Qatar Museums intègre l'art dans les Jeux olympiques de Paris

L'exposition "Olympism: More Than a Dream” (Olympisme: Plus qu'un rêve) présente des souvenirs, dont la toute première médaille olympique du Qatar. (Fournie)
L'exposition "Olympism: More Than a Dream” (Olympisme: Plus qu'un rêve) présente des souvenirs, dont la toute première médaille olympique du Qatar. (Fournie)
Short Url
Publié le Vendredi 16 août 2024

Qatar Museums intègre l'art dans les Jeux olympiques de Paris

  • Qatar Museums célèbre les Jeux olympiques d'été de 2024 en organisant plusieurs expositions et événements publics à Paris
  • La série d'événements comprend également le lancement de la toute première traduction en arabe des "Textes Choisis" de Pierre de Coubertin, l'historien et visionnaire français largement considéré comme le père des Jeux olympiques modernes

DUBAÏ: Quel est le rapport entre l'art et les Jeux olympiques ? Qatar Museums, la principale institution gouvernementale du Golfe pour l'art et la culture, estime que l'art est un moyen de stimuler la diplomatie culturelle et de mettre en valeur le patrimoine et la scène culturelle uniques du pays, dans le contexte de sa participation aux Jeux olympiques depuis 40 ans.

Qatar Museums célèbre les Jeux olympiques d'été de 2024 en organisant plusieurs expositions et événements publics à Paris, notamment des expositions d'art, des lancements de livres et la reprise du célèbre restaurant Le Dali à l'hôtel Le Meurice, rue de Rivoli, par Jiwan, un restaurant réputé situé au sein du Musée national du Qatar à Doha, qui met en valeur le riche patrimoine culinaire qatari.

La série d'événements comprend également le lancement de la toute première traduction en arabe des "Textes Choisis" de Pierre de Coubertin, l'historien et visionnaire français largement considéré comme le père des Jeux olympiques modernes.

Le projet s'articule autour de deux expositions organisées par les musées du Qatar et le Musée olympique et sportif 3-2-1 du Qatar: L'exposition "Olympism: More Than a Dream Exhibition", qui retrace 40 ans de participation du Qatar aux Jeux olympiques depuis 1984, jusqu'au 25 août, et "Esports: A Game Changer", qui se tiendra jusqu'au 8 septembre à la Résidence Citeaux à Paris.

Cette dernière exposition explore les liens entre les sports électroniques, les jeux vidéo et les sports traditionnels. Elle jette un regard sociologique sur le jeu compétitif, le définissant par rapport aux sports traditionnels et au jeu occasionnel, tout en examinant les organisations et les économies qui le régissent. L'exposition présente des objets et des documents qui retracent l'histoire de l'esport, notamment l'invention du premier flipper électronique il y a près d'un siècle, ainsi que des clichés de plusieurs des plus grandes stars contemporaines du jeu compétitif. La dernière partie de l'exposition explore l'avenir de l'esport dans le paysage du jeu et au-delà, en se concentrant sur ses impacts sociaux, éducatifs, récréatifs et professionnels.

L'exposition "Olympism: More Than a Dream" présente des souvenirs, dont la toute première médaille olympique du Qatar, une médaille de bronze remportée par l'athlète Mohammed Suleiman dans l'épreuve du 1 500 mètres lors des Jeux olympiques d'été de Barcelone en 1992.

L'exposition "Olympism: More Than a Dream" présente des souvenirs, dont la toute première médaille olympique du Qatar, une médaille de bronze remportée par l'athlète Mohammed Suleiman dans l'épreuve du 1 500 mètres lors des Jeux olympiques d'été de Barcelone en 1992.(Fournie)

Un autre point fort du programme est la médaille d'or remportée par le "Faucon d'or", Mutaz Barshim, dans l'épreuve du saut en hauteur aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.

"Parallèlement aux Jeux olympiques d'été de 2024, les dernières semaines ont vu les Musées du Qatar organiser une série de programmes spectaculaires à Paris, affirmant notre engagement de longue date en faveur de la diplomatie culturelle et notre rôle dans la mise en valeur de l'histoire et de la culture du Qatar sur la scène internationale", a déclaré Mohammed Saad Al-Rumaihi, directeur général des Musées du Qatar, à Arab News.

“Issu de l'accord culturel de 2014 entre le Qatar et la France, le programme d'été s'inscrit dans la continuité de l'année culturelle Qatar-France 2020", a-t-il ajouté. "Il célèbre la passion commune des deux pays pour le sport, renforce les échanges et met en valeur l'offre du Qatar à l'international”.

Le lancement de l'exposition sur l'Olympisme s'est déroulé en présence notamment de l'ambassadeur du Qatar en France, Cheikh Ali ben Jassim Al-Thani, du président de la Fédération de football du Qatar, Jassim ben Rashid Al-Buenain, et du vice-président du Comité olympique du Qatar, Thani ben Abdelrahman Al-Kuwari, ainsi que de la présidente de l' Association Familiale Pierre de Coubertin, Alexandra de Navacelle de Coubertin.

La première partie de l'exposition présente des objets olympiques emblématiques de la collection du musée, notamment le gant de boxe gauche de Muhammad Ali datant de Rome 1960 et la torche olympique d'Innsbruck 1964.

La seconde partie met en relief les étapes clés de l'histoire olympique du Qatar, notamment les débuts du pays aux Jeux olympiques d'été de Los Angeles en 1984 et sa forte présence aux Jeux de Tokyo en 2020.

Le riche programme artistique que Qatar Museums présente pendant les Jeux olympiques de Paris est organisé pour commémorer l'année culturelle Qatar-France 2020, une initiative de Qatar Museums, et l'accord culturel signé en 2014 par le Qatar et la France.

Ce n'est pas la première fois que le Qatar soutient les Jeux olympiques par le biais de la culture et de l'art. Lors des Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil, le Qatar a présenté Bayt Qatar, une maison d'accueil proposant des spectacles de musique en direct, des expositions et même un souk en plein air. En 2012, les musées du Qatar ont organisé une exposition Heya présentant les créations de 70 sportives arabes.

Al-Rumaihi a déclaré que ces projets soulignent la culture unique de l'esprit sportif, soulignant "les aspects divers et dynamiques de la culture sportive qatarie, et offrent une occasion unique au public de Paris et d'ailleurs de s'intéresser à l'héritage de la nation et à ses réalisations contemporaines".

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".