Le ramadan à Qatif révèle l'esprit des petites villes saoudiennes

Photo de la corniche de Qatif. (Source : @ahmedelq)
Photo de la corniche de Qatif. (Source : @ahmedelq)
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Publié le Mardi 18 mars 2025

Le ramadan à Qatif révèle l'esprit des petites villes saoudiennes

  • Des rassemblements festifs typiques d'une communauté soudée.
  • Les habitants apprécient la spiritualité et les réunions de famille pendant le mois sacré.

RIYADH : Les habitants de Qatif pratiquent les traditions du ramadan en renouant avec leur famille, perpétuant ainsi l'esprit communautaire des petites villes saoudiennes.

Comme dans d'autres régions du Royaume pendant le Ramadan, les familles et les amis se réunissent pour repérer les meilleurs marchés, cafés et restaurants, tandis que les jours de Qatif se transforment en nuits.

Cependant, pour de nombreux habitants, le ramadan est l'occasion de rester à la maison et de passer du temps avec les membres de leur famille dans cette ville très unie.

Dana Al-Awamy, étudiante à l'université de Qatif, a déclaré à Arab News que sa routine du ramadan « ressemble à une fête parce que tout le monde jeûne et rompt le jeûne ensemble ».

« La nourriture que nous mangeons est toujours la même, c'est donc une sorte de rituel... Ce que je préfère dans le ramadan, c'est la communauté et le sentiment de connexion spirituelle avec Dieu. »

Ayant vécu à l'étranger, Mme Al-Awamy ne connaissait pas le ramadan, mais son retour lui a permis de s'immerger dans le mois sacré, entourée de la chaleur de sa famille.

Au cours du mois, Mme Al-Awamy rend hommage à sa défunte grand-mère, qui était au cœur des célébrations passées.

« Elle était une cuisinière hors pair et c'est elle qui préparait la plupart des plats, ainsi que des plats spécifiques uniquement pendant le ramadan.

Cela me manque maintenant. Je crois vraiment que c'est ce qui m'a permis d'apprécier le ramadan quand j'étais enfant, et de l'aimer encore plus une fois adulte. »

Sara Al-Awami partage les moments qu'elle chérit avec sa famille et souligne que le mois sacré apporte un bel équilibre entre spiritualité, famille et communauté, ce qui en fait sa période préférée de l'année.

« Nous faisons une promenade quotidienne avant le repas de midi, qui est devenue une petite tradition très importante. Les soirées sont rythmées par les rassemblements, les jeux et, bien sûr, les délicieux repas », a-t-elle déclaré.

« J'aime aussi porter des vêtements traditionnels pendant le ramadan, car cela ajoute à l'esprit festif et culturel du mois. Et même si j'aimerais pouvoir dire que j'aide à cuisiner, ma vraie spécialité est d'arriver juste à temps pour l'iftar... surtout pour le dessert. »

« L'une des choses que je préfère dans le ramadan, c'est le sens aigu de la communauté et de la générosité qui imprègne le mois.

Ayant vécu dans différents endroits, Al-Awami s'est rendu compte que même s'il existe de légères différences culturelles, le ramadan est célébré de manière très similaire dans tous les pays du Golfe.

« L'essence du mois est toujours liée à la famille, aux êtres chers et aux rassemblements. La province orientale, comme beaucoup d'autres régions, regorge de traditions ramadanesques dynamiques, qu'il s'agisse des iftars communautaires, de la mode traditionnelle, des sorties nocturnes ou des rassemblements spirituels », a-t-elle déclaré.

« Mais dans l'ensemble, dans tout le Golfe, le cœur du ramadan reste le même : une période de foi, de famille et de générosité.

Ayant passé de nombreuses années à célébrer le ramadan à l'étranger et seule, elle en est venue à apprécier encore plus le temps passé en famille.

« Rien n'est comparable à la chaleur de la rupture du jeûne avec des êtres chers, aux conversations qui se prolongent tard dans la nuit et aux traditions partagées qui rendent ce mois si spécial », a-t-elle déclaré.

« Aujourd'hui, je chéris encore plus ces moments, car je sais ce que c'est que de vivre le ramadan sans eux.

Que ce soit dans la province orientale, au Koweït, à Londres ou aux États-Unis, ce qui donne tout son sens au ramadan, c'est le lien avec la famille, la communauté et la foi. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".