Alkhobar offre un panorama visuel avec 56 œuvres explorant de nouvelles réalités

Organisé par la Société saoudienne pour la culture et les arts, en collaboration avec l'Association du cinéma, le Forum de l'art vidéo présentera des œuvres d'art vidéo du monde entier. (Photo Fournie)
Organisé par la Société saoudienne pour la culture et les arts, en collaboration avec l'Association du cinéma, le Forum de l'art vidéo présentera des œuvres d'art vidéo du monde entier. (Photo Fournie)
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Publié le Samedi 21 décembre 2024

Alkhobar offre un panorama visuel avec 56 œuvres explorant de nouvelles réalités

  • Des artistes d'Arabie saoudite et du monde entier présentent leurs créations
  • Lina Saeed Qattan, artiste saoudienne, présente « Lena and the Magic Carpet » (Lena et le tapis magique)

ALKHOBAR : Le sixième Forum international de l'art vidéographique s'est ouvert cette semaine au siège de la Société cinématographique d'Alkhobar, offrant un festin visuel aux afficionados.

Organisé par la Société saoudienne pour la culture et les arts, en collaboration avec la Société du cinéma, l'événement durera dix jours et présentera des œuvres d'art vidéo révolutionnaires provenant du monde entier.

Un jury d'experts a sélectionné 56 œuvres parmi 127. L'espace présente des œuvres provenant de 29 pays, contre 41 auparavant.

Le forum est devenu l'une des principales plateformes internationales d'art vidéo de la région, ayant présenté plus de 823 œuvres d'art provenant de plus de 70 pays. (Photo Fournie)
Le forum est devenu l'une des principales plateformes internationales d'art vidéo de la région, ayant présenté plus de 823 œuvres d'art provenant de plus de 70 pays. (Photo Fournie)

Il n'y a pas de thème particulier cette année, si ce n'est qu'il s'inscrit dans le cadre de « l'imagination incarnée, la réalité transformée », a déclaré à Arab News Yousif Al-Harbi, directeur de la branche de Dammam de la SASCA et superviseur général du forum.

« Les œuvres de cette année continuent d'exprimer la transformation d'idées et de perceptions imaginatives en œuvres d'art tangibles qui peuvent avoir un impact sur la réalité dans laquelle nous vivons.

Les vidéos peuvent être visionnées dans l'espace situé à l'étage, dont l'entrée est recouverte d'une porte en tissu noir. Seules trois personnes peuvent regarder les courts-métrages qui passent en boucle.

La vidéo la plus longue dure 7 minutes et la plus courte moins d'une minute.

Parmi les vidéos remarquables, citons « Chorégraphie de l'espace et du temps », une production de 3 minutes de l'artiste égyptien Ehab Aziz, basé en Allemagne, qui mêle images abstraites et mouvements dynamiques.

Par ailleurs, la vidéo d'une minute « Lena and the Magic Carpet » de l'artiste saoudienne Lina Saeed Qattan utilise l'intelligence artificielle pour présenter des couleurs vibrantes tandis que Lena voyage à travers le désert.***

Organisé par la Société saoudienne pour la culture et les arts, en collaboration avec l'Association du cinéma, le Forum de l'art vidéo présentera des œuvres vidéo du monde entier. (Photo fournie)
Organisé par la Société saoudienne pour la culture et les arts, en collaboration avec l'Association du cinéma, le Forum de l'art vidéo présentera des œuvres vidéo du monde entier. (Photo fournie)

Arab News a interrogé le réalisateur yéménite Yousef Ahmed, âgé de 21 ans, qui a passé sa vie dans la province orientale, à propos de son court métrage, « Dose ».

« Le film raconte l'histoire d'une personne déprimée qui remplace ses médicaments par des bonbons après avoir lu un article de journal », explique-t-il.

« Il explore son parcours de changement de perspective, de sortie de sa tristesse, et parfois de retour à celle-ci. Nous avons tous connu des jours comme celui-ci, et c'est tout à fait normal. »

Le film, qui dure moins d'une minute, a été entièrement tourné et monté sur un téléphone portable pendant un mois, spécialement pour le forum. « Le téléphone est toujours disponible et accessible », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que trouver la bonne musique et l'adapter à un format plus grand, comme un écran de télévision, avait été un défi.

Des ateliers consacrés à l'intelligence artificielle et à la peinture par la lumière faisaient également partie de la programmation, de même que des tables rondes avec des cinéastes et des artistes.

Le forum est devenu l'une des principales plateformes internationales d'art vidéo de la région, ayant présenté plus de 823 œuvres provenant de plus de 70 pays.

Il a également accueilli 31 conférences et ateliers, offrant aux artistes une occasion unique de se connecter et de partager leur travail avec un public mondial.

Les lauréats seront annoncés à la fin de l'événement.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".