Frankly Speaking: Peut-on encore faire confiance à la «marque ONU»?

La crédibilité de l'ONU a été mise à mal par la paralysie du Conseil de sécurité, la guerre à Gaza et les accusations d'inaction. (Arab News)
La crédibilité de l'ONU a été mise à mal par la paralysie du Conseil de sécurité, la guerre à Gaza et les accusations d'inaction. (Arab News)
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Publié le Lundi 29 septembre 2025

Frankly Speaking: Peut-on encore faire confiance à la «marque ONU»?

  • Stéphane Dujarric admet que le Conseil de sécurité a nui à la crédibilté de l'ONU, affaiblissant la confiance mondiale et soulignant la nécessité d'une réforme
  • Le porte-parole du Secrétaire général souligne que l'ONU n'est pas un organe unique et centralisé, ce qui explique pourquoi M. Guterres ne peut pas déclarer que la guerre de Gaza est un génocide

RIYAD: La crédibilité de l'ONU a été mise à mal par la paralysie du Conseil de sécurité, la guerre à Gaza et les accusations d'inaction.

Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, admet que les échecs de l'organisation ont porté atteinte à la "marque ONU". Tout en insistant sur le fait que des réformes sont à l'ordre du jour, il souligne que l'organisation mondiale n'est pas un monolithe unique.

Lors de son passage à l'émission d'actualité Arab News "Frankly Speaking", dans le cadre de la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, M. Dujarric a reconnu la perception de dysfonctionnement.

"La crédibilité du Conseil de sécurité a été fortement ébranlée ces derniers temps", a-t-il déclaré à Katie Jensen, animatrice de l'émission "Frankly Speaking".

"Nous avons constaté un manque d'unité de la part du Conseil de sécurité, non seulement sur Gaza, mais aussi sur l'Ukraine, sur la Syrie lorsque le régime Assad était au pouvoir, sur le Soudan. Et cela nuit à l'image de marque de l'ONU dans ce sens, vous avez raison".
Il a toutefois mis en garde contre la tentation de traiter l'ONU comme un acteur unique. "Il ne s'agit pas d'une organisation placée sous un commandement unifié", a-t-il déclaré. "Si les Nations Unies pouvaient parler d'une seule voix, elles ne seraient pas les Nations Unies que nous avons aujourd'hui.

La question de Gaza et la question de savoir si la campagne militaire d'Israël constitue un génocide ont mis ces contradictions en évidence. Le 16 septembre, une commission d'enquête de l'ONU a publié un rapport historique dans lequel elle utilise le terme "génocide", mais M. Guterres a lui-même évité de l'employer.

M. Dujarric a expliqué pourquoi. "Le secrétaire général lui-même n'a pas l'autorité pour déclarer que quelque chose est un génocide ou non", a-t-il déclaré. "En ce qui nous concerne, et pas seulement pour Antonio Guterres, pour tous les secrétaires généraux, cela relève d'un organe judiciaire.

"Nous ne devrions pas nous focaliser sur la sémantique et les mots. Nous nous concentrons sur la situation sur le terrain, que l'on parle ou non de génocide, ce que nous savons, c'est que les civils continuent d'être pris pour cible et tués tous les jours.

"Les gens sont en état de famine dans certaines parties de la bande de Gaza et l'aide ne parvient pas en quantité suffisante. Telle est la réalité.

Interrogé sur l'importance des mots, en particulier lorsque des spécialistes juifs de l'Holocauste utilisent ce terme, M. Dujarric a rejeté l'idée selon laquelle le silence équivaut à la complicité. "Je veux dire que quiconque qualifie le secrétaire général de silencieux sur Gaza n'a franchement pas écouté", a-t-il déclaré.

Il a fait remarquer que M. Guterres avait déjà payé le prix de son langage. "Il s'agit d'un homme qui a été déclaré persona non grata en Israël en raison des mots qu'il a utilisés pour décrire la situation à Gaza.

"Je pense qu'il a été un ardent défenseur de ce qui se passe à Gaza. Et il a été un leader très fort pour s'assurer que les hommes et les femmes de l'ONU restent à Gaza pour aider la population".


La vague d'États qui annoncent aujourd'hui la reconnaissance officielle de l'État de Palestine, notamment le Royaume-Uni et la France, constitue un autre point d'interrogation. Certains critiques, dont le président américain Donald Trump, estiment que cette reconnaissance récompense le Hamas pour l'attaque du 7 octobre 2023 contre Israël.

M. Dujarric a rejeté cette idée. "Je ne comprends pas vraiment cet argument, franchement, parce que l'objectif du Hamas n'est pas une solution à deux États. Je ne vois pas cela dans la charte du Hamas ou dans la rhétorique du Hamas", a-t-il déclaré.

"Encore une fois, il ne s'agit pas d'un cadeau au Hamas. Au contraire, il s'agit de reconnaître le droit du peuple palestinien à avoir son État, tout comme les Israéliens ont le droit d'avoir leur État. En fait, la reconnaissance de la solution à deux États est une déclaration contre les extrémistes.

L'indignation suscitée par la conduite d'Israël à Gaza a ravivé les perspectives de la solution à deux États, l'Arabie saoudite et la France ayant organisé un sommet des Nations unies au cours duquel elles se sont engagées à prendre des mesures assorties d'un calendrier en vue de la création d'un État palestinien indépendant aux côtés d'Israël, sans que le Hamas ne puisse jouer un rôle dans sa direction.

