Tourisme pour milliardaire et cinéma: les grands projets de Moscou dans l'espace

Le lancement de l'engin spatial Soyouz MS-18, le 9 avril 2021 (Photo, AFP/ NASA)
Le lancement de l'engin spatial Soyouz MS-18, le 9 avril 2021 (Photo, AFP/ NASA)
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Publié le Jeudi 13 mai 2021

Tourisme pour milliardaire et cinéma: les grands projets de Moscou dans l'espace

  • Première annonce faite jeudi, celle d'envoyer vers l'ISS le milliardaire japonais Yusaku Maezawa et son assistant Yozo Hirano, chargé de documenter l'aventure
  • La Russie a annoncé envoyer une équipe de cinéma pour tourner un film de fiction à bord de la Station spatiale internationale en octobre

MOSCOU: La Russie a annoncé jeudi coup sur coup envoyer une équipe de cinéma pour tourner un film de fiction à bord de la Station spatiale internationale en octobre, avant de mettre un milliardaire japonais sur orbite en décembre. 

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Le milliardaire japonais Yusaku Maezawa lors de l'annonce par Elon Musk d'être le premier passager privé à voler autour de la Lune à bord du lanceur SpaceX (Photo, AFP)

Ces annonces interviennent alors que l'agence spatiale Roscosmos est à la peine depuis des années et tente de se relancer après des scandales de corruption et la concurrence de la société Space X d'Elon Musk. 

Première annonce faite jeudi, celle d'envoyer vers l'ISS le milliardaire japonais Yusaku Maezawa et son assistant Yozo Hirano, chargé de documenter l'aventure. Le voyage se fera le 8 décembre à bord d'une fusée Soyouz. 

« La durée du voyage spatial sera de 12 jours », a indiqué l'agence, précisant que l'entraînement de l'équipage commencerait en juin pour un vol prévu le 8 décembre. 

« Je suis tellement curieux de ce qu'est la vie dans l'espace que j'ai prévu de la découvrir par moi-même et de la partager avec le monde sur ma chaîne YouTube », a commenté Yusaku Maezawa, 45 ans, dans un communiqué de Space Adventures, l'intermédiaire qui organise le voyage. 

 

Roscosmos a en outre annoncé envoyer en octobre à bord de l'ISS l'actrice Ioulia Peressild, 36 ans, et le réalisateur Klim Chipenko, 37 ans. 

Ils doivent y tourner « le premier film de fiction dans l'espace », une œuvre dont on ne connaît que le nom provisoire: « Le  défi ». 

Le film est coproduit par Dmitri Rogozine, le patron de Roscosmos, qui veut que la Russie soit la première à réaliser un tel projet, alors que la Nasa travaille elle avec Tom Cruise à ces mêmes fins. Le budget russe n'a pas été révélé. 

 

EN BREF

Le milliardaire Yusaku Maezawa est un ancien rockeur ayant fait fortune dans le commerce en ligne et ayant acquis sa notoriété comme collectionneur d'art contemporain et passionné d'espace.

Homme d'affaires excentrique, fondateur du plus grand site de vente de mode en ligne du Japon, Yusaku Maezawa est, avec ses 1,9 milliard de dollars, la 30e personne la plus riche de son pays, selon le magazine économique Forbes.

Concurrence spatiale 

L'annonce de la reprise des expéditions touristiques vers l'ISS avec le milliardaire japonais intervient alors que Moscou a perdu en 2020 le monopole des vols habités détenu depuis 2011 et la retraite du « Space Shuttle » américain. 

Depuis mai 2020, les fusées et capsules de SpaceX sont en mesure d'envoyer des astronautes jusqu'à la station, décrochant les juteux contrats de la Nasa mais aussi européens.  

Cela représente un manque à gagner de dizaines de millions de dollars par siège pour la Russie. 

Roscosmos et Space Adventures avaient déjà collaboré entre 2001 et 2009 pour envoyer de richissimes entrepreneurs dans l'espace à huit reprises. Le dernier fut le fondateur du Cirque du Soleil, le Canadien Guy Laliberté. 

L'excentrique milliardaire japonais qui lui succèdera a fait fortune dans le commerce en ligne. 

Il cultive une passion de l'espace et un désir d'y séjourner. Il a même prévu d'emmener huit personnes pour l'accompagner dans un voyage autour de la Lune, prévu en 2023 avec la société aérospatiale d'Elon Musk. 

Ni Space Adventures ni Roscosmos n'ont révélé la somme que Yusaku Maezawa va débourser pour réserver deux des trois sièges de la capsule Soyouz.  

Selon le magazine spécialisé Forbes, très bien introduit dans l'entourage des milliardaires, un siège est facturé entre 20 et 35 millions de dollars pour huit à douze jours à bord de la station orbitale. 

Cette manne est non négligeable, le budget de Roscosmos ayant fait l'objet de coupes sévères. Le secteur a aussi été longtemps gangréné par la corruption et souffre de la perte de contrats de lancement de satellites. 

Outre le tourisme spatial et le cinéma, le patron de Roscosmos, Dmitri Rogozine a promis de relancer son pays avec une série d'ambitieux projets. 

Les derniers en date sont d'abandonner à l'horizon 2025 l'ISS, en fin de vie, pour bâtir, comme à l'époque soviétique, une station spatiale strictement russe. 

Moscou et Pékin ont en outre signé un protocole d'accord pour construire une station en orbite voire même sur la Lune, la Russie ayant décidé de claquer la porte d'un projet lunaire de Washington jugé trop américano-centré.  

Mais aucun de ces projets n'ont de budget ni de calendrier précis. 

Le président Vladimir Poutine a lui ordonné en avril un passage en revue des projets en cours, arguant le jour du 60e anniversaire du premier vol dans l'espace de Iouri Gagarine que la Russie devait rester une grande puissance spatiale.   


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".