Le mont Tallon, un phare de détente parmi les nuages en Arabie Saoudite

La montagne fait partie de la chaîne montagneuse du Hijaz dans le gouvernorat d'Al-Dayer, qui a intensifié les activités d'hiver pour attirer les visiteurs, avec des sentiers de montagne, des musées et des gîtes ruraux, ainsi que l'introduction de festivals agricoles mettant en valeur des produits tels que le café, les mangues et le miel (Photo, Hamid Al Alayli / Réseaux sociaux).
La montagne fait partie de la chaîne montagneuse du Hijaz dans le gouvernorat d'Al-Dayer, qui a intensifié les activités d'hiver pour attirer les visiteurs, avec des sentiers de montagne, des musées et des gîtes ruraux, ainsi que l'introduction de festivals agricoles mettant en valeur des produits tels que le café, les mangues et le miel (Photo, Hamid Al Alayli / Réseaux sociaux).
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Publié le Dimanche 10 janvier 2021

Le mont Tallon, un phare de détente parmi les nuages en Arabie Saoudite

  • Le sommet de 2 200 mètres dans le sud de l'Arabie saoudite, a longtemps attiré l'intérêt des photographes et des visiteurs
  • Des programmes d'hiver ont également été organisés afin d’attirer des visiteurs de tout le Royaume

LA MECQUE: Le mont Tallan, le sommet de 2 200 mètres dans le sud de l'Arabie saoudite, a longtemps attiré l'intérêt des photographes et des visiteurs, surtout en hiver lorsque les nuages bas et le brouillard créent un mélange de sentiment de calme et d'isolement.

La montagne fait partie de la chaîne montagneuse du Hijaz dans le gouvernorat d'Al-Dayer, qui a intensifié les activités d’hiver en vue d’attirer les visiteurs, avec des sentiers de montagne, des musées et des gîtes ruraux, ainsi que l'introduction de festivals agricoles mettant en valeur des produits tels que le café, les mangues et le miel.

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Les visiteurs passent souvent des heures dans la fraicheur, profitant de la solitude et fuyant le tumulte des villes, tandis que des sommets des montagnes voisines peuvent être vus à travers l'épais nuage (Photo, Hamid Al Alayli / Réseaux sociaux).

Mais pour beaucoup de visiteurs de la région, les festivals sont d’une importance secondaire. C'est la vue depuis le sommet du mont Tallan qu'ils veulent à tout prix voir.

Les visiteurs passent souvent des heures dans la fraicheur, profitant de la solitude et fuyant le tumulte des villes, tandis que des sommets des montagnes voisines peuvent être vus à travers l'épais nuage.

Le photographe Hamed Al-Ali a déclaré à Arab News que les températures hivernales tombent rarement en dessous de 15 degrés Celsius, créant une atmosphère sombre et nuageuse dans tout le gouvernorat.

Al-Ali a soutenu que de nombreux photographes cherchent impatiemment les vues hivernales du sommet de la montagne.

« Al-Dayer s'est placé, à l’évidence, sur la carte économique, agricole et touristique en raison de son merveilleux potentiel »

Nayef ben Lebdah, gouverneur d'Al-Dayer

« L'endroit est absolument charmant. Cela ressemble à un tableau qui mérite d’être admiré », assure-il.

Al-Ali a signalé que plusieurs images sont devenues populaires auprès des amoureux de la nature et des arts visuels.

La région de Jazan est considérée comme l'un des plus beaux endroits du Royaume. Elle est populaire auprès des visiteurs et des touristes en raison de sa diversité géographique et de ses activités de plein air ainsi que de ses produits agricoles.

Le gouvernorat d'Al-Dayer est également célèbre pour la culture de caféiers. Il produit du café Khoulani de haute qualité, l’une des meilleures variétés au monde. Le grain de café Khoulani est présenté à l'UNESCO dans le but de l’inclure sur la liste du patrimoine mondial.

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FAITS EN BREF

• Le mont Tallan, le sommet de 2 200 mètres dans le sud de l'Arabie saoudite, suscite depuis longtemps l'intérêt des photographes et des visiteurs.

• La montagne fait partie de la chaîne du Hijaz dans le gouvernorat d'Al-Dayer.

• Les températures hivernales tombent rarement en dessous de 15 degrés Celsius.

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Les montagnes de Jazan abritent plus de 54 000 caféiers cultivés par 600 agriculteurs qui produisent chaque année environ 300 tonnes de leurs délicieux grains.

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C'est la vue depuis le sommet du mont Tallan que les visiteurs veulent à tout prix voir (Photo, Hamid Al Alayli / Réseaux sociaux).

Le gouvernorat célèbre ses caféiers en organisant un festival auquel participent le gouverneur de la région, des hauts fonctionnaires et des personnes passionnées par le café du monde entier.

C'est la plus grande province des montagnes de Jazan, avec une population d'environ 100 000 habitants répartis dans 420 villages.

Le gouverneur d'Al-Dayer Nayef ben Lebdah a déclaré à Arab News que des programmes d'hiver spécialement préparés attirent les visiteurs de tout le Royaume, les festivals du café étant susceptibles de se révéler particulièrement populaires.

De nombreux événements coïncident avec les vacances de mi-parcours introduisant des activités adaptées spécialement aux familles.

Il a en outre affirmé que la compétitivité dans tous les secteurs était devenue un objectif au moment où les fournisseurs de services cherchent sans cesse à offrir des activités captivantes aux visiteurs. Pendant ce temps-là, les accélérateurs d'entreprises visent à encourager les investissements dans le gouvernorat.

« Al-Dayer s'est placé, à l’évidence, sur la carte économique, agricole et touristique en raison de son merveilleux potentiel », a expliqué ben Lebdah.

« Les activités agricoles, la pêche, le commerce des perles et un riche patrimoine culturel en font d’Al-Dayer l'un des gouvernorats les plus éblouissants et les plus prometteurs du royaume », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".