Avec «HPI», la télé de papa prouve qu'elle n'a pas dit son dernier mot

Logo de TF1. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 15 mai 2021

Avec «HPI», la télé de papa prouve qu'elle n'a pas dit son dernier mot

  • Après avoir signé un démarrage record depuis 2005 pour une fiction française, la série est parvenue à dépasser les 10 millions de téléspectateurs en direct la semaine dernière
  • La télé traditionnelle, « média fédérateur », a « de très belles heures devant elle », veut croire Anne Viau, la directrice artistique de la fiction française de TF1

PARIS : « Miraculeux », « incroyable »... le succès phénoménal d' « HPI », la nouvelle série policière de TF1, portée par une Audrey Fleurot déchaînée et une recette « bien dosée », prouve que la télévision traditionnelle a encore de beaux jours devant elle face à Netflix et consorts, estiment des experts de l'audiovisuel.

Chez TF1, on pavoise depuis le lancement fin avril des aventures de Morgane Alvaro, femme de ménage extravagante et mère célibataire de trois enfants, recrutée comme consultante par la police - qu'elle déteste - pour son « haut potentiel intellectuel »" (160 de QI). Et il y a de quoi.

Après avoir signé un démarrage record depuis 2005 pour une fiction française, la série est parvenue à dépasser les 10 millions de téléspectateurs en direct la semaine dernière, et les 12 millions en comptant le replay sur 7 jours pour son troisième épisode, du jamais vu depuis le final de « Dolmen » il y a 16 ans, selon TF1.

Et elle est restée puissante jeudi soir (férié), à plus de 9 millions en moyenne, pour plus de 40% de PDA.

De quoi détrôner la très populaire et gouailleuse « Capitaine Marleau » de France Télévisions (7,8 millions de téléspectateurs en moyenne en 2020). 

« Média fédérateur »

« C'est extraordinaire », a récemment commenté le producteur de « Dolmen », Pascal Breton. Si sa saga estivale avec Ingrid Chauvin rassemblait « 12 à 13 millions de personnes » chaque semaine, « l'exploit de "HPI" est supérieur » face à la concurrence notamment des plateformes, a-t-il estimé lors d'une rencontre avec l'association des journalistes médias. 

Cela prouve « la pertinence de la télé généraliste », déjà confirmée lors du premier confinement avec une durée d'écoute record.  

La télé traditionnelle, « média fédérateur », a « de très belles heures devant elle », veut croire Anne Viau, la directrice artistique de la fiction française de TF1, qui enchaîne les succès (« La Promesse », « Le Remplaçant »...).

Un optimisme tempéré par le consultant Arnaud Dupont qui juge que si la télé traditionnelle est encore dominante aujourd'hui, ses « belles années » sont derrière elle, comme en témoigne la mise en vente de M6 par son actionnaire Bertelsmann.

Et les succès hors normes ne sont pas reproductibles à l'envi.

Celui d' « HPI » repose sur une « recette extrêmement bien dosée », analyse Frédéric Lavigne, directeur artistique du festival Séries Mania, qui anticipait un carton, mais pas à un tel niveau.

Elle prend « la base ultra solide  - et peu originale - de l'enquête à résoudre dans chaque épisode, avec un duo antinomique » - Mehdi Nebbou jouant le rigide inspecteur Karadec, « un peu comme la carpe et le lapin qui vont s'agacer mais aussi s'apprivoiser petit à petit » -- et une héroïne atypique.

« Revanche sociale »

Mais c'est la tornade Audrey Fleurot, « Sherlock au féminin » à la « performance survoltée », qui vient relever le tout. « Elle lâche les chevaux. Et c'est une actrice très fédératrice qui allie toutes les télévisions linéaires », de M6, où elle interprétait la Dame du Lac dans Kaamelott, à France Télévisions (« Un village français »), en passant par Canal+ (« Engrenages ») et TF1 (« Le Bazar de la Charité »).

L'ancrage en région dans la banlieue lilloise, la « revanche sociale » de l'héroïne, qui « tire le diable par le queue »  et « va faire des leçons à l'institution » sans que cela soit « trop dénonciateur », son côté Erin Brockovich revendiqué par la co-scénariste Alice Chegaray-Breugnot... constituent autant d'ingrédients « réconfortants pour beaucoup de Français », analyse M. Lavigne.

S'y ajoute une « esthétique très pop », saupoudrée d'humour et de références à la culture populaire ou aux thématiques contemporaines comme les violences policières.

« La famille se retrouve devant "HPI" », un « bol d'air frais », souligne de son côté l'ancien dirigeant de chaînes Pascal Josèphe, notant une audience « très bonne aussi chez les plus jeunes, ce qui n'est pas fréquent ».

Ce succès témoigne aussi des « efforts » accomplis par les chaînes pour renouveler les codes de leurs fictions « vieillissantes et poussiéreuses », estime M. Dupont. 

Et il est d'autant plus salutaire qu' « HPI » est l'une des « rares créations originales » de TF1, adepte des remakes, souligne M. Lavigne.

Reste à voir si les audiences du final la semaine prochaine résisteront à la réouverture des terrasses. Une saison 2 est dans tous les cas en préparation.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".