Des artistes internationaux découvrent le paysage saoudien dans une nouvelle exposition

L'artiste Dia Mrad a trouvé de l'espoir pour l'architecture de Riyad dans son atelier. Le photographe libanais a passé des mois à faire des recherches pour créer l'œuvre «Traditions of Change» (Photo AN)
L'artiste Dia Mrad a trouvé de l'espoir pour l'architecture de Riyad dans son atelier. Le photographe libanais a passé des mois à faire des recherches pour créer l'œuvre «Traditions of Change» (Photo AN)
Liao Lihong, une artiste chinoise vivant à Paris, tire une technique innovante de création musicale à partir d'anciens appareils : le boulier, utilisé pour les calculs mathématiques, qu'elle a assimilé aux instruments arabes Qanun et Oud dans sa forme pendant son séjour en résidence. (UNE photo)
Liao Lihong, une artiste chinoise vivant à Paris, tire une technique innovante de création musicale à partir d'anciens appareils : le boulier, utilisé pour les calculs mathématiques, qu'elle a assimilé aux instruments arabes Qanun et Oud dans sa forme pendant son séjour en résidence. (UNE photo)
Sur le mur du studio d'Areej Khaoud, des phrases sont affichées: «Peut-on guérir le déracinement avec de la nourriture ?», «Être chez soi est-ce un état de 'non-faim' ?», «Insatiable en diaspora» (Photo AN)
Sur le mur du studio d'Areej Khaoud, des phrases sont affichées: «Peut-on guérir le déracinement avec de la nourriture ?», «Être chez soi est-ce un état de 'non-faim' ?», «Insatiable en diaspora» (Photo AN)
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Publié le Samedi 03 juin 2023

Des artistes internationaux découvrent le paysage saoudien dans une nouvelle exposition

  • La dernière exposition d’art de Masaha Residency du Misk Art Institute présente 11 artistes mondiaux et locaux et deux écrivains
  • Le cinquième cycle de ce programme interculturel de trois mois a réuni une cohorte internationale d'artistes pour développer des projets artistiques novateurs axés sur la recherche

RIYADH : La dernière exposition d'art de Masaha Residency du Misk Art Institute présente 11 artistes internationaux et locaux ainsi que deux écrivains dont les projets explorent la tradition dans le contexte du développement social.

Le cinquième cycle de ce programme interculturel de trois mois a réuni une cohorte internationale d'artistes pour développer des projets artistiques novateurs axés sur la recherche. À travers l'architecture, la musique et la culture, plusieurs artistes ont découvert des traces de leurs propres pays dans le paysage saoudien.

Fahdah Althonayan, directrice du département de l'éducation au sein du Misk, a déclaré à Arab News : « Chaque cycle a sa propre unicité. Dans celui-ci, nous avons eu l'occasion d'expérimenter avec des artistes en binôme... C'est quelque chose de nouveau que nous avons essayé avec eux, travailler ensemble sur leur œuvre, ce qui nous a également surpris ».

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L'artiste palestinienne Areej Khaoud, qui vit et travaille actuellement à Londres, s'est rendue sur les marchés de Riyad pour trouver des rémanences d'appartenance dans son œuvre «Still Hungry». (Photo AN)

« La variété des Saoudiens, des Khaleeji et des étrangers de différents continents était incroyable. C'est une expérience enrichissante ».

Ilyas Hajji, photographe, et Nastya Indrikova, chercheuse, sont un duo russe qui a travaillé à reconstituer la route du pèlerinage du Hajj, souvent dangereuse.

Bien qu'il ait été modernisé, beaucoup ont encore du mal à faire le voyage depuis la Russie, y compris la population musulmane du Daghestan pendant et après la chute de l'Union soviétique.

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L'œuvre d'Aleena Khan, «A Calling from the Moon», joue avec un mythe populaire au Pakistan selon lequel l'appel à la prière, Adhan, a été entendu à l'arrivée de Neil Armstrong sur la Lune. (UNE photo)

La paire a utilisé des objets ramenés du Hajj pour mettre en évidence l'effet sur des millions de personnes qui étaient libres de voyager après la dissolution du syndicat.

