Le Palais royal de Madrid invite à une immersion dans la peinture de Sorolla

Un journaliste assiste à la présentation de l'exposition du peintre espagnol Joaquín Sorolla au Palais Royal de Madrid, le 15 février 2023. (Photo, AFP)
Un journaliste assiste à la présentation de l'exposition du peintre espagnol Joaquín Sorolla au Palais Royal de Madrid, le 15 février 2023. (Photo, AFP)
Un journaliste assiste à la présentation de l'exposition du peintre espagnol Joaquín Sorolla au Palais Royal de Madrid, le 15 février 2023. (Photo, AFP)
Un journaliste assiste à la présentation de l'exposition du peintre espagnol Joaquín Sorolla au Palais Royal de Madrid, le 15 février 2023. (Photo, AFP)
Un journaliste assiste à la présentation de l'exposition du peintre espagnol Joaquín Sorolla au Palais Royal de Madrid, le 15 février 2023. (Photo, AFP)
Un journaliste assiste à la présentation de l'exposition du peintre espagnol Joaquín Sorolla au Palais Royal de Madrid, le 15 février 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 15 février 2023

Le Palais royal de Madrid invite à une immersion dans la peinture de Sorolla

  • Cette plongée dans l'univers du peintre permet ensuite au public d'apprécier la vingtaine de tableaux présentés, dont un certain nombre issus de collections privées n'ont encore jamais été exposés
  • Celui qui a souvent été surnommé «le peintre de la lumière» a, en effet, réalisé près de 700 portraits, souvent à l'air libre, au cours de sa carrière, que ce soit de ses proches ou de personnalités comme le roi Alfonso XIII

MADRID: Le Palais royal de Madrid accueille à partir de vendredi une exposition consacrée au peintre espagnol Joaquín Sorolla, une expérience immersive totale grâce à des pièces entièrement recouvertes d'écran led, une salle de réalité virtuelle et certaines oeuvres encore jamais exposées au public.

Organisée dans le cadre du centenaire de la mort du peintre (1863-1923), l'exposition "Sorolla, à travers la lumière", prévue jusqu'à fin juin, propose un parcours mêlant 24 oeuvres originales, deux salles dites "sensorielles", ainsi qu'une expérience de réalité virtuelle (avec un masque à enfiler) durant sept minutes.

Les salles sensorielles, dont les murs sont constitués par des écrans du sol au plafond, montrent au visiteur des centaines d'images en mouvement avec des tableaux de Sorolla, des photographies, des articles de presse, des dessins de l'artiste ou encore des écrits personnels, le tout accompagné d'une musique enveloppante.

Cette première plongée dans l'univers du peintre permet ensuite au public d'apprécier la vingtaine de tableaux présentés, dont un certain nombre issus de collections privées n'ont encore jamais été exposés, qui sont articulés autour des thèmes chers à Sorolla: les portraits de famille, les portraits royaux, les jardins et, bien sûr, la mer et la plage.

Celui qui a souvent été surnommé "le peintre de la lumière" a, en effet, réalisé près de 700 portraits, souvent à l'air libre, au cours de sa carrière, que ce soit de ses proches ou de personnalités comme le roi Alfonso XIII, que l'on peut voir dans l'exposition.

Enfin, le visiteur est invité à mettre un casque de réalité virtuelle pour entrer dans la dernière salle, où il sera littéralement plongé dans une peinture de l'artiste, sur la plage de la Malvarrosa, à Valence (est).

Le public évolue de manière assez déroutante et vertigineuse dans l'oeuvre, avant "d'arriver" dans le studio de sa maison de Madrid (qui héberge aujourd'hui le musée Sorolla), où il est entouré des objets, pinceaux, toiles qui tombent du ciel et virevoltent autour des visiteurs, qui peuvent même dessiner dans l'espace.

Pour Blanca Pons-Sorolla, arrière-petite-fille du peintre et l'une des deux commissaires de l'exposition, il s'agit de "trois expositions en une (...) qui permettent de réveiller la sensibilité des gens pour qu'ils puissent comprendre ce que Sorolla sentait quand il peignait".

"Sorolla a une manière de traiter la lumière de la Méditerranée, la lumière des jardins, la manière dont il s'approche du thème est absolument novatrice pour l'époque, qui est l'apogée de l’impressionnisme", explique Ana de la Cueva, présidente du Patrimoine national.

Elle loue aussi sa "puissance pour traiter la lumière naturelle", et s'émeut d'avoir "un portrait du roi dans un jardin, ce qui est très exceptionnel".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".