A l'IMA, « L’arabe, une langue sans frontières »

Les visiteurs partageront des moments conviviaux dans lesquels les arabophones et les francophones pourront échanger autour de la linguistique, la poésie et la littérature (Photo, Abdulmonam EASSA/AFP).
Les visiteurs partageront des moments conviviaux dans lesquels les arabophones et les francophones pourront échanger autour de la linguistique, la poésie et la littérature (Photo, Abdulmonam EASSA/AFP).
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Publié le Mercredi 02 septembre 2020

A l'IMA, « L’arabe, une langue sans frontières »

  • La 6e édition de la Journée mondiale de la langue arabe sera célébrée par l’Institut du monde arabe du 18 au 20 décembre prochain
  • Pour cette édition 2020, l’IMA compte donner à la langue arabe une dimension universelle

PARIS : Instaurée par l’Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) en 2012, la 6e édition de la Journée mondiale de la langue arabe sera célébrée par L’Institut du monde arabe (IMA) du 18 au 20 décembre prochain. L’événement comprendra des cours, des ateliers, des rencontres et des spectacles autour de la cinquième langue la plus pratiquée au monde.

« Durant un weekend, Jack Lang, président de l’IMA, invite toutes et tous – arabophones, apprenants de l’arabe, et surtout non arabophones – à venir découvrir la cinquième langue la plus pratiquée au monde, à l’entendre, à la pratiquer, et à s’ouvrir ainsi à la culture d’une immense richesse à laquelle elle donne accès », précise le communiqué de l’IMA.

Pour cette édition 2020, l’IMA compte donner à la langue arabe une dimension universelle, via « les mémoires partagées », et aussi par son rôle de « passeur de culture ». Ainsi, la direction de l’Institut a annoncé l’organisation « de deux expositions emblématiques de la traversée des frontières » qui seront ouvertes au public le vendredi 18 décembre prochain.

Dans la soirée, la scène de l’auditorium sera mise à la disposition des arabisants et des amoureux de la langue arabe qui « feront résonner les sonorités de la langue qu’ils ont apprise, avec un accompagnement musical », indique la direction de l’IMA.

Cette représentation sera réservée aux apprenants de l’arabe issus du Centre de langue et de civilisation arabes de l’IMA et d’autres établissements comme l’Institut des langues et civilisations orientales (Inalco), Sciences Po et Sorbonne Université. « Ils sont tous invités à venir exprimer leurs talents linguistiques avec un accompagnement musical, sous la forme de petits poèmes, de chansons, de saynètes ou de textes lus », assure l’organisateur.

La journée du 19 décembre sera, quant à elle, consacrée à la découverte de la calligraphie arabe et se tiendra dans la librairie de l’Institut du monde arabe. « La calligraphe inspire les artistes et les amoureux des civilisations arabes à travers les siècles. Les œuvres sont très populaires car elles constituent des créations artistiques uniques : courbures, grâce des mouvements, elles représentent la langue arabe, belle et poétique, authentique par sa richesse et son histoire millénaire », nous confie Yasmine, une étudiante en école de commerce, amatrice d’art qui pratique le dessin.

Les visiteurs partageront des moments conviviaux dans lesquels les arabophones et les francophones pourront échanger autour de la linguistique, la poésie et la littérature, aussi bien classique que moderne. Une rencontre littéraire avec un écrivain sera aussi programmée à la bibliothèque pour répondre aux demandes des amateurs d’ouvrages contemporains.

L’expérience Dardacha (conversations franco-arabes) sera aussi organisée sous forme de « speak dating » entre les arabophones apprenant le français et les francophones apprenant l’arabe. « Cette rencontre, organisée avec le soutien de la fondation Jean-Luc Lagardère sous l’égide de la Fondation de France, sera l’occasion d’élargir les échanges sur la littérature, la poésie, le théâtre et la bande dessinée », souligne la direction de l’IMA.

Le communiqué de l’IMA précise que la célébration de la Journée mondiale de la langue arabe offrira l’opportunité « d’une causerie intergénérationnelle avec Jack Lang autour de son dernier livre La Langue arabe, trésor de France ». Cette dernière sera animée par Tarek Abouelgamel, enseignant au Centre de langue et de civilisation arabes de l’IMA, et Coline Houssais, auteure de l’ouvrage Anthologie de la musique arabe.

La soirée promettra un dépaysement linguistique grâce au spectacle Méditerranée, vibrant hommage à la langue arabe, à travers un ballet de calligraphies arabes et latino-arabisantes. Cette performance est conçue et mise en scène par le calligraphe Julien Breton et le poète, slammeur et musicien-compositeur multi-instrumentiste Meivelyan.

Ce spectacle est « une performance live et unique », précise l’organisateur, réalisée « grâce à l’utilisation d’un système de calligraphie en temps réel, développé par le vidéaste et concepteur William Guignard et projeté sur un écran de tulle. Les mots engagés de Rohan Houssein résonnent sur la musique hypnotique et tribale de Meivelyan, et les calligraphies aériennes de Julien Breton », explique le communiqué de l’IMA.

La dernière journée se terminera en apothéose. Les visiteurs pourront découvrir le musée sous un nouveau jour, dans une mise en scène aux accents nostalgiques. La projection de la comédie musicale Le Chevalier et la Princesse, un voyage dans le temps et une plongée dans une authentique histoire de l’Irak du VIIe siècle, viendra clôturer cette édition.
 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".