Vol intercepté et opposant arrêté: le Bélarus sous pression internationale

Le Royaume-Uni demande à ses compagnies de contourner l'espace aérien du Bélarus et a suspendu l'autorisation de la compagnie nationale Belavia, annonce le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab (Photo, AFP)
Le Royaume-Uni demande à ses compagnies de contourner l'espace aérien du Bélarus et a suspendu l'autorisation de la compagnie nationale Belavia, annonce le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab (Photo, AFP)
Short Url

Vol intercepté et opposant arrêté: le Bélarus sous pression internationale

  • Les autorités bélarusses ont expliqué lundi que le vol Ryanair avait été menacé dans un email se proclamant de l'organisation palestinienne Hamas 
  • Les Etats-Unis ont dénoncé un «détournement forcé» et l'UE a fustigé «une action complètement inacceptable», sur fond de déclarations courroucées de l'Allemagne et du Royaume-Uni

MINSK/ LONDRES: La pression allait croissante lundi sur le Bélarus, accusé de « détournement », « piraterie », voire « terrorisme » par les Occidentaux après l'interception d'un vol commercial la veille qui a conduit à l'arrestation d'un dissident, passager à bord.  

Soumise à une avalanche d'indignation européenne et américaine, cette autoritaire ex-république soviétique nichée entre la Russie et l'UE a balayé les critiques, assurant avoir agi dans la légalité et promettant une « transparence totale ».  

L'UE, en sommet lundi soir et mardi, doit évoquer de « possibles sanctions » contre Minsk, et a convoqué l'ambassadeur du Bélarus auprès des institutions européennes. Les ambassadeurs de l'Otan doivent, eux, se réunir mardi.  

Le Bélarus a reçu le soutien de son principal allié, la Russie, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov jugeant que Minsk avait agi de manière « raisonnable » en promettant une « transparence totale ». Le Kremlin a lui dit attendre l'avis des « instances internationales ».  

1
La première ministre lituanienne, Ingrida Simonyte, qualifie d'« attaque sans précédent contre la communauté internationale » après l'interception par le Bélarusse d'un avion de passagers transportant un militant de l'opposition recherché (Photo, AFP)

 

Le Bélarus expulse l'ambassadeur et tous les diplomates lettons

Le Bélarus a ordonné lundi l'expulsion de l'ambassadeur de Lettonie et de tout le personnel de l'ambassade à Minsk, accusant les autorités lettones d'avoir remplacé le drapeau bélarusse par celui de l'opposition en marge du Mondial de hockey.  

« L'ambassadeur letton a été prié de quitter le pays dans les 24 heures. L'ensemble du personnel diplomatique, administratif et technique de l'ambassade est aussi invité à quitter le Bélarus, dans les 48 heures », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Vladimir Makeï, cité par l'agence de presse officielle Belta.  

En réaction, la Lettonie a peu après annoncé l'expulsion de l'ambassadeur du Bélarus et d'autres diplomates bélarusses.  

Dimanche, un chasseur MiG-29 a décollé sur ordre personnel du président bélarusse Alexandre Loukachenko pour intercepter le vol FR4978 de Ryanair effectuant la liaison Athènes-Vilnius, capitales de deux pays de l'UE, et qui se trouvait à ce moment là dans l'espace aérien bélarusse.  

Selon les autorités bélarusses, une alerte à la bombe, qui s'est révélée être mensongère, est à l'origine de l'interception de l'appareil.  

Après un atterrissage à l'aéroport de Minsk et le contrôle de l'appareil, l'avion est reparti pour la Lituanie.   

Mais entretemps, la police bélarusse a arrêté l'opposant Roman Protassevitch, et sa petite amie, Sofia Sapéga, qui se trouvaient à bord. Si bien qu'en Occident, on pense que l'ensemble de l'incident a pu être orchestré. 

Il est en détention provisoire dans une prison de Minsk, a indiqué lundi la porte-parole du ministère de l'Intérieur. 

« Il n'y a pas eu de plaintes sur son état de santé », a ajouté cette source sur son compte Telegram. Dans la soirée, la mère de l'opposant a affirmé à des médias bélarusses que son fils était peut-être hospitalisé à cause de problèmes cardiaques. 

Agé de 26 ans, le jeune homme est l'ancien rédacteur en chef de l'influent média d'opposition bélarusse Nexta, qui a joué un rôle clé dans l'organisation du mouvement de protestation de 2020 contre Alexandre Loukachenko et réprimé depuis par les autorités.   

Minsk a assuré lundi avoir informé l'Organisation de l'aviation civile internationale, organisme dépendant de l'ONU et l'Association internationale du transport aérien de sa « disposition à coopérer à une enquête impartiale ».  

 

Berlin convoque l'ambassadeur du Bélarus après le déroutage d'un avion

L'ambassadeur du Bélarus à Berlin a été convoqué lundi au ministère allemand des Affaires étrangères après le déroutage par les autorités bélarusses d'un avion de ligne et l'arrestation d'un opposant présent à son bord. 

« Les explications fournies jusqu'à présent par le gouvernement du Bélarus concernant l'atterrissage forcé d'un avion de Ryanair à Minsk sont aberrantes et ne sont pas crédibles », a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie Heiko Maas.  

« Nous avons besoin de clarté sur ce qui s'est réellement passé à bord et sur le terrain hier. Et nous avons besoin de clarté sur le bien-être de Roman Protassevitch et de sa partenaire, qui doivent être immédiatement libérés », a-t-il ajouté 

La convocation a été fixée pour lundi soir. 