L'artiste palestinienne Areej Kaoud, qui vit et travaille à Londres, s'est rendue sur les marchés de Riyad pour trouver un sentiment d'appartenance dans sa pièce « Still Hungry».

« Dans tous ces espaces, ils choisissent des choses. Vous pensez que le propriétaire essaie juste de vous vendre des choses, mais il essaie aussi de guérir son propre déracinement », a déclaré Kaoud à Arab News.

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Établissant une comparaison entre l'alunissage et le paysage désertique d'Arabie, l'œuvre multimédia de para-fiction de Khan diffuse l'idée d'universalité et explore un chemin plus subjectif vers la vérité. (UNE photo)

Le studio de Kaoud est la toile de fond d'une vidéo documentant les offres d'un marché composé de membres de la diaspora d'autres pays, qui préservent et partagent les traditions de chez eux.

Le mur du studio est couvert de phrases telles que « Peut-on guérir le déracinement avec de la nourriture ?», « Est-ce que le fait d'être chez soi est un état de ‘non-faim’ »? et «Insatiable dans la diaspora».

Liao Lihong, une artiste chinoise vivant à Paris, a fusionné un boulier avec les formes d'un qanun et d'un oud pour créer un instrument de musique unique.

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Au centre de la chute de l'Union soviétique, le duo d'artistes russes, Ilyas Hajji et la chercheuse Nastya Indrikova, ont souligné la présence de millions de personnes qui étaient à nouveau libres de voyager, ceci concrétisé à travers les objets qu'ils ont ramenés de leur voyage au Hajj. (UNE photo)

« Quand j'étudiais en Chine à l'école primaire, nous avions une classe où l’on apprenait à utiliser le boulier, mais maintenant nous ne l'utilisons plus puisque nous avons des calculatrices », a-t-elle déclaré. « Mais le son a toujours été dans ma tête. En fait, lorsque les gens utilisent le boulier pour calculer des nombres, ils jouent aussi de la musique ».

Aleena Khan renforce la première historique de l'Arabie saoudite – une astronaute et son collègue ont atteint la Station spatiale internationale le mois dernier.

Son œuvre «A Calling from the Moon» joue avec un mythe populaire au Pakistan selon lequel l'Adhan, l'appel à la prière, a été entendu par Neil Armstrong sur la Lune.

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S'inspirant des reçus recueillis lors de son séjour et des nombres de graffitis à travers la ville pour créer des « partitions », Lihong a inventé un moyen pour que les nombres créent des sons sur le boulier en utilisant une méthode informatique. (UNE photo)

Son travail établit des comparaisons entre le paysage de la Lune et un désert d'Arabie.

Elle a déclaré : «J'ai commencé à dessiner à quoi ressemble le matériau sur la lune, puis j'ai trouvé tout ce qui lui ressemblait, je l'ai emmené dans le désert et je l'ai photographié ».

« Et si ces paysages n'en faisaient qu'un » ?

Dans les fragments de l'architecture démolie de Riyad, l'artiste Dia Mrad a trouvé l'espoir d'un nouveau départ dans son atelier. Le photographe libanais a passé des mois à rechercher et à photographier les changements dans les quartiers de la ville pour créer l'œuvre « Traditions of Change ».

Conformément à sa pratique, qui cherche à extraire des récits d'un environnement bâti, il a sérigraphié des débris tombés avec des photos de maisons dont la démolition est prévue à Riyad.

« Le Royaume traverse des cycles de changement - tous les 30 ou 40 ans, un grand changement se produit. Le dernier changement qui se produit est Vision 2030, et c'est un changement si massif qu'il affecte tout et se manifeste en grande partie dans l'environnement bâti. L'histoire d'une ville est ancrée dans sa matérialité », a expliqué Mrad.

L'exposition, qui couvre divers supports, notamment l'installation, le textile, la sérigraphie et l'écriture arabe, peut être vue au Prince Faiçal Ben Fahd Arts Hall à Riyad jusqu'au 10 juin.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.