Aux antipodes: Poutine et Zelensky, face-à-face guerrier de deux opposés

L'un est un ancien du KGB accroché au pouvoir depuis plus de 20 ans, honni d'une bonne partie du monde, l'autre un ex-comédien devenu chef de guerre et adulé en Occident. (AFP)
L'un est un ancien du KGB accroché au pouvoir depuis plus de 20 ans, honni d'une bonne partie du monde, l'autre un ex-comédien devenu chef de guerre et adulé en Occident. (AFP)
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Publié le Mercredi 15 février 2023

Aux antipodes: Poutine et Zelensky, face-à-face guerrier de deux opposés

  • Tous deux sont nés dans un même pays: l'URSS. Mais leurs 25 ans de différence d'âge marquent la rupture entre deux approches du monde
  • Depuis l'entrée des troupes russes en Ukraine le 24 février 2022, cette opposition de principe est devenue celle des armes, dans un combat aux allures de David contre Goliath

VARSOVIE: L'un est un ancien du KGB accroché au pouvoir depuis plus de 20 ans, honni d'une bonne partie du monde, l'autre un ex-comédien devenu chef de guerre et adulé en Occident.

Entre Vladimir Poutine, 70 ans, et Volodymyr Zelensky, 45 ans, le choc des armées est aussi celui de deux figures contraires.

"Il est évident qu'il s'agit de deux types de dirigeants fondamentalement différents. L'un moderne, jeune, informel, axé sur le développement. L'autre fermé, archaïque, autoritaire avec des complexes et des idées folles", assène auprès de l'AFP le politologue russe Andreï Kolesnikov du centre Carnegie.

Tous deux sont nés dans un même pays: l'URSS. Mais leurs 25 ans de différence d'âge marquent la rupture entre deux approches du monde. Pour M. Poutine, une quête de puissance teintée d'un revanchisme nostalgique. Pour M. Zelensky, l'ouverture à l'Occident et la modernité.

Depuis l'entrée des troupes russes en Ukraine le 24 février 2022, cette opposition de principe est devenue celle des armes, dans un combat aux allures de David contre Goliath.

Investi en 2019, M. Zelensky -- un ancien comédien -- n'avait d'autre expérience politique que ses prises de parole sur les réseaux sociaux. Une habitude qui l'a suivi en temps de guerre avec des discours vidéo bien rodés diffusés chaque soir, dans lesquels il donne espoir aux Ukrainiens et promet la victoire.

Les traits tirés par une année de combats, les yeux cernés, presque toujours vêtu d'un t-shirt kaki, le président ukrainien a été transformé par le conflit, se forgeant une aura nationale et internationale.

Et il n'hésite guère à régulièrement encourager le moral des troupes sur le front, comme en décembre 2022 à Bakhmout, l'épicentre des combats dans l'Est.

Les leçons de la guerre en Ukraine pour tout futur conflit

Avec ses chars de l'époque soviétique et ses tranchées, la guerre en Ukraine ressemble parfois à un vestige du passé. Mais elle apporte aussi, selon des experts, son lot d'enseignements pour tout futur conflit, du Moyen-Orient à Taïwan.

Nécessité de maintenir des niveaux importants de stocks en armements, guerre high-tech et recours aux outils de l'intelligence artificielle (IA): en voici un aperçu.

L'intelligence artificielle 

Sur le champ de bataille, repérer des cibles et pouvoir les frapper rapidement est crucial.

La nouveauté, c'est le "sensor fusion" (ou "fusion de capteurs") qui permet, en combinant différentes sources, de se faire une image précise du terrain, relève Stephen Biddle, expert des questions de défense à l'université Columbia.

En Ukraine, l'entreprise américaine Palantir a fourni à Kiev ses outils d'intelligence artificielle permettant de trier des gigaoctets de données et d'aider le commandement à connaître, en temps réel, les mouvements de troupes russes, leurs positions et les cibles potentielles.

Le dirigeant de Palantir, Alex Karp, assure que ces "armes de guerre" d'un nouveau type donnent à ses utilisateurs un avantage tactique crucial sur leurs adversaires.

Des armes autonomes 

La guerre des drones a vu le jour en Ukraine. Russes et Ukrainiens sont, à présent, globalement dotés des mêmes capacités en la matière, et les armées du monde entier s'activent pour s'équiper.

La prochaine étape: des drones autonomes nouvelle génération, programmés pour attaquer sans intervention humaine.

Ces "robots tueurs" laissent craindre l'absence de supervision des militaires ou des responsables politiques.

Les Ukrainiens disposent déjà de drones de fabrication américaine Switchblade dotés d'une capacité de "reconnaissance d'objet" leur permettant de choisir les cibles.

Des responsables ukrainiens assurent, par ailleurs, travailler sur leurs propres drones totalement autonomes.

L'open source 

Avec la guerre en Ukraine, la récupération d'informations disponibles sur internet ou renseignement open-source (OSINT en anglais) est devenue cruciale.

Chacun peut scruter les groupes Telegram, photos satellites, cartographies, groupes de discussion en ligne et autres vidéos TikTok pour glaner des informations allant de la géolocalisation de cibles potentielles aux coulisses des décisions politiques.

De très nombreux soldats russes ont payé de leur vie l'usage de leur téléphone portable en Ukraine.

Candace Rondeaux, du centre d'études New America, rappelle que l'open source foisonnait dès avant la guerre d'informations liées aux préparatifs de l'invasion russe de l'Ukraine, lancée le 24 février.

"Je ne sais pas si les Etats-Unis et leurs alliés en ont vraiment pris la mesure (...). Une partie du travail, c'est littéralement d'aller sur les plateformes de réseaux sociaux", dit-elle.