Bien qu'Israël et les États-Unis y soient toujours opposés, la plupart des dirigeants mondiaux considèrent désormais que la création de deux États est la seule voie vers la paix et la stabilité régionale après la guerre de Gaza.

M. Dujarric a affirmé sans équivoque que la création d'un État était un droit palestinien. "Disons-le franchement, il ne s'agit pas d'un cadeau au peuple palestinien, mais du droit qu'il a d'avoir un État, tout comme les Israéliens ont le droit d'avoir un État", a-t-il déclaré.

Alors que les querelles diplomatiques au Conseil de sécurité dominent, M. Dujarric a déclaré que le travail humanitaire quotidien que le personnel de l'ONU continue d'entreprendre à Gaza et en Cisjordanie reste essentiel.

"Même si le Conseil de sécurité est dans l'impasse, cela ne signifie pas que nos propres employés ne sont pas à Gaza pour essayer d'exploiter le peu d'espace humanitaire qui leur est accordé pour essayer d'aider la population de Gaza", a-t-il déclaré.

M. Dujarric a déclaré que l'Office de secours et de travaux des Nations unies restait en première ligne de cette réponse, malgré les attaques contre sa réputation et la compression de ses fonds après qu'Israël a accusé des membres de son personnel à Gaza d'avoir participé à l'attaque du 7 octobre 2023.

"L'UNRWA aide et soutient l'Autorité palestinienne. Nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir", a-t-il déclaré.

Il a toutefois souligné que l'expansion illégale des colonies israéliennes, y compris l'approbation par le gouvernement de la nouvelle colonie E1 à l'est de Jérusalem, qui coupera effectivement la Cisjordanie en deux, créait de nouveaux "faits sur le terrain" qui saperaient l'espoir d'un État palestinien.

Le dysfonctionnement du Conseil de sécurité, dominé par le droit de veto de ses cinq membres permanents, la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis, a suscité de nouveaux appels à la réforme. M. Dujarric a reconnu que le système ne reflétait plus les réalités d'aujourd'hui.


Le dysfonctionnement du Conseil de sécurité, dominé par le droit de veto de ses cinq membres permanents, la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis, a suscité de nouveaux appels à la réforme. (Reuters/File Photo)
"Nous avons besoin d'une réforme du Conseil de sécurité parce que (...) le Conseil de sécurité est le cœur battant des Nations unies en termes de paix et de sécurité", a-t-il déclaré. "Il reste le reflet du monde de 1945. Le fait qu'il continue ainsi nuit à l'image de marque de l'ONU au niveau mondial".

S'il admet que la réforme reste lointaine, il affirme que la dynamique est en marche. "Les membres sont beaucoup plus engagés aujourd'hui qu'ils ne l'étaient il y a plus de dix ans. Il y a donc du mouvement", a-t-il déclaré.

"Le secrétaire général a plaidé avec force en faveur d'un siège pour l'Afrique. Le fait que l'Afrique soit le seul continent à ne pas être représenté au Conseil de sécurité est odieux".

"Certains critiques suggèrent que M. Guterres, frustré par les vetos répétés des États-Unis aux résolutions sur le cessez-le-feu à Gaza, devrait démissionner en signe de protestation. M. Dujarric a balayé cette idée d'un revers de main.

"Je pense que démissionner, pour le secrétaire général, serait un cadeau pour les gens qui le trouvent un peu trop ennuyeux. Donc il n'a absolument pas l'intention de démissionner. Il est déterminé à ne pas baisser les bras", a-t-il déclaré.

Au contraire, M. Guterres continuera à faire pression sur tous les fronts diplomatiques possibles, y compris les discussions discrètes en coulisses.

"Il est resté en contact avec les Qataris, les médiateurs. Il reste en contact avec les Égyptiens. Nous avons utilisé de nombreuses voies détournées et nous continuerons à faire pression pour obtenir un cessez-le-feu afin d'acheminer l'aide humanitaire, de mettre fin au conflit et d'obtenir la libération des otages", a-t-il déclaré.

Interrogé sur le fait que l'ONU est devenue impuissante, incapable de tenir sa promesse fondatrice après la Seconde Guerre mondiale de "plus jamais ça", M. Dujarric a reconnu les défaillances, mais a défendu la détermination de M. Guterres.

"Je pense que le Conseil de sécurité n'a pas tenu ses promesses en ce qui concerne l'arrêt des guerres, la paix et la sécurité", a-t-il déclaré.

"Nous devons maintenir la promesse de mettre fin aux conflits. Le secrétaire général continuera à plaider en ce sens, et pas seulement à plaider en ce sens, mais aussi à œuvrer en ce sens par différents moyens. Et il le fera jusqu'au dernier jour de son mandat".

Pour M. Dujarric, la crédibilité future de l'ONU dépend non seulement de la persévérance du secrétaire général, mais aussi de la volonté des États membres de moderniser le système qu'ils ont créé.

"Les États membres doivent trouver un moyen d'adapter leur propre organisation, l'ONU, celle qu'ils ont créée, pour la rendre plus efficace, plus crédible et plus représentative du monde de 2025".


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.