Le film d'animation saoudien «The Journey» présenté en première à Tokyo

L’affiche du film d’animation (Photo, fournie).
L’affiche du film d’animation (Photo, fournie).
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Publié le Lundi 28 juin 2021

Le film d'animation saoudien «The Journey» présenté en première à Tokyo

  • La réalisation du film a nécessité une équipe de 300 spécialistes saoudiens qui ont travaillé aux côtés de leurs homologues japonais
  • Le film avait déjà été projeté à Riyad, la capitale saoudienne, ainsi qu’à Djeddah et Dubaï

RIYAD: Le film d'animation saoudo-japonais «The Journey» (Le Voyage) a été présenté en première au Hamarikyu Asahi Hall de la capitale japonaise Tokyo, dimanche.

Le film, de Manga Production Company, filiale de la Mohammed ben Salmane Charitable Foundation (MiSK), a été réalisé en coopération avec la firme japonaise Toei Animation. Les acteurs Toru Furiya, Hiroshi Kamiya et Takaya Kuroda, qui ont doublé le film en japonais, étaient présents lors de la première, aux côtés du réalisateur Kobun Shizuno et du producteur exécutif Shinji Shimizu. Plusieurs députés et chefs d'entreprise japonais ont également assisté à l'événement, auquel était assurée une large présence médiatique.

La compagnie avait déjà projeté le film à Riyad, la capitale saoudienne, ainsi qu’à Djeddah et Dubaï. Il est maintenant projeté dans les cinémas de neuf pays arabes. Il est également disponible avec la technologie 4DX, sachant que c’est le premier film saoudien à présenter cette technologie au public.

Le film, tourné en animation de style anime et qui a exigé deux ans et demi de travail, a nécessité une équipe de 300 spécialistes saoudiens qui ont travaillé aux côtés de leurs homologues japonais.

Le film, dont l’histoire se situe il y a environ 1 500 ans, présente les civilisations anciennes de la péninsule arabique et du Moyen-Orient. Il remonte à l'histoire des Aws et des habitants de La Mecque qui ont été forcés de prendre les armes pour s’affranchir et libérer leur ville de l'esclavage d'un général impitoyable.

«J'ai été ravi de regarder ce conte épique qui présente notre civilisation ancienne dans la péninsule arabique sous une forme attrayante qui soutient le chemin du rapprochement entre les deux peuples depuis 1955», a déclaré l'ambassadeur du Royaume au Japon, Nayef Al-Fahadi, ajoutant que le gouvernement saoudien «se félicite de tout ce qui renforce les relations entre les deux peuples amis à tous les niveaux, sur la base de la ferme conviction que nous avons des partenariats qui soutiennent la poursuite de notre coopération.»

Dr. Essam Bukhari, PDG de Manga Production Company, a affirmé : «Le Royaume et le Japon ont bâti leurs relations grâce au commerce du pétrole et d'autres produits, sachant que ces relations sont aujourd'hui renforcées davantage grâce à notre partenariat étroit dans le domaine de la culture et du divertissement.» Il a précisé que le film était la première collaboration cinématographique de la compagnie avec Toei Animation.

En Bref

Le film, tourné en animation de style anime et qui a exigé deux ans et demi de travail, a nécessité une équipe de 300 spécialistes saoudiens qui ont travaillé aux côtés de leurs homologues japonais.

Teruhiko Mashiko, député et ancien vice-ministre de l'économie, de l'industrie et du commerce, a déclaré : «Le Japon a pu atteindre une croissance économique élevée en important du pétrole d'Arabie saoudite. Je pense que la croissance économique à elle seule ne suffit pas pour le développement, et ce dont nous avons besoin maintenant est de trouver des opportunités et du contenu supplémentaires pour que cela s'enracine dans l'esprit des gens.

«Le film présenté aujourd'hui était fantastique, et je pense que c'est une excellente opportunité pour nos deux pays d'investir dans l'animation et dans diverses autres ressources. Si nous pouvons renforcer notre amitié, nous pouvons apporter une énorme contribution au monde. Travaillons tous ensemble pour le développement de nos deux pays.»

«The Journey» qui est présenté à Tokyo et à Osaka a été bien accueilli par le public japonais.

Manga Production Company souhaite produire des projets d'animation et de jeux vidéo visant à communiquer le message saoudien à l'échelle mondiale. Elle s'est concentrée sur le transfert de techniques de création de contenu des pays développés dans ce domaine, encourageant les jeunes talents saoudiens et arabes dans le domaine de l’animation à inculquer les principes et les valeurs à la jeune génération.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".