Après sa victoire judiciaire, Johnny Depp peut-il espérer relancer sa carrière?

Des experts ont affirmé à la barre que Johnny Depp avait subi un manque à gagner de plus de 22 millions de dollars en perdant son rôle dans le sixième volet des aventures de Jack Sparrow à la suite des déclarations d'Amber Heard. (Photo, AFP)
Des experts ont affirmé à la barre que Johnny Depp avait subi un manque à gagner de plus de 22 millions de dollars en perdant son rôle dans le sixième volet des aventures de Jack Sparrow à la suite des déclarations d'Amber Heard. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 juin 2022

Après sa victoire judiciaire, Johnny Depp peut-il espérer relancer sa carrière?

Des experts ont affirmé à la barre que Johnny Depp avait subi un manque à gagner de plus de 22 millions de dollars en perdant son rôle dans le sixième volet des aventures de Jack Sparrow à la suite des déclarations d'Amber Heard. (Photo, AFP)
  • «Le jury m'a rendu à la vie», a exulté Johnny Depp après le verdict qui lui a accordé 15 millions de dollars de dommages et intérêts pour des propos diffamatoires tenus par Amber Heard
  • Certes, une célébrité ayant une image sobre et policée peinerait à se remettre de tels récits d'accès d'ivresse et de consommation de drogues, mais Johnny Depp «n'a jamais prétendu être un gentil petit gars bien élevé»

LOS ANGELES: Après la victoire remportée mercredi par Johnny Depp face à son ex-épouse devant un tribunal américain, la star de « Pirates des Caraïbes » pourrait relancer sa carrière d'acteur même s'il est peu probable qu'il redevienne de sitôt la coqueluche des studios hollywoodiens. 

« Le jury m'a rendu à la vie », a exulté Johnny Depp après le verdict qui lui a accordé 15 millions de dollars de dommages et intérêts pour des propos diffamatoires tenus par Amber Heard. Son ex-femme, qui contre-attaquait dans le cadre du même procès en Virginie, n'a obtenu que deux millions de dollars, pour diffamation elle aussi. 

Des experts ont affirmé à la barre que Johnny Depp avait subi un manque à gagner de plus de 22 millions de dollars en perdant son rôle dans le sixième volet des aventures de Jack Sparrow à la suite des déclarations d'Amber Heard. 

Les avocats de l'actrice ont toutefois produit des témoins assurant que l'étoile de son ex-mari avait déjà pâli bien avant cela en raison d'un « comportement non-professionnel », lié notamment à sa consommation d'alcool et de stupéfiants. 

« Le mal est fait, et à partir de là pourrait commencer un processus de retour à une certaine normalité », estime un producteur d'Hollywood qui a travaillé avec Johnny Depp par le passé. 

« Mais je ne pense pas qu'il va avoir de très, très gros contrats avec les studios, avec tout ce qu'il y a en jeu », déclare-t-il sous couvert de l'anonymat. 

« S'il lance des bouteilles et prend de la drogue, qu'il n'est pas à l'heure, ils ne vont pas accepter des retards qui coûtent une telle quantité d'argent de la part de quelqu'un dont l'étoile n'est plus au firmament », analyse ce producteur. 

Selon lui, les grands studios pourraient notamment éprouver des difficultés à assurer des productions coûteuses dans lesquelles figureraient Johnny Depp. « Maintenant, c'est trop risqué de prendre un gars comme celui-ci dans des franchises qui comptent en milliards de dollars », relève-t-il. 

« Mauvais garçon »  

Et même si les jurés de Virginie et les fans sur les réseaux sociaux ont pris le parti de l'acteur durant le procès, cela ne garantit en aucune façon qu'il sera de nouveau capable de séduire les spectateurs, particulièrement le public féminin. 

« Certaines des choses qu'il a dites sont ignobles », a lancé le producteur, renvoyant à certains SMS cités durant le procès dans lesquels Johnny Depp qualifiait son ex-épouse de « vache idiote » ou évoquait son « cadavre en putréfaction ». 

Même si les cas ne sont pas comparables, d'autres pointures d'Hollywood ont réussi leur comeback après des polémiques dévastatrices pour leur carrière, comme Mel Gibson ou Robert Downey Jr. 

« Je pense que certains studios seront partants pour travailler avec lui à partir de maintenant », estime Karen North, enseignante à l'Université de Californie du Sud spécialisée dans la gestion des réputations. 

Malgré une série récente de fiascos, « il a presque toujours été très bon au box office », juge-t-elle, relevant que Johnny Depp a bénéficié d'une forte exposition publique avec ce procès ultra-médiatisé. 

Certes, une célébrité ayant une image sobre et policée peinerait à se remettre de tels récits d'accès d'ivresse et de consommation de drogues, mais Johnny Depp « n'a jamais prétendu être un gentil petit gars bien élevé ». 

« Si quelqu'un a un côté mauvais garçon et qu'il est accusé d'excès de ce genre, les gens vont dire ‘eh bien, ça ne me surprend pas, ça ne change pas l'idée que je me fais de cette personne’ », explique Mme North. 

« Personnellement, je pense que Johnny Depp va réussir à revenir, ça semble logique ». 

« Films français » 

Si l'acteur revient au cinéma, il pourrait aussi décider de ne pas passer par la case Hollywood. 

« Il pourrait devenir un chouchou du cinéma indépendant, où les tournages durent six à huit semaines et les cachets sont de 250 000 dollars, avec 25% des droits du film », dit le producteur qui a travaillé avec lui. 

« Il pourrait même avoir une nomination pour un chouette petit rôle (...) et épater les gens avec une performance de dingue », imagine-t-il. 

Quoi d'autre? 

« Il va travailler en Europe. Je veux dire, ils ne s'embarrassent pas de ce genre de trucs là-bas », estime le producteur, pour qui Johnny Depp va sans doute « faire des films français ou allemands ». 

L'acteur de 58 ans devrait en effet apparaître dans un film français de la réalisatrice Maïwenn, « Jeanne du Barry ». Dans ce long-métrage encore en phase de pré-production, Johnny Depp incarnera le roi Louis XV. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".