La semaine de la langue italienne célébrée en Arabie Saoudite

Roberto Cantone, ambassadeur d’Italie auprès du Royaume, a inauguré MUSICA, l’exposition de photos de l’artiste Michele Ardu, sur la place Oud à Riyad (Fournie)
Roberto Cantone, ambassadeur d’Italie auprès du Royaume, a inauguré MUSICA, l’exposition de photos de l’artiste Michele Ardu, sur la place Oud à Riyad (Fournie)
Exposition MUSICA organisée dans le cadre de la semaine de la langue italienne (Fournie)
Exposition MUSICA organisée dans le cadre de la semaine de la langue italienne (Fournie)
L'ambassadeur Roberto Cantone inaugure l'exposition MUSICA à Oud Square, DQ (Fournie)
L'ambassadeur Roberto Cantone inaugure l'exposition MUSICA à Oud Square, DQ (Fournie)
Exposition MUSICA à Oud Square, DQ organisée dans le cadre de la semaine de la langue italienne (Fournie)
Exposition MUSICA à Oud Square, DQ organisée dans le cadre de la semaine de la langue italienne (Fournie)
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Publié le Lundi 26 octobre 2020

La semaine de la langue italienne célébrée en Arabie Saoudite

  • L'ambassade a invité l'illustratrice Marianna Balducci à participer à un dialogue avec l'artiste et actrice saoudienne Sarah Taibah
  • L'exposition met le public au défi de vivre la musique d'une manière radicalement nouvelle, en la percevant par les yeux plutôt que par les oreilles

RIYADH : L'ambassade d'Italie célèbre la 20e semaine annuelle de la langue italienne dans le but de souligner la richesse de cette langue.

La semaine de la langue italienne, qui se déroule du 19 au 25 octobre, est une initiative phare du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en vue de promouvoir le recours à la langue italienne dans le monde entier, en collaboration avec l'ambassade de Suisse, où l'italien est l'une des langues officielles.

Cette année, le thème de l'initiative est « L'italien entre parole et l’image : Graffiti, illustrations et bandes dessinées ». Elle vise à mettre en lumière la beauté et la pertinence de l'illustration et de la bande dessinée italiennes.

Selon l'ambassadeur d'Italie en Arabie saoudite, Roberto Cantone « en Italie, la tradition veut que les artistes utilisent des illustrations, des graffitis et des bandes dessinées pour s'exprimer. C'est une occasion unique de pouvoir célébrer ce patrimoine de beauté, d'innovation et de créativité. C'est ce que l'Italie représente ».

Il a ajouté : « Je suis donc très fier que nous ayons pu accueillir deux jeunes artistes italiens brillants et très talentueux, pour présenter leurs œuvres et avoir un échange culturel fructueux et profond avec leurs confrères saoudiens, malgré les défis et la distance dus à la pandémie de coronavirus ».

Par ailleurs, l'ambassade d'Italie a invité l'illustratrice et artiste Marianna Balducci à participer à un dialogue avec l'artiste et actrice saoudienne Sarah Taibah, animé par Talal Al-Zeid.

Durant le webinaire qui a eu lieu le 19 octobre, les artistes ont discuté de leur parcours artistique et partagé leur expérience en tant qu'illustratrice et artiste.

En collaboration avec l'Autorité du Quartier diplomatique, l'ambassadeur a inauguré, le 21 octobre, l'exposition de photos de l'artiste italien Michele Ardu, intitulée MUSICA, sur la place Oud. L'exposition se poursuivra jusqu'au 1er décembre.

MUSICA regroupe huit œuvres originales au sein du Quartier diplomatique. Chaque œuvre d'art représente une chanson du patrimoine musical de l'Italie et de l'Arabie Saoudite ainsi que des pièces musicales italiennes - allant de l'opéra à la musique italienne classique et contemporaine - comme le Barbier de Séville de Rossini ainsi qu'une performance d'Andrea Bocelli, et de deux chanteuses italiennes renommées, Mina et Mia Martini, sans oublier l'hymne national italien et la bande originale du film « Nuovo Cinema Paradiso » de l'artiste Ennio Morricone.

L'exposition présente également deux œuvres d'art représentant l'héritage musical de l'Arabie saoudite : la danse traditionnelle des sabres saoudiens « Ardha » ainsi que la chanson de Mohammed Abdu (Kul Ma Nasnas), l'une de ses nombreuses et magnifiques chansons d'amour. 

« Je suis très heureux de pouvoir collaborer avec Michele Ardu et de présenter son travail en Arabie Saoudite pour la première fois. C'est un grand talent et un bel exemple de la créativité et de l'innovation sur la scène culturelle italienne », a déclaré l’ambassadeur de l’Italie.

Roberto Cantone, l’ambassadeur de l’Italie en Arabie saoudite

À travers une approche conceptuelle de la photographie, l'artiste capture dans chaque œuvre la forme que les ondes sonores créent lorsqu'elles rencontrent un flux linéaire de fumée.

L'exposition met le public au défi de vivre la musique d'une manière radicalement nouvelle, en la percevant par les yeux plutôt que par les oreilles.

« Je suis très heureux de pouvoir collaborer avec Michele Ardu et de présenter son travail en Arabie Saoudite pour la première fois. C'est un grand talent et un bel exemple de la créativité et de l'innovation sur la scène culturelle italienne », a déclaré l’ambassadeur de l’Italie.

« Nous avons choisi d'organiser l'exposition MUSICA parce que le concept est intéressant et qu'il est pertinent. En brouillant les frontières entre la musique et la photographie, l'exposition nous rappelle que quels que soient les obstacles auxquels nous sommes confrontés, nous sommes toujours en mesure de franchir les limites et de réussir ».

Selon M. Cantone, « au cours des derniers mois, en particulier pendant le confinement imposé par la pandémie de Covid-19, nous avons tous vécu le vrai sens de cette expérience. C'est grâce au courage et au talent d'artistes comme Michele, tant en Italie qu'en Arabie Saoudite, que nous avons eu l'occasion, malgré tous les défis, de redécouvrir le rôle essentiel que l'art et la culture jouent dans nos vies et de nous reconnecter avec notre humanité. Je suis heureux de pouvoir renforcer aujourd'hui le partenariat culturel entre nos deux pays ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.