La défense aérienne 

Etant donné tout l'argent investi dans les avions furtifs ou bombardiers, le rôle relativement limité de l'aviation dans le conflit en Ukraine a surpris plus d'un observateur.

La raison tient à la défense aérienne, à savoir la capacité de tirer des missiles sol-air et ainsi maîtriser l'espace aérien.

Ce n'est pas nouveau, souligne Stephen Biddle: "Il est très difficile de réussir une offensive face à une défense bien préparée."

Ce qu'a démontré l'Ukraine, c'est que les pays ont besoin de batteries de défense aérienne en quantité. Un défi de taille lorsqu'on sait qu'une batterie Patriot coûte plus d'un milliard de dollars.

Des armes, encore des armes 

L'un des principaux enseignements de cette guerre est le rôle fondamental que jouent les stocks d'armes et de munitions. Le conflit en a consommé en quantité, ce qui nécessite d'avoir des stocks, beaucoup de stocks, et d'assurer le ravitaillement.

Or, l'Ukraine manque de tout, des munitions les plus simples aux plus sophistiquées. Ce qui explique l'effort considérable des alliés pour répondre à la demande.

Pour Becca Wasser, du Center for a New American Security, évoquant une récente simulation d'une invasion chinoise de Taïwan, le ravitaillement dans ce cas, en particulier en missiles de précision, poserait un "défi colossal".

Comme pour l'Ukraine, dit-elle, "nous ne pouvons pas simplement supposer qu'un conflit entre les Etats-Unis et la Chine autour de Taïwan serait rapide".

Pour Candace Rondeaux, les Etats-Unis doivent partager leurs technologies et aider leurs alliés de l'Otan à produire des armements de façon coordonnée.

Décentralisation 

Selon Stephen Biddle, le fait que le commandement ukrainien soit décentralisé s'est révélé être efficace face aux Russes sur le terrain.

"Cela fait longtemps qu'un commandement rigide et centralisé à la russe est une mauvaise idée", relève-t-il.

Or, nombre de pays de l'Otan sont aussi toujours très centralisés, situation "très difficile à modifier".

Des leçons pour Taïwan 

Becca Wasser relève que l'Ukraine n'a commencé à moderniser son armée qu'après l'humiliation de la prise rapide de la Crimée par les Russes en 2014.

L'armée taïwanaise devrait en faire de même dès maintenant, estime-t-elle.

Autre élément crucial: citant l'exemple de l'Ukraine, Stephen Biddle estime que "la motivation pour aller combattre est un facteur essentiel".

"La question de savoir si les militaires taïwanais seraient aussi motivés que l'ont été les Ukrainiens sera très importante", conclut-il.

«Il n'est personne»

Pour le politologue ukrainien Anatoli Oktysiouk, le maître du Kremlin avait totalement méjugé son homologue.

"Poutine le traitait comme un clown, un comique, un bouffon. L'invasion (...) est le résultat d'avoir sous-estimé Zelensky, de son arrogance, de son manque de respect", dit-il.

Loin du terrain contrairement à son adversaire, Vladimir Poutine a acquis l'image d'un reclus, restant essentiellement au Kremlin pour d'interminables visioconférences télévisées avec des ministres et des hauts fonctionnaires, accusant l'Ukraine de nazisme ou menaçant l'Occident.

Car le président russe évite la plupart des engagements publics.

Jamais n'a-t-il approché la zone de guerre, ni même participé à un enterrement de soldat, contrastant avec l'image d'homme fort et de dur-à-cuire qu'il avait cultivée durant des années, entre démonstration de judo et chevauchées torse nu dans la taïga.

L'incompréhension mutuelle entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine s'est, elle, muée en haine.

"Pour moi, il n'est personne", lançait fin janvier M. Zelensky à propos de son homologue.

En marge du forum économique de Davos, il a même évoqué la possibilité que M. Poutine soit mort, sous-entendant qu'un sosie a pu être installé à sa place.

"Je n'arrive pas à déterminer s'il est vraiment vivant, si c'est lui qui prend les décisions ou quelqu'un d'autre", a lâché M. Zelensky, vêtu d'un pull à capuche barré des mots "I'm Ukrainian".

Vladimir Poutine n'est pas en reste, traitant M. Zelensky et son équipe de "clique de drogués et de néonazis" orchestrant un "génocide" de la population russophone d'Ukraine.

"Poutine ne considère pas Zelensky comme le type d'homme politique avec lequel il est prêt à parler ou à négocier. Pour lui, Zelensky est un étranger, ils sont incompatibles", souligne Andreï Kolesnikov.

Un rencontre en 2019 

L'ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett a assuré début février avoir reçu l'assurance de M. Poutine, dans les premiers jours de la guerre, qu'il ne tuerait pas son homologue ukrainien.

Avant l'invasion, les deux présidents s'étaient rencontrés en 2019 pour une médiation de paix pour l'Est de l'Ukraine, où les forces de Kiev combattaient des séparatistes prorusses contrôlés par Moscou.

Lors de cette rencontre à Paris, le président ukrainien fraîchement élu apparaissait en retrait face à son homologue, bien plus expérimenté, aux antipodes de la détermination affichée par M. Zelensky aujourd'hui.

Lors d'un moment qui a fait jaser, M. Poutine, assis à la table des négociations, avait enjoint à son homologue ukrainien de se tourner vers les caméras, ce dernier s'exécutant immédiatement, tout sourire.

A Moscou, c'est une autre apparition de M. Zelensky qui est restée dans les mémoires. Celle de son numéro lors d'une émission du Nouvel an 2013 à la télévision russe.

En costume et noeud papillon, Volodymyr Zelensky, alors comédien, y chante, danse et enchaîne les blagues sous les rires et applaudissements du gratin culturel et médiatique russe, celui-là même qui l'insulte aujourd'hui. Une autre époque.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.