabe par ses agresseurs, par des militants d'extrême droite près de Tel-Aviv.

Ces images insoutenables montrent un homme être sorti de force de sa voiture puis roué de coups par une foule de plusieurs dizaines de personnes, jusqu'à ce qu'il perde connaissance.

L'incident, dont les images ont été diffusées en direct par la chaîne publique Kan, s'est produit sur la promenade en bord de mer de Bat Yam, ville au sud de la métropole Tel-Aviv.

Les forces de police et les services de secours ne sont arrivés que quinze minutes plus tard. Pendant ce temps, la victime restait allongée, inerte, au milieu de la rue.

Des personnes dans la foule ont justifié ce lynchage en affirmant que l'homme était un Arabe ayant tenté de foncer sur un rassemblement de partisans d'extrême droite. Mais la séquence diffusée par Kan laisse plutôt penser à un automobiliste cherchant à éviter la manifestation.

La victime «du lynchage est grièvement blessée mais (dans un état) stable», a indiqué dans un communiqué l'hôpital Ichilov de Tel-Aviv, sans révéler son identité.

Le député d'extrême droite Bezalel Smotrich, chef du parti «Sionisme Religieux», a affirmé avoir «avoir honte» de ce lynchage d'une «cruauté atroce». «Frères juifs, Stop!! Nous ne pouvons en aucun cas nous laisser aller à des actes violents», a-t-il ajouté.

Le grand rabbin d'Israël Yitzhak Yossef a appelé à cesser les agressions commises par des juifs: «Des citoyens innocents sont attaqués par les organisations terroristes, le coeur est lourd et les images difficiles mais nous ne pouvons pas nous laisser entrainer dans des provocations et des agressions», a-t-il précisé.

Pour le député arabe Issawi Fredj (Meretz, gauche), il s'agit des «prémices d'une guerre civile».

Des militants d'extrême droite ont manifesté mercredi soir à travers le pays, provoquant des affrontements avec les forces de l'ordre, et parfois des Arabes Israéliens.

La police a indiqué «réagir aux incidents violents dans plusieurs villes, notamment Lod, Acre et Haïfa». Selon elle, un juif a été grièvement blessé par des jets de pierres dans la ville mixte judéo-arabe d'Acre.

«Les émeutiers à Lod et Acre ne représentent pas les Arabes Israéliens, les émeutiers à Bat Yam (...) ne représentent pas les juifs israéliens, la violence ne dictera pas nos vies», a relevé le chef de l'opposition Yaïr Lapid.

 

La guerre entre Israël et le Hamas avait alors duré 50 jours et fait au moins 2 251 morts côté palestinien, en majorité des civils, et 74 côté israélien, presque tous des soldats.

 

Réunion à l'ONU

Le conflit est doublé d'une escalade entre Arabes et Juifs dans plusieurs villes mixtes d'Israël, un niveau de violence jamais atteint depuis des décennies selon la police israélienne.

Près de 1000 membres de la police des frontières ont été appelés en renfort dans ces villes, théâtres d'émeutes depuis mardi avec des heurts et des échanges de coups de feu, et plus de 400 personnes, Juifs et Arabes, ont été arrêtées ces trois derniers jours.

Jeudi soir, un homme a ouvert le feu à l'arme semi-automatique sur un groupe de Juifs, blessant une personne à Lod, près de Tel-Aviv, selon un témoin et la police.

Des groupes israéliens d'extrême droite ont affronté dans des villes les forces de sécurité et des Arabes israéliens, les descendants des Palestiniens restés sur leur terre à la création d'Israël en 1948.

Face à l'intensification du conflit Israël/Hamas, le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir dimanche une réunion virtuelle publique sur le conflit. L'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, le Norvégien Tor Wennesland, ainsi que des représentants d'Israël et des Palestiniens devraient y participer.

Le secrétaire général de l'organisation, Antonio Guterres, invoquant « l'esprit de l'Aïd », a appelé jeudi soir à « une désescalade et une cessation des hostilités immédiates à Gaza et en Israël ».


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.