Magnus Carlsen renonce à défendre sa couronne de champion du monde d’échecs!

Le grand maître norvégien Magnus Carlsen affronte le grand maître russe Ian Nepomniachtchi à Dubaï (Photo, AFP).
Le grand maître norvégien Magnus Carlsen affronte le grand maître russe Ian Nepomniachtchi à Dubaï (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 23 juillet 2022

Magnus Carlsen renonce à défendre sa couronne de champion du monde d’échecs!

  • À 31 ans, Magnus Carlsen a confirmé qu’après avoir autant siégé sur le trône, il ne ressentait plus l’envie de disputer ce type de compétition
  • Magnus Carlsen ne disputera pas le match, programmé pour la fin 2023, qui devait l’opposer au Russe Ian Nepomniachtchi

CASABLANCA: Comme Bobby Fisher, pour des motifs différents, le numéro 1 du roi des jeux, Magnus Carlsen, abandonne son titre. La planète des échecs avait beau s’y attendre, la décision n’en demeure pas moins un coup de tonnerre. Le Norvégien, numéro un mondial au classement par points de la FIDE et quintuple champion du monde, a confirmé le 20 juillet dans un podcast ce qu’il avait suggéré en décembre 2021, à savoir qu’il ne remettrait pas son titre en jeu si le prétendant au titre était un joueur de sa génération. En conséquence, Magnus Carlsen ne disputera pas le match, programmé pour la fin 2023, qui devait l’opposer, pour la deuxième fois consécutive, au Russe Ian Nepomniachtchi, qu’il avait déjà affronté et battu en 2021.

Le quintuple champion

À 31 ans, Magnus Carlsen a confirmé qu’après avoir autant siégé sur le trône, il ne ressentait plus l’envie de disputer ce type de compétition, un duel titanesque et endurant d’un mois.

«J’ en ai parlé aux personnes de mon équipe, j’ai parlé à la fédération, j’ai parlé à Ian également. La conclusion est très simple: je ne suis pas motivé pour jouer un autre match». Avant de compléter sa réponse: «Je n’ai pas grand-chose à gagner, je n’aime pas particulièrement cela et même si je suis sûr qu’un match serait intéressant pour des raisons historiques, je n’ai aucune envie de jouer et je ne jouerai tout simplement pas le match.» Précisant que le Norvégien a fait part d’une confidence, il a envisagé cette décision, bien avant le tournoi des Candidats opposant les huit meilleurs d’échecs au monde excepté le champion en titre. 

FIDE

Si le spectacle y perd au change, le désistement du quintuple champion profite indéniablement au dauphin du tournoi des Candidats, le Chinois Ding Liren, futur adversaire de Ian Nepomniachtchi pour le titre de champion du monde. Arkady Dvorkovich, président de la Fédération internationale des échecs a fait part publiquement de ses regrets suite à la décision de Magnus Carlsen. Il a, en effet, qualifié l’annonce du Norvégien de «mauvaise nouvelle pour la médiatisation des échecs» tempérant son propos en signifiant tout le respect qu’il avait pour Magnus Carlsen que nombre de ses pairs, Grands Maîtres d’échecs, considèrent comme étant le meilleur joueur de tous les temps.

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Ian Nepomniachtchi face à Ding Liren à Madrid le 17 juin 2022 (Photo, AFP).

L’histoire se répète

Loin de nous l’idée de vouloir démontrer à toute force que l’histoire ne serait qu'un éternel recommencement, en revanche il ne nous est pas interdit, ici, de relever les occurrences qui se rappellent au temps. Il est déjà arrivé, dans l’histoire des échecs, qu’un champion du monde ne défende pas son titre.

En 1946, Alexander Alekhine est décédé sans que son titre ait été remis en jeu. 

En 1975, Bobby Fischer, après âpres discussions avec la Fédération internationale des échecs, n’a pas accepté le format des matchs, en conséquence, n’ayant pas disputé la rencontre, il a perdu son titre au profit d'Anatoly Karpov, vainqueur, alors, des Candidats.

Enfin, Garry Kasparov, en 1993, a quitté la FIDE pour disputer un Championnat du Monde sous l'égide d’une ligue nouvellement crée. 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".