Projection du documentaire "Rewriting Arab News" à l'ambassade de l'UE à Riyad

 Le film, présenté par le Global Arab Network basé à Londres, met en lumière la relance d'Arab News en 2018, à un moment où le Royaume lui-même se transforme. (Photo AN)
Le film, présenté par le Global Arab Network basé à Londres, met en lumière la relance d'Arab News en 2018, à un moment où le Royaume lui-même se transforme. (Photo AN)
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Publié le Mercredi 02 juillet 2025

Projection du documentaire "Rewriting Arab News" à l'ambassade de l'UE à Riyad

  • L'ambassadeur de l'UE : "Vous faites partie de la Vision 2030 et beaucoup d'entre vous dans cette salle incarnent cette nouvelle Arabie saoudite".
  • Faisal J. Abbas : "Ce documentaire raconte un petit chapitre, certes passionnant, de l'histoire de notre journal et de notre pays.

RIYAD : une projection spéciale du documentaire Rewriting Arab News a eu lieu mardi à l'ambassade de l'UE, dans le cadre des célébrations du 50^e anniversaire du premier journal de langue anglaise d'Arabie saoudite.

Présenté par le Global Arab Network basé à Londres, le film met en lumière la relance d'Arab News en 2018, à un moment où le Royaume-même est en pleine transformation.

Une cérémonie organisée en l'honneur du journal a réuni les ambassadeurs européens en Arabie saoudite et d'autres invités de marque, notamment des dignitaires saoudiens, des diplomates, des décideurs politiques, des professionnels de l'industrie des médias et des membres du personnel du bureau d'Arab News à Riyad.

Christophe Farnaud, ambassadeur de l'Union européenne en Arabie saoudite, a déclaré lors de la cérémonie : « C'est un grand plaisir d'être ici avec vous à l'occasion du 50^e anniversaire d'Arab News. »

Il a ajouté : « Vous ne vous contentez pas de couvrir l'actualité, vous l'analysez également. Vous décryptez l'actualité mondiale, nationale et régionale. Vous favorisez également le dialogue et les commentaires. Vous offrez un espace ouvert dont tous les pays ont besoin.

Et je pense que cela arrive au bon moment, dans le Royaume en ce moment même. Vous faites également partie de la Vision 2030, et je dois dire que cette nouvelle Arabie saoudite se retrouve dans nombre d'entre vous dans cette salle. »

Les ambassadeurs européens en Arabie saoudite et d'autres invités de marque ont assisté à une cérémonie organisée en l'honneur d'Arab News. (Photo AN)
Les ambassadeurs européens en Arabie saoudite et d'autres invités de marque ont assisté à une cérémonie organisée en l'honneur d'Arab News. (Photo AN)

« C'est une position que nous ne soutenons pas seulement, mais que nous admirons également, d'une certaine manière. Mes collègues européens, qui sont venus en nombre ce soir, partagent probablement mon avis. »

« Je tiens une fois de plus à vous féliciter, vous et votre équipe d'Arab News, pour votre travail. »

Faisal Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, a également pris la parole lors de la cérémonie : « Au nom de la famille Arab News, nous souhaitons exprimer notre gratitude à l'ambassadeur de l'UE au Royaume pour avoir organisé cette cérémonie de projection dans le cadre des célébrations de notre 50^e anniversaire cette année. »

« Ce documentaire relate un épisode passionnant de l'histoire de notre journal et de notre pays, car il retrace une période de transformation et d'évolution passionnante. »

« Bien sûr, Arab News n'aurait pas été là où il est aujourd'hui sans le travail acharné, la passion et le dévouement de mes prédécesseurs, les rédacteurs en chef, et bien sûr, sans nos fondateurs, les frères Hafez, qui ont lancé le journal en 1975. »

Une partie du documentaire est racontée par le prince Turki Al-Faisal, ancien ambassadeur saoudien aux États-Unis, qui revient sur les origines du journal.

Faisal Abbas, rédacteur en chef d'Arab News. (Photo AN)
Faisal Abbas, rédacteur en chef d'Arab News. (Photo AN)

Créé à Djeddah en 1975 par les frères Hisham et Mohammed Ali Hafiz, Arab News se voulait le porte-parole des Arabes en anglais, témoignant des transformations majeures survenues au Moyen-Orient.

En avril 2018, Arab News a remplacé son logo de 43 ans ainsi que sa devise : « La voix d'une région en mutation ». Le journal a été relancé avec un nouveau design et une nouvelle approche des articles qu'il estimait mieux adaptés à l'ère d'Internet.

En juin, un événement organisé par le Global Arab Network au Frontline Club de Londres a rendu hommage au journal et à ses fondateurs en projetant en avant-première le documentaire pour les principaux rédacteurs, journalistes, diplomates et analystes.

Interrogé mardi, après la projection, sur la question de savoir si le documentaire reflétait les changements qui s'étaient opérés dans la région, l'ambassadeur de l'UE Farnaud a répondu : « Je dirais même plus. Je veux dire, c'est l'une des incarnations de ces changements. »

« Le Royaume subit des changements incroyables. Arab News subit également des changements incroyables. J'ai également beaucoup apprécié le contexte historique lors de sa création en 1975, qui correspondait au nouveau rôle du Royaume. »

« Aujourd'hui, le Royaume est entré dans une nouvelle phase spectaculaire de transformation. Et nous voyons qu'Arab News passe, à sa manière, par une phase de transformation impressionnante, une transformation réussie. »

« J'ai été très impressionné. »

La philanthrope saoudienne Ameera Al-Taweel a également réagi au film : « Une grande partie de l'histoire de la transformation d'Arab News m'a rappelé la transformation qui s'est produite en Arabie saoudite en 2015 et 2016 pour arriver à la Vision 2030.

Arab News a été créé à Jeddah en 1975 par les frères Hisham et Mohammed Ali Hafiz. » (Photo AN)
Arab News a été créé à Jeddah en 1975 par les frères Hisham et Mohammed Ali Hafiz. » (Photo AN)

C'est à peu près à la même époque qu'Arab News a connu une transformation similaire. Il est très intéressant de voir comment il s'est aligné sur un dirigeant jeune (le prince héritier Mohammed bin Salman) qui injectait beaucoup de changements, croyait en la jeune génération et souhaitait préserver l'héritage tout en le développant.

« Ainsi, une grande partie de ce que j'ai vu dans le cadre de la Vision 2030, et bien sûr Son Altesse Royale le prince héritier Mohammed bin Salman, se produit dans les secteurs privé et public, y compris dans le secteur du journalisme, et les transformations qui s'y produisent. »

Bien qu'il ne soit arrivé qu'au printemps, Ville Linnala, chef de mission adjoint à l'ambassade de Finlande, a déclaré que le film soulevait des questions pertinentes.

« Je suis à Riyad et en Arabie saoudite depuis le 5 mai, je suis donc assez fraîche dans la région, mais je peux vraiment voir les questions qui ont été mentionnées et soulevées dans le documentaire », a-t-elle déclaré.

« Par exemple, lorsqu'il s'agit des droits des femmes et de toutes ces choses, et avec la Vision 2030 saoudienne qui se met en place et progresse. C'était vraiment intéressant à voir. J'ai beaucoup apprécié ce documentaire. »

Rewriting Arab News est un court-métrage sur la relance du journal et sa transformation numérique entre 2016 et 2018, présenté par Global Arab Network.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.