Le ministre a précisé qu'un haut fonctionnaire du ministère, Miguel Berger, rencontrerait l'ambassadeur, Denis Sidorenko, tandis que les dirigeants européens débattront, à l'occasion d'un sommet des Vingt-Sept à Bruxelles, des « conséquences » de cet incident qui a provoqué l'indignation contre le régime du président Alexandre Loukachenko. 

« Piraterie »   

Les explications bélarusses n'ont convaincu personne en Europe.   

Les Etats-Unis ont dénoncé un « détournement forcé » et l'UE a fustigé « une action complètement inacceptable », sur fond de déclarations courroucées de l'Allemagne et du Royaume-Uni.  

La France a suggéré une « interdiction de l'espace aérien » du Bélarus.   

L'Irlande, où est basée la compagnie aérienne Ryanair, a dénoncé un acte de « piraterie » étatique. Pays voisins du Bélarus, la Pologne a parlé d'« acte de terrorisme d'Etat » et la Lituanie, qui a accordé le statut de réfugié à Roman Protassevitch, a annoncé qu'elle n'autoriserait aucun vol, ni vers ni depuis son territoire, traversant l'espace aérien bélarusse.  

L'Otan a dénoncé « un incident sérieux et dangereux ».  

Le patron de Ryanair, Michael O'Leary, a de son côté affirmé que des agents des services de sécurité bélarusses, le KGB, ont pu se trouver à bord du vol FR4978, dénonçant lui aussi un acte de « piraterie » soutenu par le Bélarus.  

Les Etats-Unis comme l'UE ont également appelé à la libération de Roman Protassevitch, que le Bélarus avait ajouté à sa liste de personnes « impliquées dans des activités terroristes ».  

Svetlana Tikhanovskaïa, rivale exilée en Lituanie du président bélarusse, a accusé M. Loukachenko d'avoir « utilisé l'armée de l'air contre des civils ».  

« Le temps des déclarations est passé - il est évident que les Bélarusses attendent des actions décisives et une assistance de la communauté internationale », a-t-elle déclaré dans une intervention vidéo.  

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, « soutient les appels à une enquête transparente et indépendante complète sur cet incident inquiétant et exhorte tous les acteurs concernés à coopérer à une telle enquête », a affirmé lundi son porte-parole. 

Il « est profondément préoccupé par l'apparent atterrissage forcé d'un avion de passagers au Bélarus et par la détention ultérieure du journaliste Roman Protassevich », a précisé Stéphane Dujarric dans une déclaration. 

 

Le Bélarus affirme avoir reçu une menace signée du Hamas contre le vol Ryanair

Les autorités bélarusses ont expliqué lundi que le vol Ryanair, détourné la veille sur l'aéroport de Minsk avec un opposant politique à bord, avait été menacé dans un email se proclamant de l'organisation palestinienne Hamas. 

« Nous, soldats du Hamas, réclamons qu'Israël cesse le feu sur le secteur de Gaza. Nous réclamons que l'Union européenne cesse son soutien à Israël (...) si nos revendications ne sont pas satisfaites une bombe explosera (à bord de l'avion de Ryanair) au-dessus de Vilnius », a dit le directeur du transport aérien au ministère bélarusse des Transports, Artem Sikorski, affirmant lire une traduction en russe du message reçu en anglais.

1
Des passagers qui étaient à bord d'un vol Ryanair transportant un militant de l'opposition bélarusse décrivent ce qui s'est passé pendant le vol (Photo, AFP)

« Risque la peine de mort »   

Le régime d'Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a vu son autoritarisme aller croissant depuis la répression d'un mouvement de contestation inédit, qui a vu des dizaines de milliers de personnes défiler dans les rues en 2020.  

Ce mouvement s'est progressivement essoufflé face à une répression impitoyable des autorités. Toutes les figures du mouvement se trouvent en prison ou en exil forcé.  

De lourdes peines de prison ont également été infligées à des militants et à des journalistes.  

Selon des passagers du vol Ryanair interrogés, Roman Protassevitch « avait très peur » et a dit qu'il « risquait la peine de mort » au Bélarus. 

Londres demande à ses compagnies aériennes d'éviter l'espace aérien du Bélarus

Le Royaume-Uni a demandé lundi à ses compagnies de contourner l'espace aérien du Bélarus et a jugé « difficile à croire » que Moscou n'ait pas « au moins » donné son « acquiescement » au détournement d'un avion Rynair vers Minsk.  

Le ministre britannique des Transports Grant Shapps a annoncé avoir « donné pour instruction » à l'autorité britannique de l'aviation civile de « demander aux compagnies aériennes d'éviter l'espace aérien bélarusse pour la sécurité des passagers ».  

« J'ai aussi suspendu l'autorisation d'opérer de Belavia », compagnie du Bélarus qui effectue un vol quotidien vers Minsk depuis l'aéroport londonien de Gatwick via Paris, a-t-il ajouté sur Twitter.  

Devant le Parlement, le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a dénoncé une « attaque choquante contre l'aviation civile et une atteinte au droit international », en annonçant avoir convoqué l'ambassadeur du Bélarus.  

Face au députés, il a répété que Londres prépare de nouvelles sanctions contre le régime d'Alexandre Loukachenko.  

Interrogé sur l'hypothèse d'une implication russe, Dominic Raab a rétorqué que « si nous n'avons pas de détails clairs à ce sujet », « il est très difficile de penser que ce genre d'actes ait pu être entrepris sans au moins l'acquiescement des autorités à Moscou ». 

(Avec AFP)


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Short Url
  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Short Url
  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.