Les pèlerins du Hajj se réjouissent du deuxième jour de Tashreeq et temoignent d'une expérience «fantastique»

De nombreux pèlerins se préparent à rentrer chez eux, le cœur rempli de gratitude et de paix après avoir accompli leur pèlerinage. (AN Photo/Abdulrahman Shalhoub)
De nombreux pèlerins se préparent à rentrer chez eux, le cœur rempli de gratitude et de paix après avoir accompli leur pèlerinage. (AN Photo/Abdulrahman Shalhoub)
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Publié le Lundi 09 juin 2025

Les pèlerins du Hajj se réjouissent du deuxième jour de Tashreeq et temoignent d'une expérience «fantastique»

  • Le 8 juin, qui correspond au 12 de Dhul Hijjah du calendrier islamique et marque le deuxième des trois jours de Tashreeq, a vu un flot continu de pèlerins accomplir le rituel de lapidation au complexe de Jamarat à Mina
  • Sous la coordination des autorités saoudiennes, le mouvement s'est déroulé sans heurts, soutenu par des services complets de sécurité, de santé et de logistique

MINA : La plupart des plus de 1,6 million de pèlerins participant au Hajj de cette année ont achevé le deuxième jour du Tashreeq - une étape spirituellement importante marquée par la lapidation symbolique du diable à Mina dimanche.

Alors que leur voyage sacré touche à sa fin, beaucoup se préparent à rentrer chez eux, le cœur rempli de gratitude et de paix après avoir accompli leur pèlerinage.

Le 8 juin, qui correspond au 12 de Dhul Hijjah du calendrier islamique et marque le deuxième des trois jours de Tashreeq, a vu un flot continu de pèlerins accomplir le rituel de lapidation au complexe de Jamarat à Mina.

Sous la coordination des autorités saoudiennes, le mouvement s'est déroulé sans heurts, soutenu par des services complets de sécurité, de santé et de logistique.

Après le rituel de lapidation, de nombreux pèlerins se sont rendus à la Grande Mosquée de La Mecque pour effectuer le Tawaf Al-Wadaa, ou circumambulation d'adieu - le rite final du Hajj. Cet acte marque la fin du pèlerinage, après quoi les pèlerins reprennent le chemin de leur pays d'origine.

Dans la jurisprudence islamique, les pèlerins qui accomplissent les rites du Hajj avant le deuxième jour du Tashreeq sont considérés comme ayant accompli le Ta'ajul, ou Hajj accéléré. Cette option, autorisée par la charia islamique, permet aux pèlerins de quitter Mina après avoir accompli le rituel de la lapidation le 12 de Dhul Hijjah.

Ceux qui restent à Mina jusqu'au coucher du soleil sont obligés de rester un troisième jour et d'accomplir une nouvelle fois le rituel de la lapidation le 13, marquant ainsi l'achèvement complet des rites du pèlerinage.

La température enregistrée à Mina à 11 heures était de 41 degrés Celsius, et l'on s'attend à ce qu'elle atteigne 45 degrés Celsius avant de retomber à 31 degrés Celsius plus tard dans la journée, selon le Centre national de météorologie.

S'adressant à Arab News, Sayed Taqi, un pèlerin afghan qui effectuait son premier pèlerinage, a déclaré avoir eu une "très bonne" expérience du Hajj.

"Les agents de sécurité ont été serviables et, honnêtement, je suis très heureux. Je terminerai mes rituels aujourd'hui à midi, car j'ai un vol demain", a déclaré M. Taqi.

Mohsin Rasul, un pèlerin de Bangalore, en Inde, qui achevait ses rituels, a déclaré : "Il n'y a pas eu de précipitation dans l'organisation par les autorités, et il n'y a eu aucun problème nulle part, que ce soit à la Grande Mosquée, à Médine, à Mina ou à Arafat.

Il a ajouté : "Partout, l'organisation était fantastique, en fait".

Maqsari Hasni, de Sidi Bel Abbes, en Algérie, a déclaré qu'il ne pouvait décrire ce qu'il ressentait lorsqu'il se trouvait sur les lieux saints pour accomplir le Hadj.

Il a également parlé d'une voix pleine de gratitude et de reconnaissance : "Je remercie beaucoup le gouvernement saoudien. Il a parfaitement accompli son devoir et nous sommes vraiment fiers de vous. Qu'Allah vous bénisse et vous protège.

Azhar Al-Wishah, un pèlerin irakien qui vit au Canada, a déclaré que lui et son groupe avaient effectué un hajj sans heurts et confortable.

Décrivant les services fournis au groupe, il a déclaré : "Nous avons vraiment trouvé un excellent service de la part des responsables de la sécurité et de tous ceux qui travaillent ici. Ils ont fourni tous les services. Nous tenons à remercier le gouvernement et la population pour leur bon accueil et leur généreuse hospitalité".

Il espère que la paix et la sécurité se maintiendront en Arabie saoudite et pour son peuple, "qui nous a humiliés par sa générosité et qui a rivalisé d'ardeur pour servir les pèlerins".

M. Al-Wishah a ajouté : "Que Dieu veille sur ce pays et le garde en sécurité jusqu'au jour du jugement dernier".

Fatima, une pèlerine iranienne de 28 ans, a déclaré à Arab News qu'elle avait pris part à une expérience unique, celle de voir des gens du monde entier se rassembler pour accomplir les mêmes rituels, tout comme le prophète Ibrahim l'avait fait il y a des milliers d'années. Elle a ajouté qu'il était remarquable de voir des personnes d'âges, de couleurs et de nationalités différents réunies en un même lieu.

Décrivant la gestion des foules pendant le Hadj, elle a déclaré : "Je pense qu'il est très difficile de gérer les foules pendant le Hadj : "Je pense que c'est très difficile à gérer, mais dans l'ensemble, c'était très bien organisé.

Selon le ministère de la santé, plus de 147 000 services médicaux avaient été fournis au 7 juin.

Dans un message publié sur son compte X, le ministère a indiqué qu'au cours du Hadj de cette année, 18 opérations à cœur ouvert ont été réalisées, tandis que 248 procédures de cathétérisme cardiaque ont été effectuées.

Le ministère a ajouté que 2 626 pèlerins ont été dirigés vers ses unités de soins intensifs, et que les cliniques ambulatoires ont traité plus de 7 540 pèlerins. En outre, 5 619 pèlerins ont été admis dans des hôpitaux, tandis que 35 176 patients ont reçu des soins dans les salles d'urgence de La Mecque.

Le poste ajoute que 80 603 pèlerins ont reçu une assistance médicale dans les différents centres médicaux du ministère.


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.